THEMES

Agitations armées

7 décembre 2015 - anonymes

Mon nom est personne

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Recueil de textes écrits entre 2011 et 2015 dans divers pays à propos de l’anonymat et de la revendication d’actions directes.

Sommaire :
- Lettre à la galaxie anarchiste (novembre 2011)
- Ne dis pas que nous sommes peu ; dis seulement que nous sommes déterminés (extrait, novembre 2012)
- L’anonymat (août 2013)
- Soyons dangereux. Pour la diffusion de l’Internationale noire (extrait, décembre 2013)
- Annexe à un débat avorté sur l’anonymat et l’attaque (mars 2014)
- Notes sur un débat en cours autour de l’anonymat (juin 2014)
- Quelques points sur l’anonymat (mars 2015)

27 août 2015 - Collectif

Textes et paroles de ColombienNEs

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La mise en œuvre du Plan Colombie, signé avec les USA, a permis une militarisation générale du pays ouvrant la voie à l’implantation massive des transnationales (exploitations minières et extractions d’hydrocarbures, biocarburants, monocultures). À leur solde opèrent politiciens, militaires et paramilitaires qui exproprient par la force, massacrent des communautés entières récalcitrantes, enferment et légifèrent pour une impunité des assassins et une criminalisation des protestations sociales au nom de la « Sécurité démocratique » et de la « locomotive minière ».

Face à eux, se dressent de multiples opposantEs : les guérillas d’extrême-gauche comme l’ELN ou les Farc qui sont en pourparlers de paix avec l’Etat colombien, mais aussi les anarchopunks comme les Polikarpa y sus viciosas, les paysanNEs ou campesinXs qui ont affronté le gouvernement en septembre 2013, les AfrodescendentEs et les IndienNEs Nasa du Nord Cauca.

En lutte depuis plus de 500 ans pour la défense du territoire et de leur autonomie, les IndienNEs ont compris que c’est avec touTEs les exploitéEs que la situation pourrait fondamentalement changer, sans action médiatique ni avant-gardisme, mais en assemblée et dans le partage d’expériences collectives...

21 avril 2015 - Collectif

« Toutes les valeurs de cette société sont des prisons de haute sécurité »

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Si la nouvelle loi sur les prisons de type C est une nouvelle offensive dégueulasse de ce monde carcéral contre l’irréductible esprit de révolte qu’aucune loi ni répression ne pourra jamais étouffer, elle n’est pas plus que cela. Sur le modèle des Quartiers de Haute Sécurité en France ou du régime FIES en Espagne, elle n’est qu’une pierre ajoutée à l’édifice de la lutte des autorités contre les prisonniers de la guerre sociale. Tout particulièrement dans un contexte comme celui de la Grèce, où la lutte armée et la proposition de l’attaque diffuse, permanente et décentralisée, obtiennent l’appui d’un mouvement large et l’approbation tacite de plusieurs parties de la population. Il s’agit aussi pour l’État grec d’une partie de son offensive contre le mouvement révolutionnaire et la révolte diffuse qui l’agite depuis les débuts de leur « crise » et un certain mois de décembre 2008. Ce qui nous intéresse ici n’est donc pas l’énième loi scélérate du pouvoir, mais le souffle de rage qu’elle a provoqué, qu’elle provoque encore et qu’elle provoquera probablement jusqu’à la destruction de son idée même.

Sommaire  :
• Quelques chiffres
• Carte des prisons grecques
• Introduction
• Quelques slogans entendus dans les rues de Grèce
• Contre les prisons de haute sécurité
• Intervention dans la prison de Korydallos
• Jusqu’à la destruction de la dernière prison…
• Contre les prisons de type C
• Communiqué des prisonniers de la taule de Koridallos
• Première déclaration des détenus de type C
• Deuxième déclaration des détenus de type C
• Refus de remonter en cellule au bouclage à Koridallos
• Troisième déclaration des détenus de type C
• Grèves de la faim dans les prisons grecques
• Déclaration de début de grève de la faim du DAK
• Manif solidaire à Athènes
• Déclaration du DAK
• Les membres de la CCF mettent fin à leur grève de la faim
• Appel international du DAK
• Chronologie non exhaustive de luttes entre les murs
• Chronologie récente à l’extérieur
• Annexe : Pour en finir avec le Prisonnier Politique

14 février 2014 - Efraín Plaza Olmedo

Trouve-toi un revolver !

