AUTEURS

Anonyme

19 décembre 2016 - Anonyme

Ce sont des empoisonneurs

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Ils nous mentent. Dieu, Allah, Yahvé n’existent pas. Il n’y a pas de vie après la mort.

Ces sinistres illusions sont entretenues afin de nous faire accepter tout le carcan de normes morales et de règles sociales qui nous font vivre en esclaves, dans l’enfer qu’est ce monde. Un enfer bâti par les pouvoirs d’État, par le capitalisme et aussi par les religieux.

Pour prêtres et bigots, la vie ne serait qu’une épreuve à endurer afin de gagner une récompense dans l’au-delà. Mais ils nous mentent : nous n’avons que cette vie-ci. Leurs cieux irréels ne sont rien d’autre que l’image de la Justice, la main du pouvoir qui distribue rétributions et punitions ici bas.

Les religions sont un instrument pour maintenir les exploités obéissants, pour justifier le pouvoir et la richesse de quelques-uns. L’idée de divinité est la racine même du principe d’autorité et son pendant, la foi, est celle de la servitude volontaire, ce venin de l’esprit.

Affiche collée sur les murs de Bruxelles, de Paris et d’ailleurs en 2016.

4 juillet 2016 - Anonyme

Mauvaise blague

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J’ai 32 ans et je ne veux pas d’enfant. J’en suis sûre, si je regrette j’y penserai quelques jours, mais je ne pourrai rien y faire, alors je ferai autre chose. C’est exactement ce que je veux, je veux faire autre chose, je ne veux pas d’enfant. Depuis quatre ans j’arpente le pays de gynéco en gynéco, avec la brochure « stérilisation à visée contraceptive » à la main. Cette brochure est publiée (mais presque pas diffusée) par l’État depuis la loi n°2001-588 du 4 juillet 2001, date de la prétendue autorisation pour toutes personnes majeures de faire une « stérilisation à visée contraceptive ».

Je ne veux pas de contraception, je ne veux pas être une machine à produire des enfants, il existe des moyens pour arrêter cette fonction, je veux une stérilisation. Il y a quatre mois de ça, un chirurgien gynécologue de l’hôpital Arnaud de Villeneuve à Montpellier a accepté de me faire cette opération. J’ai suivi tout le protocole, quatre mois de délai de réflexion, un nouveau rendez-vous, la date d’opération est fixée. Je m’y prépare, je suis contente. 48 h avant l’opération, coup de fil du chirurgien, l’opération est annulée, ordre de sa hiérarchie. Son service s’occupe de la « fécondité de la femme ». Il n’y a pas, même au niveau national, de service pour la stérilisation des femmes et c’est bien ça le problème. Enfin, il y a plusieurs problèmes.

Texte anonyme, rédigé début 2012.

26 juin 2016 - Anonyme

En un quart d’heure c’est fait !

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Parce que la partie n’est pas terminée, parce que la recherche ne cesse de créer de nouvelles technologies qui amènent de nouvelles offensives, et qu’il n’est pas certain (quoi qu’on en dise) que les désirs de liberté s’atrophient alors que nous sommes nombreux·ses à les sentir bouillir en nous.
Que la résistance se renforce, qu’on reprenne l’offensive !

Sommaire :
- Introduction
- Entretien mutuel entre Camille, Rémi et Christophe
- Actions des Faucheurs 2014-2015
- Quelques éléments critiques

Version allemande et version française.

6 juin 2016 - Anonyme

Sans retenue, nous fêtons notre absence de retenue

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Témoinage d’une féministe / antifasciste bulgare paru en 2012 sur les liens entre culture de l’alcool et culture du viol.

"Être saoul ne légitime pas de participer à la culture du viol et je n’ai aucune envie de vivre dans une société/scène/milieu qui accepte des abus sexuels qu’ils soient verbaux ou physiques.
Je n’ai pas envie de devoir me résigner, que je doive quitter l’endroit en question, alors même que je ne crée pas le problème. Non le problème ce n’est pas moi, ni même l’alcool mais c’est ce que nous faisons de nous. Ce que l’on s’inflige collectivement en se soumettant à la norme de la culture alcoolisée.
"

9 septembre 2015 - Anonyme

“Qui ne dit mot consent” - Considérations sur le viol et le patriarcat

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Ces "considérations sur le viol et le patriarcat" s’attaquent de front à différentes questions comme celles de la sexualité, du corps, du consentement, des limites qu’on réussit à fixer ou pas, de l’État, de la domination masculine, de la construction sociale des femmes, de comment s’organiser contre les violences sexuelles, etc.
Elles sont suivies d’une bibliographie et d’un texte sur la masturbation et la pornographie.

17 mai 2015 - Anonyme

« Longtemps, j’ai fait pipi debout… »

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« Et toi tu t’assois pour pisser ? — … Euh… tu veux dire comme les filles ? »
Ou pourquoi faire pipi debout quand on est un homme ne devrait pas être une évidence...

4 janvier 2015 - Anonyme

Dialogue avec ma vulve

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Texte de novembre 2014, sur la sexualité féminine et la pression sociale.

Le doigt du Social se fourre partout... et même entre ma vulve et moi !

10 mai 2014 - Anonyme

Mémoire combative

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Au cours de la décennie des années 90, au Chili, ont surgi différentes formes d’expressions anticapitalistes dans les campus universitaires, et pas seulement dans ces endroits bien sûr, mais l’intention de ce texte est de se réapproprier la mémoire et la lutte des minorités actives qui convergeaient dans les espaces universitaires, en pleine époque de la joie qui n’est jamais arrivée et des nouveaux temps des deux premiers gouvernements de la concertation, après la fin négociée de la dictature militaire fasciste, la fameuse transition.

11 décembre 2013 - Anonyme

Consentement : un truc... de pédé ?

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Cette brochure aborde la question du consentement à partir du point de vue et du vécu de garçons qui couchent avec d’autres garçons. Elle a l’intention d’en montrer les spécificités et les enjeux particuliers en même temps qu’elle insiste sur l’importance de se sentir concerné personnellement par cette question (du consentement) quand on est gay/pédé. Elle est composé par deux textes qui partent de vécus personnels : une traduction de l’anglais du texte "Positive consent for dudes who get it on with dudes", suivie par un deuxième texte qui revient plus sur des histoires de constructions sociales de genre et de rapports de domination.

