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A (RE)LIRE CES TEMPS-CI

« L’Insurrection qui vient », construction identitaire et alternative existentielle

Ce texte n’est pas une étude critique des thèses exposées dans le livre L’insurrection qui vient, ni une tentative de « démontage théorique » de celui-ci. L’idée m’est d’abord venue de l’aborder ainsi, et je ne suis sans doute pas le seul. Bien des choses avancées dans ce livre pourraient en effet être discutées. Mais rapidement, j’ai eu le sentiment de l’inutilité de cette démarche. Ce sentiment, cette intuition plutôt était celle de l’impossibilité du dialogue avec ce livre, ou d’un dialogue toujours rompu en un point déterminé. J’ai eu le sentiment décourageant que ce texte ne pouvait pas être critiqué : il m’a semblé qu’autre chose était en jeu, qui n’était pas quelque chose dont on puisse discuter, pas une simple divergence de vues, que ce qui était central dans le texte n’était pas ce qui y était affirmé, mais l’affirmation elle-même.
Cette volonté rageuse d’affirmation, c’est ce qui donne sa force au texte, mais aussi sa raideur, c’est ce qui le rend imperméable au dialogue. Je n’y vois pas seulement un effet de style, mais une structure profonde, propre à tous les énoncés doctrinaux.
Il m’est donc apparu ceci : si L’insurrection qui vient défend bien des idées, une vision du monde ou un projet politique, ce qu’expose ce texte est toujours conditionné par l’affirmation d’une identité. C’est sous cet angle que je l’aborderai.

Alain C.

auteur-e : Alain C.

publié le 28 décembre 2009

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DOSSIER

Mauvaises intentions

Dossier "antiterrorisme vs. mouvance anarcho-autonome".

publié le 29 février 2012

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LA DERNIÈRE BROCHURE

On s’était dit rendez-vous dans quinze ans

On s’était dit rendez-vous dans quinze ans

Retour sur une quinzaine d’années au sein des mouvements radicaux des années 2000 et 2010, en mode auto-analyse critique.

« Ça se passe il y a quinze ans déjà, si c’est pas un peu plus. À cette époque, on était complètement anarchistes. On croyait en rien. Toutes les lois, toutes les normes nous semblaient sans fondement. On riait de tout. On se moquait de tout. On écrivait aux journaux de gauche pour leur dire qu’on les détestait. On collait des affiches dadaïstes sur les murs de la ville. On proclamait l’absurdité du monde. On faisait un journal et on y marquait tout ce qui nous passait par la tête, on dénonçait les injustices, on était drôles et méchants et l’avis des adultes nous indifférait. On rencontrait des gens, on semait la pagaille.(...) Mais alors c’était tellement la fête ? Oui et non, parce qu’il y avait tout ce qu’on réussissait et puis tout ce qu’on loosait méchamment. Toutes les réalités qui nous échappaient complètement, toutes les choses dégueulasses qu’on laissait faire, voire qu’on renforçait sans s’en rendre compte. »

Sommaire :
- Cette créature aux mille visages, c’est nous
- L’Appel de la bubulle

auteur-e : Anonyme

publié le 7 août

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