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Trouve-toi un revolver ! Le plus tôt sera le mieux. Achète, emprunte ou voles en un. L’idée, c’est qu’il faut que tu sois armé. Quand la classe ouvrière consciente et armée exigera son droit à la vie et à la liberté, alors tu verras comment les gouvernants et les tyrans chuteront. Tant que tu continueras à crier dans les rues comme un idiot, à mendier pour le pain et la justice, tu verras comment les balles pleuvront sur ta tête.

Texte publié anonymement au Chili en 1921.

10 mars 2013 - Des anarchistes solidaires au mépris des frontières , Henry Zegarrundo , Non Fides , Solidaridad Negra

Chronique d’un chemin caillouteux

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Le 29 mai 2012 à La Paz, capitale de la Bolivie, une vague de perquisitions est menée par la FELCC (force spéciale de lutte contre le crime), lors de laquelle treize personnes sont embarquées. De délation en délations, il ne reste que cinq inculpés, accusés d’un certain nombre d’attaques incendiaires ou explosives contre l’administration pénitentiaire, le vice-ministère de l’environnement, une caserne militaire, banques et entreprises entre 2011 et 2012. Parmi eux, Henry Zegarrundo est le seul à être resté digne de son éthique anarchiste face à l’Etat et ses sbires, rejetant toute forme de délation et d’innocentisme. Il est toujours incarcéré à la prison de San Pedro à La Paz. Voici donc un recueil de lettres de prison et de textes de contre-information et de solidarité sur la situation du compagnon et sur l’affaire en général, car pour nous anarchistes, la solidarité ne connaît pas de frontières.

3 juin 2012 - Belgrado Pedrini

Nous fûmes les rebelles, nous fûmes les brigands...

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C’est l’histoire d’un jeune homme autodidacte de 18 ans qui s’engage dans la lutte révolutionnaire. Le parti fasciste est alors installé aux commandes de l’Etat italien depuis près d’une dizaine années. C’est l’histoire d’un anarchiste qui s’arme contre lui bien avant 1943, année du débarquement anglo-américain en Sicile, de la chute provisoire de Mussolini et des débuts officiels de la Résistance. Bien avant la fin de la trêve entre le fascisme brun et le fascisme rouge. Celle qui a par exemple conduit le Parti communiste italien, inféodé à Togliatti, à proposer à ses militants d’infiltrer les indispensables structures de masse créées par les fascistes pour un jour les retourner à son propre service.
Un jour… L’attente dans une nuit sans fin, en cette période qui précède le second conflit mondial. Des poignées d’hommes courageux et déterminés sont pourtant prêts à risquer le tout pour le tout plutôt que de continuer à survivre sous un tel régime. Comme sous n’importe quel régime d’ailleurs, dès lors qu’il est placé sous le règne de l’Etat, de l’exploitation ou de la marchandise.

Introduction à l’édition française de Nous fûmes les rebelles, nous fûmes les brigants, novembre 2005.

23 décembre 2011 - Alfredo M. Bonanno

Et nous serons toujours prêts à nous emparer encore une fois du ciel

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Originellement écrit en mars 1984, ce texte d’Alfredo M. Bonanno parle de bien des sujets, à commencer par celui des lois autour de l’amnistie en Italie dans les années 1970 et 1980. Mais Bonanno va plus loin et aborde aussi des questions comme l’implication des anarchistes dans les luttes, la violence et la lutte armée. Autant de choses qui restent encore aujourd’hui d’actualité.

1er janvier 2010 - Renzo Novatore

Et notre haine rit...

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Dans ce bref recueil de textes de ce combattant de l’anarchisme individualiste, la poésie vengeresse et paroxystique croise du regard le browning de l’anarchiste bandit. La ferveur éclatante de la prose d’Abele Rizieri Ferrari, alias Renzo Novatore, en dit long sur ce qui anime celui qui passe à l’acte, qui donne à ses idées le tournant pratique qu’elles impliquent, au prix de la vie, d’une vie menée contre toutes formes d’utopies, contre toutes métaphysiques, le sort d’un certain iconoclaste de La Spezia qui fabriquait des vers comme il fabriquait des grenades.
Ici Novatore nous parle de solidarité, de l’innocence et de la culpabilité, sujets d’une actualité brûlante, en 1922 comme aujourd’hui. Il nous parle du sacré, qu’il soit Christ ou Droit-de-l’homme. Il nous parle, de façon détournée, de la révolution à l’Est. Il nous parle aussi de ce que nous voulons y lire, c’est là la force du poète capable de transformer sa lyre en poignard.