22 septembre 2013 - Anonyme

Tu l’auras dans l’os

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« Haaa... Bonjour madame […] alors comment ça va ? Ça fait tellement plaisir de vous voir... » 5 minutes plus tard… « Putain cette conasse elle m’a encore tenu la jambe pendant une heure avec ses histoires à la con, elle a rien de mieux à foutre ! »

Voilà le genre de phrase qu’on entend à longueur de temps quand on est contraint de vendre ses journées dans ce qu’on appelle le petit commerce. Parce que le client a toujours raison, quitte à lui chier sur la gueule dès qu’il a franchi la porte (et qu’aucun autre portefeuille sur pattes n’est en vue bien sûr).

Extrait de Lucioles n°1, Bulletin anarchiste du Nord-Est de Paris, novembre/décembre 2010.

21 avril 2013 - Anonyme

On nous appelle « les paysans »

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Nous sommes restés terrés à la campagne ou bien nous sommes partis loin du béton des villes.
Nous avons refusé d’être esclaves d’un boss..., mais nous sommes restés serviles car intégrés à ce système que l’on ne peut fuir.

Nous avons cherché un bout de terre, parce que nous n’étions pas (tous) nés avec. Toutes les terres sont sous le régime de la Propriété Privée. Il en est qu’elle délaisse et que le temps valorise pour la spéculation, d’autres qu’elle loue, d’autres qu’elle vend.

Nous avons signé de moches baux qui nous engagent à payer régulièrement cette terre que nous nourrissons et qui nous nourrit.
Nous avons dépensé notre sueur et économisé pour payer un lopin. Il nous a fallu garantir et emprunter, et il nous faut désormais rembourser pour bonifier l’action Crédit Agricole. Nous sommes devenus propriétaires de quelques ares difficilement lâchés par ceux qui ne les comptent plus, nous sommes intégrés à la Propriété en restant propriété de l’Argent et de ceux qu’il engraisse.
Bulletin de contre-info en Cévennes n°10, mars 2010.

4 mars 2013 - Anonyme

Petit manuel d’électricité DIY

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Un guide pratique qui s’adresse surtout à celzéceux qui occupent des maisons vides, souvent restées à l’abandon depuis des années et avec des installations électriques vieilles et dangereuses, et plus largement à toute personne qui veut installer elle-même l’électricité dans sa maison.

13 décembre 2012 - Anonyme

La Croix-Rouge collabore aux expulsions

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Partout s’érigent des frontières qui font le tri entre celles et ceux qui seront chassés et les autres : lors des contrôles dans les transports, lors des rafles policières dans les rues, aux guichets d’agences d’intérim ou de banques qui les balancent aux flics. Partout se dressent des entreprises qui s’enrichissent sur ces expulsions : des compagnies aériennes transportent les sans-papiers retenus, des hôtels servent de prison, des associations aident les flics à gérer proprement les expulsions dans les centres de rétention, des entreprises fournissent la bouffe, des multinationales du BTP construisent et modernisent ces camps.

Cette brochure - la première d’une série autour de quelques vautours de la machine à expulser - se veut une petite contribution à la lutte contre les frontières et l’enfermement.

Liberté pour toutes et tous, avec ou sans papiers !

2 décembre 2012 - Anonyme

Considérations sur les assemblées

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Dans les assemblées on ne discute pas tous ensemble, on écoute les interventions de ceux qui sont plus habiles à exposer leur positions en les faisant ainsi passer pour la Raison collective. Celui qui parle mieux, c’est-à-dire qui possède la parole plus persuasive, contrôle l’assemblée et la plupart du temps c’est aussi celui qui l’organise). Tous ceux qui ont fréquenté des assemblées en voient clairement le fonctionnement. Quand la composition en est plus homogène, on voit le ricochet de deux ou trois voix qui se dirigent docilement vers une décision souvent déjà prise ailleurs. Les spectateurs, en silence, prennent des notes mentales de ce qu’ils peuvent dire au cas où quelqu’un les interroge sur leurs idées. Qui a des doutes ou des perplexités, se retiendra de les exposer, par crainte d’être contredit par une réponse brillante. Si les assemblées sont plus élargies, alors c’est une lutte entre différentes factions afin d’obtenir l’hégémonie. Amplifiés par les groupes respectifs de supporters, les discoureurs les plus habiles se livrent bataille. Ici, le nombre peut faire la différence, car il n’est point sûr que la parole la plus habile soit aussi la dernière. Il faut tenir compte aussi des ambitions personnelles et des rapports affectifs, tout l’enchevêtrement de sympathies, antipathies, préjugés, calculs stratégiques, rancunes, vanité et ainsi de triste suite.

17 novembre 2012 - Anonyme , Zanzara athée

La résistance aux expulsions - Australie 1929-1936

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La crise économique des années 1930 a vu des dizaines de milliers d’Australien-ne-s perdre leur domicile, expulsé-e-s pour n’avoir pas pu se conformer suffisamment correctement au droit de propriété. Mais ces expulsions ne se sont pas déroulées sans opposition. A travers l’Australie, des piquets, des occupations de bâtiments et des manifestations ont été organisés pour perturber et empêcher la bonne marche des expulsions et des ventes aux enchères. Et quand cela ne suffisait pas, les actions directes se sont multipliées contre les propriétaires, les agences immobilières et l’Etat.

Cette brochure dresse une chronologie non-exhaustive des actions menées pendant la période agitée de 1929-1936. Avec l’idée, bien sûr, que cela puisse servir, d’une manière ou d’une autre, aux luttes actuelles et à venir, jusqu’à la destruction totale de la propriété privée.

5 novembre 2012 - Anonyme

Paroles de retenus depuis la prison pour étrangers de Vincennes

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Nous avons (...) entretenu un contact régulier avec des retenus pendant plusieurs mois. Cette pratique nous est en effet apparue comme essentielle dans le cadre d’une lutte contre les centres de rétention (...).

Être régulièrement en contact avec les retenus permet tout d’abord de faire sortir leur parole de ces lieux d’enfermement, sans la médiation des associations qui collaborent à l’intérieur ou de celle des flics. (...) Relayer la parole des retenus est un moyen d’estomper le flou entretenu autour de ces lieux et d’être au courant des luttes à l’intérieur, nous laissant la possibilité de les soutenir.

Le contact avec les retenus nous permet de plus de les informer des luttes à l’extérieur, ainsi que de celles dans les autres CRA. C’est donc une source de motivation réciproque, qui brise le mur entre l’intérieur et l’extérieur et permet de se sentir moins isolés, dedans comme dehors.

Enfin, ces conversations régulières et les récits qui en ressortent nourrissent tout simplement notre critique de l’enfermement, des frontières, et du système qui va avec.

25 juin 2012 - Anonyme

Matériaux pour une critique radicale de la civilisation capitaliste, Première partie : le Temps

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« On ne peut plus faire « comme si de rien n’était », on ne peut plus considérer de manière neutre ce qu’on appelait auparavant « les forces productives », il n’y a plus d’autogestion de ce monde possible. Ce constat commence enfin à s’imposer, quoique très lentement dans les têtes les plus rétives. Il est en tout cas nécessaire de s’approprier et de développer une critique qui revienne aux sources de la domination capitaliste, qui n’occulte pas l’interaction décisive qu’il y a eu avec la technique d’hier, comme aujourd’hui avec la technologie. Abolir le capitalisme c’est aussi abolir la société industrielle. »

Extrait d’Asymétrie, bulletin d’un réseau de l’anti-monde n°3, septembre 2006.

19 février 2012 - Anonyme

A couteaux tirés avec l’Existant, ses défenseurs et ses faux critiques

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En s’exerçant un peu, on pourrait passer des jours entiers sans la moindre idée. Les rythmes quotidiens pensent à notre place. Du travail au « temps libre », tout se déroule dans la continuité de la survie. On a toujours quelque chose à quoi s’agripper. Au fond, la caractéristique la plus stupéfiante de la société actuelle est de faire cohabiter les « petits conforts quotidiens » avec une catastrophe à portée de main. En même temps que l’administration technologique de l’existant, l’économie avance dans l’incontrôlabilité la plus irresponsable. On passe des divertissements aux massacres de masse, avec l’inconscience disciplinée des gestes programmés. L’achat-vente de mort s’étend à tout le temps et tout l’espace.

Ce texte nous vient d’Italie, publié initialement en 1998.

2 janvier 2012 - Anonyme

Saut dans l’inconnu

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Nous nous demandons ici à quoi pourrait bien ressembler une pratique anarchiste révolutionnaire dans les conditions sociales spécifiques de la Suisse. Il nous semble d’abord nécessaire de mettre de côté l’illusion qui ne sert que trop souvent à justifier notre propre résignation, l’illusion selon laquelle ici tout serait mille fois plus difficile qu’ailleurs, tout serait totalement pacifié, et que de toutes façons, personne ne s’intéresserait à nos idées. Ceci pour considérer ensuite les particularités locales qui nécessitent une démarche pas forcément plus difficile ou plus facile mais qui est simplement autre qu’ailleurs. C’est pour cela que nous ne nous intéressons pas aux idéologies révolutionnaires qui se plaquent comme une moule rigide sur une réalité dont elles restent toujours séparées de par leur nature. C’est aussi pour cela que nous ne pensons pas non plus que les expériences et les méthodes développées et pratiquées par des compagnons en d’autres lieux ou en d’autres temps puissent être simplement calquées. Nous voulons tirer notre inspiration de tout ce qui nous plaît, mais toujours dans le but de développer nos propres méthodes que nous considérons comme les plus adaptées à notre situation. Nous ne connaissons que trop bien la tendance de certaines personnes à répéter des fragments simplifiés des théories révolutionnaires anciennes, dont l’usure leur est cachée par le simple fait qu’ils n’essaient pas de les appliquer à quelque lutte effective. Celui qui souhaite véritablement changer en profondeur la réalité dans laquelle il vit ne se satisfera d’aucune illusion. Celui qui se passionne pour la subversion veut agir immédiatement. Alors, abandonnons tout modèle et étudions nos possibilités.

1er octobre 2011 - Anonyme

Gaz de schiste : scénario pour un gazage programmé

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« Moins de six mois après le début de la contestation organisée contre l’exploitation des gaz de schiste, il semble déjà y avoir quelque chose comme une opposition « officielle ». Ce qui avait inquiété l’Etat au début de la mobilisation, à savoir son caractère populaire et donc imprévisible, est en train de s’étioler. Ça se bureaucratise. Il y a des colères qui se perdent. On parle d’un nouveau Larzac, puis on retourne au Parlement européen. On fait mollement des réunions d’information où on n’ose trop rien dire, de peur que ça ne soit pas dans la ligne…
Et après tout, si ça pouvait se régler comme ça, pourquoi pas ? Tant que ça marche… Mais la question est que non seulement ça ne marche pas, mais que l’Etat est en train de retourner ses propres armes contre la contestation. Qu’encore une fois, ils vont faire servir la loi contre les gaz de schiste à l’acceptation des gaz de schiste. Créer des réglementations qui feront accepter ce qu’on réglemente, alors qu’on n’en voulait tout simplement pas. Et ainsi de suite : on connaît la chanson. C’est celle du Grenelle, du développement durable, du partenariat et de la cogestion sous toutes ses formes…
 »

Contact : gasbull [AT] voila [.] fr

27 mai 2011 - Anonyme

Comme un chien enragé

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Pour écrire un texte comme celui-ci, je suis bien obligé de partir de ma propre expérience, de partir du particulier pour discuter de l’universel. Je suis actuellement incarcéré en détention préventive à la prison de la Santé, à Paris. J’espère ici réussir à donner un bon aperçu de cette vie de chien, une plongée en apnée dans l’univers carcéral. Je suis pour la destruction totale de tous les lieux d’enfermement quels qu’ils soient, et avant mon incarcération, je participais déjà aux luttes anticarcérales et avais donc développé un certain intérêt pour la condition du prisonnier, et pourtant la prison telle que je la vis aujourd’hui est assez éloignée de la façon dont je pouvais me la représenter concrètement vue de l’extérieur. Ce texte tend donc à s’inscrire dans la modeste perspective de faire visiter cette taule, sans compromis et à titre de contre-information, à tous ceux que cela intéresse, mais surtout pour tous ceux qui luttent contre la taule et pour qui, une meilleure connaissance de ce qu’est réellement la prison ne pourra qu’aider à mieux la combattre et à comprendre les mécanismes qui s’y jouent. Ce texte est donc basé sur mon expérience personnelle ainsi que sur des témoignages et informations recueillies auprès d’autres détenus à la maison d’arrêt de la Santé, qui n’est qu’une taule comme une autre. Il s’adresse à tous ceux, forcément révolutionnaires, qui souhaitent la destruction de tous les lieux d’enfermement, mais aussi aux proches de détenus et aux détenus eux-mêmes.