« Notre tâche ultime, à nous individualistes anarchistes, sera de faire sauter la dernière Arche à coups de bombes et le dernier dictateur à coups de Browning. La nouvelle société restaurée, nous retournerons en marge d’elle pour vivre notre vie dangereusement, notre vie de nobles criminels et d’audacieux pécheurs ! »

14 décembre 2009 - Clément Duval

Je suis l’ennemi de la propriété individuelle

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Le 12 janvier 1887, le jury de la Seine condamne Clément Duval, un serrurier de 37 ans, à la peine de mort. Membre fondateur du groupe La Panthère des Batignolles, il a cambriolé le 4 octobre 1886 un hôtel particulier de la rue Monceau, y a dérobé pour quinze mille francs d’argenterie et de bijoux avant d’y mettre le feu. Le 17 octobre, les agents de la Sûreté tentent de s’emparer de lui alors qu’il se rend chez un receleur. Au cri de “au nom de la loi, je vous arrête”, il répond “au nom de la liberté, je te casse la tête !” avant de planter un couteau dans le corps du brigadier Rossignol. C’est donc pour vol, incendie et tentative de meurtre qu’il est condamné à mort avant que sa peine ne soit commuée le 28 février aux travaux forcés à perpétuité. Dans cette brochure, sa déclaration devant la cour d’assises, le 11 janvier 1887, à l’époque distribuée dans la rue à 50 000 exemplaires.

23 octobre 2009 - Collectif

Jours de Rage

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Les événements insurrectionnels consécutifs à l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos par un flic constituent une suite logique à un état de tension culminant entre les anarchistes et les autorités depuis plusieurs années. Rien qu’en novembre 2008, un nombre conséquent d’actions directes et d’actes de sabotage ou de vandalisme avait de quoi mettre la police sur les dents. Tout comme les assassinats (ou bavures) et tortures légitimés par le pouvoir n’étaient que des étincelles pour allumer le feu de la révolte. Cette brochure reprend des textes provenant de blogs anarchistes ou de sites Indymedia, et son contenu chronologique cherche à montrer comment survient une période insurrectionnelle et comment un soulèvement populaire se met en place, et surtout ce qui s’y passe, d’un côté comme de l’autre. Ces témoignages peuvent donc nous permettre d’envisager comment cela pourrait se dérouler dans n’importe quel autre pays d’Europe...

Cette brochure ne se prétend pas exhaustive. Les textes et infos contenus dans cette brochure proviennent essentiellement d’Indymedia-Athènes, Emeutes & Amour, Le Jura libertaire et la revue Cette Semaine (n° 97 et 98).

Sommaire :
- Novembre-décembre 2008 - Communiqués de presse (médias autonomes et presse bourgeoise)
- Du 6 au 31 décembre 2008 - Chronologie de l’insurrection populaire consécutive à l’assassinat d’ Alexis Grigoropoulos par la police grecque (médias autonomes)
- Communiqués émis pendant l’insurrection de décembre 2008

19 octobre 2009 - Alfredo M. Bonanno , Antoine Gimenez , Belgrado Pedrini , Emilio Strafelini , Non Fides , Severino Di Giovanni

L’Anarchisme contre l’antifascisme

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L’anti-fascisme est la lutte contre l’un des différents modes de gestion de l’État et de la domination. Il se place aux cotés de l’anti-théocratisme, l’anti-démocratisme, l’anti-républicanisme etc. Il n’est qu’un composant minimal parmi tant d’autres de l’anti-autoritarisme. Si nous décidons cependant de prendre la plume contre l’anti-fascisme d’un point de vue anarchiste, ce n’est pas par amour du fascisme, mais bien par haine de tous les modes de gouvernement de l’État, du pouvoir et de ses ennemis qui ne souhaitent que le gerer ou le remplacer par un autre.
L’anti-fascisme a trop souvent servi d’excuse à des unions sacrées et des fronts unis d’alliances contre-nature, il a trop souvent servi à renforcer la succession du fascisme par d’autres sociétés de domination, telles que la démocratie. Lorsque l’anti-fascisme n’est que l’autre nom de la défense de l’existant, il n’est qu’un autre adversaire du projet anarchiste.