21 juillet 2010 - Anonyme

Aux Errants

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Personne n’émigre pour le plaisir — c’est une vérité très simple que beaucoup veulent cacher. Si une personne laisse de bon gré sa terre et les siens, on ne l’appelle pas un migrant mais un touriste ou un voyageur. La migration, c’est un déplacement forcé, c’est errer à la recherche de meilleures conditions de vie.

Sommaire :
- La création du clandestin, la création de l’ennemi
- L’accueil d’un camp de concentration
- Un nouveau déracinement
- Guerre civile
- Deux issues possibles
- Une machine qu’on peut briser

"Aux errants" a été édité la première fois en juin 2002 par Stranieri Ovunque (Turin) puis traduit de l’italien et publié dans Cette Semaine en août-septembre 2002.

1er novembre 2009 - Anonyme , Venomous Butterfly et Willful Disobedience , Wolfi Landstreicher

De la Politique
à la Vie

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Dans ce texte sous forme de proposition générale pour une rupture avec la gauche adressée à tous les anarchistes qui ne souhaitent plus attendre de miraculeux lendemains qui chantent, l’auteur trace des pistes claires pour une lutte anti-politique avec pour volonté d’avoir une incidence sur la pensée comme sur les actes.

cette rupture avec la gauche est basée sur la nécessité de libérer la pratique de l’anarchie des confins et des limites de la politique, ce n’est certainement pas pour embrasser la droite ou toute une autre partie du spectre de la politique. Il s’agit plutôt d’une reconnaissance qu’une lutte pour la transformation de la totalité de la vie, une lutte pour reprendre le contrôle de chacune de nos vies dans un mouvement collectif pour la réalisation individuelle, ne peut qu’être entravée par des programmes politiques, des organisations « révolutionnaires » et des constructions idéologique auxquelles il faudrait s’asservir, parce que celles-ci aussi, tout comme l’État et le capital, exigent que nous leur donnions nos vies plutôt que d’en reprendre le contrôle.

Nos rêves sont bien trop grands pour les limites étroites du réalisme politique. Cela fait déjà depuis trop longtemps que nous aurions du laisser la gauche derrière nous pour continuer sur notre joyeuse voie vers l’inconnu de l’insurrection et la création de vies pleines et auto-déterminées.

8 juillet 2009 - Anonyme

"Science" et "délinquance"

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Depuis quelques années, diverses études, lois et déclarations semblent converger vers l’idée que nos comportements seraient déterminés, codés par nos gènes, ancrés en nous de manière définitive. L’éducation, la société, la culture, les discriminations n’y seraient pour rien ou si peu.... Dans une société obsédée par la sécurité et la délinquance, nourrie médiatiquement de la peur des jeunes, des terroristes, des pauvres, des étrangers, on cherche à définir des rapports entre les gènes et des comportements considérés comme déviants (« troubles », « nervosité », « rébellion », « agressivité »...). Il s’agit d’identifier des personnes « malades de naissance » qu’il faudrait éduquer différemment, soigner, enfermer, contrôler, diriger vers des institutions spécialisées au plus tôt. En parallèle, un nombre croissant d’établissements scolaires mettent en place un fichage biométrique des élèves pour l’accès à la cantine, le ministère de l’intérieur préconise un fichage génétique systématique de toute personnes arrêtée par la police, et les candidats au regroupement familial sont appelés à fournir des tests ADN d’authentification de filiation... Cette brochure propose une analyse critique de l’idéologie génétique et de ses conséquences sociales et politiques.

1er juin 2009 - Anonyme , La Mouette enragée

De Sangatte à Coquelles - Situation et interventions (1999-2004)

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À l’occasion de la préparation d’un camp international « No Border » à Calais fin juin 2009, il a semblé intéressant de refaire circuler le texte de La Mouette enragée sur l’évolution de la gestion étatique des migrant-e-s du camp pour étranger-e-s de Sangatte jusqu’au centre de rétention administrative de Coquelles, initialement paru dans le bouquin collectif Politiques migratoires. Grandes et petites manœuvres (éd. carobella, 2005) – suivi par un article précisant le contexte contemporain dans le Calaisis, publié en février 2009 dans Courant Alternatif, la revue de l’Organisation Communiste Libertaire.

17 mai 2009 - Anonyme

OTAN en emportent les black blocs

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Début avril 2009 s’est tenu à Strasbourg le sommet de l’OTAN. A cette occasion, des manifestations ont été organisées, tournant à l’émeute les 2, 3 et 4 avril. La brochure présentée ici revient surtout, via un texte écrit par personnes ayant été actives parmi les black blocs, sur les événements du 4 avril.

Sommaire :

- OTAN en emportent les black blocs, notes sur la journée strasbourgeoise du 4 avril 2009
- Florilège de citations bien pensantes
- Mesures diverses
- Coût du sommet et coût des dégâts
- Dispostif policier
- La répression

12 mai 2009 - Anonyme

La Grande Loterie des Camps

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Dans un monde basé sur la misère, la guerre et les désastres écologiques, certains se rassurent par l’idée qu’il reste des âmes suffisamment charitables pour s’occuper des damnés de la Terre. Au nom de la « solidarité » et de la « fraternité », ces institutions humanitaires auxquelles on peut donner un sou de temps en temps (déductible des impôts, faut pas charrier), essayeraient au moins de soigner les blessures et d’atténuer les souffrances de ce monde, à défaut de le changer. Telle est du moins l’image qu’elles vendent à coups de matraquage publicitaire et d’appels doucereux à la compassion.
C’est sans doute pour cela que plusieurs d’entre elles n’ont pu résister à l’envie de participer à la grande kermesse du ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale lancée le 22 août dernier. Après plusieurs péripéties et un long suspens, comme il sied à toute tombola bien organisée, les résultats ont enfin été annoncés le 10 avril 2009 : Cimade, France Terre d’Asile, Assfam, Forum Réfugiés, Ordre de Malte et Collectif Respect en sont les heureux gagnants.

10 mai 2009 - Anonyme

Ratonnades

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A travers une chronologie et divers textes, cette brochure met en évidence la mécanique de « ratonnade en boucle » qui se situe en trois temps : Il y a le flic qui tue, le plus souvent un maghrébin ou un noir, le plus souvent jeune, et le plus souvent habitant d’un quartier populaire ; ensuite, il y a les médias qui portent la version policière et des représentant-e-s de l’Etat, où la victime devient le /la coupable : « la police a fait son travail... » ; puis il y a la justice qui prononce un non-lieu ou fait traîner l’affaire, pour finalement, le plus souvent innocenter l’assassin. Pendant ce temps, la colère gronde, le quartier est mis sous régime spécial, les dispositifs d’exceptions se répètent invariablement des « couvre- feux » aux « plans banlieues ». L’expédition punitive se poursuit, la gestion néo-coloniale des quartiers s’illustre dans toute sa splendeur... et les révolté-e-s sont réprimé-e-s avec une toute autre sévérité par cette même justice par ailleurs si clémente...

15 avril 2009 - Anonyme

Le Consentement

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100 questions sur les interactions sexuelles


04_As-tu déjà parlé de consentement avec ton/ta partenaire ou avec des ami-e-s ?
42_T’arrive-t-il de te sentir obligé-e d’avoir une relation sexuelle ?
64_As-tu déjà essayé de demander à une personne ce qu’elle ressentait ?
70_Que penserais-tu de ta/ton partenaire s’ille décidait de ne pas avoir de relations sexuelles pendant une semaine, un mois, un an ?
96_Parles-tu de sexe et/ou de consentement lorsque tu n’es pas au lit ?

Le but de ces questions est d’élaborer une réflexion sur les interactions sexuelles et la notion de consentement. Nous vous invitons à vous les poser réellement et profondément, en prenant le temps et sans être sur la défensive, afin qu’elles puissent réellement enclencher des processus de réflexion qui seront bénéfiques tant pour vous que pour vos partenaires et le milieu dans lequel vous évoluez.

QUI NE DIT PAS OUI, NE CONSENT PAS !

6 avril 2009 - Anonyme

Les Indésirables

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Gli indesiderabili/Les indésirables a été publié la première fois en mars 2000 en italien et en français.

"Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde. Il y a trop d’hommes et de femmes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle : celui de crever. Morts pour le monde ou pour eux-mêmes, la société ne les désire qu’ainsi.
Sans travail, ils servent à pousser ceux qui en ont un à accepter n’importe quelle humiliation afin de le préserver. Isolés, ils servent à faire croire aux citoyens se prétendant tels qu’ils ont une réelle vie commune (entre les paperasseries de l’autorité et les rayons des marchandises). Immigrés, ils servent à alimenter l’illusion d’avoir des racines chez des prolétaires seuls avec leur néant au bureau, dans le métro ou devant la télévision. Clandestins, ils servent à rappeler que la soumission salariale, n’est pas le pire - il existe aussi le travail forcé et la peur qui serre le ventre à chaque contrôle de routine. Expulsés, ils servent à renforcer, sur tous les réfugiés économiques de l’hécatombe capitaliste, le chantage du bannissement vers une misère sans retour. Prisonniers, ils servent à menacer avec le spectre de la punition ceux qui ne veulent plus de cette misérable existence. Extradés en tant qu’ennemis de l’Etat, ils servent à faire comprendre que dans l’Internationale de la domination et de l’exploitation il n’y a aucun espace pour le mauvais exemple de la révolte.
Pauvres, isolés, étrangers partout, incarcérés, hors-la-loi, bannis : les conditions de ces indésirables sont de plus en plus communes. Commune peut alors devenir la lutte, sur la base du refus d’une vie chaque jour plus précarisée et artificielle. Citoyens ou étrangers, innocents ou coupables, clandestins ou réguliers : ces distinctions des codes étatiques ne nous appartiennent plus. Pourquoi la solidarité devrait-elle respecter ces frontières sociales, alors que les pauvres sont continuellement trimbalés de l’une à l’autre ?

Nous ne sommes pas solidaires de la misère, mais de la vigueur avec laquelle les hommes et les femmes ne la supportent pas."

16 mars 2009 - Anonyme

Bref aperçu sur de vives flammes algériennes

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Quelques mots sur les émeutes et autres troubles sociaux de l’année 2008 et du début de l’année 2009 qui ne cessent de traverser l’Algérie...

C’est dans ces moments d’intenses émotions collectives, que les travailleurs (avec ou sans emploi) s’extirpent d’un quotidien particulièrement apathique, que les gueux reprennent le temps de vivre à toute allure. Et le choix déterminé de l’affrontement est en soi une critique en actes de ce monde qui voudrait régir l’entièreté de nos vies – il est particulièrement revigorant de voir que la rue peut encore être cet espace politique si vif, et pas seulement ce lieu de circulation si policé où l’on voudrait nous enfermer. Puissent les flammes de l’Algérie et autres banlieues malfamées du monde réchauffer nos longs hivers…

4 mars 2009 - Anonyme

L’occupation du territoire par l’art et la gentrification

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Nous avions l’intention, initialement, d’analyser le rôle de l’art dans la transformation, au bénéfice du capital, du quartier ouvrier délabré de Lower Manhattan, à New York. Au cours de nos recherches et de nos discussions, nous avons réalisé que ce qui était arrivé à Lower Manhattan ne relevait pas de l’incident isolé, mais faisait partie d’un processus caractéristique d’accumulation du capital avec l’art comme protagoniste majeur, entraînant la transformation générale de l’espace urbain. Nous pensons que la culture agit de façon globale, comme l’un des éléments de la régénération des centres-villes, en s’adaptant par divers moyens aux différents lieux. Il semble qu’il existe deux stratégies en la matière : l’art en tant que facteur de gentrification manipulé par l’Etat comme à Lower Manhattan ; et l’art comme nouvelle base pour l’accumulation du capital dans les quartiers ravagés par le déclin de l’industrie traditionnelle.