C’est pourquoi nous opposons ici l’anarchisme à l’anti-fascisme.

10 octobre 2009 - Fanny Bugnon

Quand le militantisme fait le choix des armes : les femmes d’Action directe et les médias

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Ce texte se penche sur les représentations des femmes ayant commis des actes politiques violents en France au cours de la décennie 80, à travers le cas du groupe Action directe (1979-1987). Dans une perspective d’analyse du discours médiatique, il s’agit d’interroger la réception de l’engagement et de la violence politiques de ces femmes, en soulignant les résistances à l’oeuvre, à travers un double processus de relativisation et de stigmatisation. Interrogé sous l’angle du genre, cet engagement dans la lutte armée s’inscrit à rebours des stéréotypes sexués et contribue à la mise en lumière des dynamiques de régulation mobilisées pour répondre à la crainte du désordre et de l’anormalité.

Publié à l’origine en mai 2009 sur le site de la revue internationale Sens public.

1er septembre 2009 - Collectif

Peste noire

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Le 22 mai 2009, à côté de l’Ecole de Gendarmerie de Santiago du Chili, un anarchiste est mort dans l’explosion de l’engin qu’il transportait sur son vélo. Il s’appelait Mauricio Morales.

Peste noire réunit plusieurs textes relatifs au décès de Mauricio, mais aussi et surtout, aux luttes auxquelles il participait.

Sommaire :
- Un compagnon est mort
- Perquisitions en série
- Le squat Sacco & Vanzetti résiste
- Enterrement de Mauricio
- Arrestation puis incarcération de Cristian
- De quelques faux-amis...
- Perquisition à Pudahuel, Diego dans la nature...
- Le défi consiste à briser la peur, le silence et la passivité
- Un large spectre de possibilités de solidarité
- Bref aperçu de la situation avant la mort de Mauri
- Chronologie partielle de la solidarité

9 décembre 2008 - Anne Steiner , Loïc Debray

La Fraction Armée Rouge

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La RAF (Rote Arme Fraktion – Fraction Armée Rouge) est l’un des groupes de lutte armée, issu du terreau de la contestation estudiantine qui décide, au début des années 70, en Allemagne, comme d’autres groupes ailleurs dans le monde, qu’il faut mener le combat les armes à la main.
Se considérant comme une fraction de l’armée rouge mondiale, elle frappera là où, selon ses dires, « l’impérialisme se croit le plus en sécurité, là où il concentre ses postes de commande », c’est à dire dans les métropoles occidentales. Les bases américaines postées en République Fédérale Allemande (RFA) seront ses premières cibles.
Se considérant comme « sujet révolutionnaire » et affirmant ne représenter que lui-même, le groupe mènera une lutte sanguinaire contre le système qui le lui fera payer lourdement (en morts et années de prison).
Bien que le combat des militants de la RAF ait marqué l’Allemagne et que le groupe soit resté dans les mémoires comme le plus célèbre des groupes de lutte armée allemand (Mouvement du 2 juin, Cellules Révolutionnaires, etc.), il n’empêche que, selon Anne Steiner et Loïc Debré (les auteurs de La Fraction Armée Rouge, Guérilla urbaine en Europe occidentale) : « de tous les groupes de luttes armés européens, c’est la RAF [le groupe] dont on a le plus parlé et c’est paradoxalement le plus méconnu, au sens où il a été plus que d’autres l’objet d’amalgames ». Cette brochure, qui reproduit une partie du livre cité espère apporter quelques éclaircissements au moment de la sortie en salle d’un nouveau navet sur le sujet.

17 novembre 2008 - John Zerzan , Non Fides , Paula Zerzan

Qui a tué Ned Ludd ?

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Ce texte de John Zerzan, bref exposé sur les révoltes luddites du XIXe siècle en Angleterre est en fait un plaidoyer contre le syndicalisme, vu ici comme outil de la collaboration de classe dés sa naissance en Angleterre. Une partie de l’histoire du syndicalisme souvent négligée mais qui pourtant révèle sa véritable nature : sa nature d’outil du pouvoir pour détruire et saboter les luttes et la spontanéité des exploités. Il est précédé d’une introduction au texte de Non Fides et est suivi d’une chronologie orientée du syndicalisme.