Cette traduction de l’article « The Occupation of Art and Gentrification » a été effectuée au cours de l’automne 2007. Ce texte fut initialement publié en anglais dans le recueil No Reservations — Housing, Space and Class Struggle, édité à Londres en 1989.

25 janvier 2009 - Anonyme

ADN : Au-Delà du "Non"

(HTML) (PDF,649.3 ko) (PDF,677.2 ko) (web)

On assiste déjà aux tentatives d’assimiler toute la lutte autour des sans-papiers à une atteinte à l’autorité de l’État (que ce soit l’hébergement de personnes sans-papiers ou le mouvement contre les centres de rétention), et on se souvient que le prélèvement ADN a commencé à faire parler de lui avec le fichage des faucheurs d’OGM. Ces deux exemples prouvent, s’il en était besoin, que les pratiques policières qui s’expérimentent aujourd’hui au nom de la lutte antiterroriste ont vocation à être appliquées à la gestion de tout mouvement qui s’oppose d’une manière ou d’une autre aux autorités...

25 novembre 2008 - Anonyme

Combien de fois quatre ans ?

(HTML) (PDF,310.9 ko) (PDF,313.3 ko)

En 2000, j’ai été violée par un mec qui gravite dans le milieu militant/squat/punk.
Je me suis longtemps demandée ce que je pouvais faire, et là, huit ans après, j’ai eu envie de publier ces 3 textes.
Les deux premiers se ressemblent beaucoup, ils ont pourtant été écrits à 4 ans d’intervalle.
Le troisième est sorti comme ça, très vite.
Je ne sais pas encore quelles vont être les suites de tout ça, ça me fait du bien de sortir toute cette merde.

18 septembre 2008 - Anonyme

Le viol ordinaire

(HTML) (PDF,3 Mo) (PDF,3 Mo)

Il est question dans ce texte de viol ordinaire, « une forme de "viol doux" (pourrait-on dire), un de ces viols qui se cachent dans les relations amicales, amoureuses, conjugales. C’est peut-être la plus répandue des formes de viols. Et aussi celle dont on ne parle pas beaucoup parce que ce n’est pas un de ces viols de parkings ultra violents, où un inconnu use de sa force physique pour nous soumettre à ce qu’il veut en nous tabassant. C’est le viol sournois, le viol déguisé en amour, le viol de la soirée entre copains, le viol du foyer, le viol du petit copain… »

15 août 2008 - Anonyme

Matériel de propagande

(PDF,1 Mo)

MATERIEL DE PROPAGANDE est une compilation de petites brochures...

"Ces livrets sont destinés à être reproduits, modifiés, réutilisés, distribués. Ils sont, bien entendu, libres de droits pour toute utilisation non commerciale.
Ils se plient selon les pointillés, le trait à l’extérieur, dans l’ordre de leur numérotation. Il est préférable, pour les petites pages, de couper les plis au fur et à mesure à l’aide d’une lame. Une agrafe ou un point de couture peut parfaire la réalisation. Vous trouverez, pour vous entraîner, un premier livret blanc aux pages numérotées.
Merci aux auteurs dont j’ai allègrement réutilisé les notions, parfois entre guillemets, parfois non. Merci aux ami-e-s qui m’ont suivi, relu, conseillé, appris. Merci à ceux et celles qui cherchent et luttent.
"

A cause de leur format étrange, ces brochures n’existent qu’en .pdf. A vos ciseaux !

18 juillet 2008 - Anonyme

Juste une histoire de fille

(HTML) (PDF,374.7 ko)

Cette brochure est un témoignage sur des violences exercées par un homme « anti-sexiste » dans un couple hétéro. Y est racontée cette histoire de couple, comment j’en suis sortie et aussi quelle solution collective a été apportée pour que ces violences soient reconnues et que je puisse tourner la page.

En espérant que ce témoignage ouvre la porte à une prise en charge collective plus systématique de ces situations, trop souvent confinées dans la sphère privée.

19 juin 2008 - Anonyme

L’enfance comme catégorie socialement dominée

(HTML) (PDF,650.1 ko)

Reflexions sociologiques sur le statut de l’enfant dans la société française actuelle.

Sommaire :

- Bases théoriques et problématique
A. Tentative de définition des éléments théoriques
B. Questionnements et regard sur l’objet
C. Questions qui articulent cette recherche - En guise de méthodologie

- Partie 1 : La différenciation des catégories : un statut spécifique à l’enfance
I. Bref historique de l’émergence du statut spécifique de l’enfant
II. Monde de l’adulte – monde de l’enfant
III. Statut juridique de l’enfant

- Partie 2 : Rapports d’autorité entre enfants et adultes
I. Évolutions du rapport d’autorité
II. Conflits et manifestations de l’autorité de l’adulte
III. Dissymétries dans l’interaction verbale : « écoute un peu ce que les adultes te disent »
IV. Spécificités du rapport d’autorité

- Partie 3 : Mécanismes de légitimation et représentations de l’enfant
I. L’enfant dans le langage : les dissymétries sémantiques
II. Deux conceptions antagonistes de l’enfant : « sale petit démon » / « adorable chérubin »
III. Besoin de l’adulte et autorité
IV. La violence symbolique
V. La « naturalisation » de la catégorie enfance

- Éléments de conclusion : Apports et limites de la recherche, perspectives

20 novembre 2007 - Anonyme

Récit du mouvement dit anti-CPE à Lyon

(HTML) (PDF,1.9 Mo)

Ce récit du mouvement dit "anti-CPE" à Lyon a été publié sur le site d’informations alternatives lyonnais Rebellyon.info. Il s’appuie en grande partie sur les articles publiés à l’époque sur ce site. Il ne prétend en aucun cas être une retranscription "objective" de ce qu’il s’est passé pendant ces quelques semaines .

"Ce récit ne cherche pas à dire la Vérité sur le mouvement anti-CPE, mais à retranscrire l’atmosphère, l’agitation, la dynamique du printemps 2006. Notamment pour qu’on n’attende pas dix ans pour relancer ce genre de trucs..."

23 octobre 2007 - Anonyme

Dossier G.A.R.I

(PDF,26 Mo) (PDF,6.8 Mo)

La brochure "Dossier GARI" de 1975 retrace l’épopée des Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes, et a été réalisée en soutien à leurs membres emprisonnés.

"Rapto en Paris" constitue une chronologie d’événements survenus en 1974, agrémentée de coupures de presse et de détournements de comics.

La première apparition des GARI est une réponse à la répression des militants antifascistes en Espagne, et notamment au garotage de Salvador Puig Antich, membre du Mouvement de Libération Ibérique (MIL), au printemps 74. Plus qu’une organisation, les GARI ont surtout été un sigle pour renvendiquer des actions diverses contre le régime franquiste en Espagne et la collaboration de la France (attentats contre les symboles de la collaboration franco-franquiste, expropriation de banques, enlèvement...).

19 octobre 2007 - Anonyme

Contre les masses, l’organisation en collectifs

(HTML) (PDF,284.3 ko)

Le texte qui suit est la traduction de "Anti-Mass Methods of Organization for Collectives", un pamphlet publié entre 1970 et 1971 à San Francisco, USA.

Sommaire :

Méthodes organisationnelles en collectifs

- La différence entre masse et classe
- Primauté du collectif
- La taille du collectif
- Contacts entre collectifs
- Priorité à l’action locale
- Le rêve de l’unité
- La fonction de l’analyse
- Le besoin de nouveaux formats
- Auto-Activité
- Lutter sur plusieurs fronts

12 janvier 2007 - Anonyme

Brûle ton école !

(HTML) (PDF,391.6 ko)

Une critique radicale de l’école, sous forme de petits contes...

Une école tout à fait ordinaire...
I- Examens
II- Travaux pratiques
III- Histoire des sciences
IV- Message prioritaire du XXIIème au XXIème

Moralité : Brûle ton école !

7 janvier 2007 - Anonyme

Black Box

(PDF,2.5 Mo) (PDF,22.2 Mo)

Faire des photographies sans appareil photo, ou fabriquer soi-même son appareil photo (ou sténopé), confectionner du papier photosensible (ou cyanotype) et élaborer des produits chimiques de développement à l’aide de thé, de café... ou de vin rouge.

30 avril 2006 - Anonyme

La fête de l’aliénation !

(HTML) (PDF,346.8 ko) (PDF,320.7 ko)

A Paris, le 1er mai 1977, une grande banderole est déroulée au-dessus de la manif traditionnelle : "Fête de l’aliénation".

27 janvier 2006 - Anonyme

Les secrets du crochetage

(HTML) (PDF,1.6 Mo)

Manuel pratique dévoilant tous les secrets de l’"art du crochetage"...
... pour porter un bon coup à la propriété privée ???

11 novembre 2005 - Anonyme

Les stratégies et techniques employées pour la manipulation de l’opinion publique et de la société

(HTML) (PDF,627.5 ko)

En dix points rapides, comprendre les ressorts de la manipulation médiatico-politicienne... Pour pouvoir mieux les combattre !

10 juillet 2005 - Anonyme

Scénographie répressive basique

(HTML) (PDF,343.3 ko)

Ce que l’on prétend avec ces réflexions, à partir de quelques faits répressifs qui semblent apparemment n’avoir rien à voir, c’est d’essayer d’en analyser les coïncidences possibles. Analyser des méthodes répressives, comme le montage médiatico-policier, dans lesquelles se manifestent clairement des ressorts répressifs déterminants qui nous permettent de deviner par intuition le fonctionnement actuel des appareils de contrôle social. (extrait)

14 juin 2005 - Anonyme

On voudrait nous apprendre à marcher en nous coupant les pieds

(HTML) (PDF,2.7 Mo) (PDF,2.7 Mo)

La fonction première de l’école est l’anéantissement moral de chaque individu passant entre ses mains.

17 mai 2005 - Anonyme

Hypothèses sur la maison des étudiants

(HTML) (PDF,16.2 ko) (PDF,7.7 ko)

Février 2005. Rennes, faculté de Villejean.
Irruption d’un nouveau bâtiment.

10 octobre 2004 - Anonyme

Drogues et dépendances

(HTML) (PDF,71.4 ko) (PDF,2.1 Mo)

Quelle que soit la raison qui fasse que tu aies envie un jour d’arrêter telle ou telle drogue, que tu vis comme une drogue, c’est une bonne raison. Pour rigoler une fois, pour arrêter définitivement (au moins essayer), pour varier les plaisirs, pour épater tes potes... Ici, nous avons essayé de lister des trucs qui sont des drogues pour nous, et des palliatifs trouvés au cours de balades à droite à gauche, au 20ème ou au 21ème siècle.

2 octobre 2004 - Anonyme

De la grève étudiante à la grève humaine

(HTML) (PDF,675 ko)

Analyse du mouvement étudiant de 2003-2004, écrite en mars 2004.
Perspectives de grève humaine.
Compilation de tracts.

27 juillet 2004 - Anonyme

Ecovegan

(HTML) (PDF,1.7 Mo) (PDF,1.5 Mo)

Ce texte propose une réflexion sur les raisons écologiques pouvant mener à adopter une alimentation végétalienne, et sur quelques questions qu’un-e écologiste radical-e peut se poser au sujet de l’exploitation animale.

Version mise à jour en décembre 2006

9 juin 2004 - Anonyme

La pensée politique de Cornelius Castoriadis

(HTML) (PDF,327.1 ko)

Cornelius Castoriadis (1922-1997), économiste, philosophe, psychanalyste, penseur touche-à-tout, mène une critique acérée du capitalisme et du marxisme, et propose une "radicalisation du projet démocratique" : le "projet d’autonomie".

"Si [les citoyen-ne-s] ne sont pas capables de gouverner - ce qui reste à prouver -, c’est que "toute la vie politique vise précisément à le leur désapprendre, à les convaincre qu’il y a des experts à qui il faut confier les affaires. Il y a donc une contre-éducation politique. Alors que les gens devraient s’habituer à exercer toutes sortes de responsabilités et à prendre des initiatives, ils s’habituent à suivre ou à voter pour des options que d’autres leur présentent. Et comme les gens sont loin d’être idiots, le résultat, c’est qu’ils y croient de moins en moins et qu’ils deviennent cyniques (...) Les institutions actuelles repoussent, éloignent, dissuadent les gens de participer aux affaires publiques"."

"Dans ces sociétés, tout philosophe aurait reconnu des régimes d’oligarchie libérale : oligarchie, car une couche définie domine la société ; libérale, car cette couche laisse aux citoyens un certain nombre de libertés négatives ou défensives"

26 avril 2004 - Anonyme

Et la guerre est à peine commencée

(HTML) (PDF,1.2 Mo)

Transcription d’un court métrage en couleurs de 18 minutes.

12 janvier 2004 - Anonyme

Tous les chefs ont tort !

(HTML) (PDF,4.8 ko) (PDF,26.5 ko)

Pourquoi les chefs sont toujours nuisibles...

12 janvier 2004 - Anonyme

Lettre ouverte à Frédéric Bettinecci

(HTML) (PDF,48.4 ko)

Le 19 juin 2003 à Moulins-Yzeure, un maton se rebelle dans son mirador et tue une collègue... Une admiratrice lui écrit une lettre.

8 janvier 2004 - Anonyme

Débat sur les débats

(HTML) (RTF,210.2 ko)

Il nous semble fondamental de réfléchir à nos modes de discussion et de prise de décision collective, afin de tendre réellement vers un changement radical de société...

La brochure "débat sur les débats" aborde différents thèmes :
- Les enjeux politiques des débats et discussions : cohérence entre théorie et pratique, rapports de consommation, rapports de genre, rapports de pouvoir, opinions privatisées et opinion publique...
- La prise de décision au consensus
- L’art de discuter : comment élaborer collectivement des théories et une praxis
- Les outils dans un débat : tour de parole, bâton de parole, écoute empathique, petits groupes, banque de questions, gestes, synthèses...
- Les rôles dans un débat : médiatieur/ice, scribe, montre, porte-parole
- Le compte-rendu d’une expérimentation collective (débat sur les débats, mars 2003, festival fraka, Grenoble)
- La communication des ressentis

3 décembre 2003 - Anonyme

Les (super) zaventures de Zozo-le-Skizo

(portfolio) (Stuffit,1.1 Mo) (PDF,317.7 ko)

Bande-dessinée anti-psychiatrique.

"la psychiatrie est là pour donner caution à ce tour de passe-passe qui consiste à individualiser des problèmes collectifs"

Dr Eric Daviller
Le schizophrène, le Yogi, le chaman et la commissaire.

5 octobre 2003 - Anonyme

Lettre à mon assassin

(HTML) (PDF,266.1 ko)

Le fantôme d’un homme tué par un chauffard écrit à son assassin ses pensées et sentiments quant au sort vers lequel celui-ci se dirige, et plus généralement par rapport à la notion de justice dans nos sociétés occidentales.

11 septembre 2003 - Anonyme

Black Bloc(s), au singulier ou au pluriel... mais de quoi s’agit-il donc ?

(HTML) (PDF,618.6 ko)

Qu’est-ce qu’un black bloc ? Voici un historique, axé sur le renouvellement de cette pratique, notamment en Amérique du Nord, depuis les années 1990 jusqu’à l’été 2000 (en passant, bien sûr, par les journées de Seattle en 1999).

15 juin 2003 - Anonyme

Manifeste d’un squat

(HTML) (RTF,23.2 ko)

Réappropriation de l’espace et du temps, lieux autogérés, idées libertaires quotidiennement mises en pratique... Quelques individu-e-s racontent pourquoi illes squattent.

15 juin 2003 - Anonyme

Tentative communautaire

(HTML) (RTF,45.5 ko) (PDF,286.5 ko)

1971 : un groupe de jeunes libertaires tombe sur S., une ferme abandonnée en Aveyron, et rédige une petite annonce dans Charlie Hebdo, pour inviter d’éventuel-le-s co-habitant-e-s à venir y bâtir avec lui une communauté. Plusieurs personnes affluent de toute la France, et forment un groupe qui oscillera autour de la quinzaine de membres. L’aventure durera plus d’un an au total. Trois de ses protagonistes, Michel, Bernard et Françoise, décident d’écrire ensemble un récit de l’expérience : il s’appelle "Tentatives communautaires". Mais il ne convient pas aux éditions Stock, qui demandent aux auteur-e-s d’en rédiger une version plus légère, plus accessible au grand public : ce sera le "Journal d’une communauté". Les auteur-e-s éditeront et diffuseront quand même "Tentatives communautaires", par leurs propres moyens : il n’en reste que peu d’exemplaires. Ce résumé a été écrit à la suite de la lecture des deux ouvrages.

8 juin 2003 - Anonyme

Appel pour l’action directe

(HTML) (PDF,99.5 ko)

Pour passer à l’action directe en manif :
- Intelligence tactique
- Connaissance du terrain
- Décentralisation et groupes d’affinités
- Communication
- Mobilité
- Spontanéité
- Tactiques pour éviter l’arrestation

7 juin 2003 - Anonyme

Lettre aux villes qui s’aseptisent

(HTML) (RTF,9.7 ko)

Lettre à un-e voisin-e, dans un quartier genevois que l’on nettoie de squats et de toute vie "populaire".

13 février 2003 - Anonyme

La culture du travail

(HTML) (RTF,127.6 ko)

Pourquoi le chômage nous fait si peur ? D’où vient la culture du travail ? Comment s’exprime-t-elle aujourd’hui, quel est son avenir ? Avons-nous besoin du travail pour s’épanouir, pour s’intégrer, pour êtres reconnu-e-s socialement, pour s’enrichir, pour meubler notre temps, pour participer à la vie politique ? Quelques points de vue.