24 avril 2008 - Balthasar Martinez

Mémoires d’un ouvrier en Espagne durant la période 1920-1940

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Balthasar Martinez raconte sa vie d’ouvrier syndiqué à la CNT avant l’éclatement de la guerre, puis son internement par le régime franquiste dans le camp de concentration de Pampelune.

Ces Mémoires ressemblent à un scénario de film. Mais c’est bien la réalité qui est décrite. Celle de la vie d’ouvriers espagnols avant le début de la guerre civile. Un témoignage édifiant sur la faiblesse de l’État Républicain qui a laissé la réaction organiser son coup d’état tout en maintenant l’exploitation des ouvriers. Un témoignage sur une conscience révolutionnaire loin des théoriciens de salon.

2 décembre 2007 - Collectif éphémère

Retour sur les années de braise

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À l’occasion de la campagne pour la libération des membres d’Action Directe (AD), certains s’interrogent sur cette organisation anticapitaliste, ses origines, son idéologie. Quelques documents développent ces questions, quelques versions journalistiques ou policières/étatiques, des écrits et des interviews de membres d’AD. Le manque réel de matière et d’éléments de comparaison rend difficiles la compréhension et l’appréciation de cette histoire, de ces moments de lutte.

En France, des années 1960 aux années 1980, des centaines de personnes ont répondu à la violence de l’État, du patronat, du capital, en pratiquant une violence politique lors d’actions de lutte armée. Contrairement à l’idée véhiculée par les médias ou les romanciers, informés par la police politique, AD n’avait pas le monopole ou la direction de cette forme de lutte. Cette organisation n’était qu’une composante de ceux (communistes, anarchistes, libertaires, révoltés sans étiquette...) qui ont commis des actes de lutte armée.

Ed. du CRAS, Toulouse, mars 2005.

23 octobre 2007 - Anonyme

Dossier G.A.R.I

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La brochure "Dossier GARI" de 1975 retrace l’épopée des Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes, et a été réalisée en soutien à leurs membres emprisonnés.

"Rapto en Paris" constitue une chronologie d’événements survenus en 1974, agrémentée de coupures de presse et de détournements de comics.

La première apparition des GARI est une réponse à la répression des militants antifascistes en Espagne, et notamment au garotage de Salvador Puig Antich, membre du Mouvement de Libération Ibérique (MIL), au printemps 74. Plus qu’une organisation, les GARI ont surtout été un sigle pour renvendiquer des actions diverses contre le régime franquiste en Espagne et la collaboration de la France (attentats contre les symboles de la collaboration franco-franquiste, expropriation de banques, enlèvement...).

11 octobre 2007 - Collectif

Anthologie de la subversion carabinée

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Textes extraits de l’Anthologie de la subversion carabinée de Noël Godin, publiée en 1988 par l’éditeur L’Age d’Homme.

Sommaire :
Les arnaques robinhoodesques
Les coups d’wassingue de la racaille
Les enfants terribles
Flamme-flamme
Les furies tumultuaires
Les guérilleros de la farce-attrape
Les jacqueries vampiriques
Les martins-pêcheurs du sabotage
Les révoltes espatrouillantes
Tracts saccageurs
Les parfaits voyous

juin 2007 - Eldridge Cleaver , John Gerassi , Weathermen

Lutte armée aux Etats-Unis

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« Pendant cette semaine de protestation contre la guerre, nous avons placé des explosifs dans les bureaux de la Chase Manhattan, de la Standard Oil et de la General Motors. Les gardiens de ces trois immeubles et les agences d’information de toute la ville ont été prévenues par téléphone de trente à soixante minutes à l’avance, de façon à garantir que les immeubles seraient vides de monde.
La guerre du Vietnam n’est que la preuve la plus manifeste de la façon dont le pouvoir qui règne sur ce pays détruit le peuple. Les trusts géants de l’Amérique ont désormais étendu leur emprise sur le monde entier, contraignant les économies tout entières de pays étrangers à une dépendance totale à l’égard de la monnaie et des marchandises américaines.
Chez nous, les mêmes trusts nous ont transformés en consommateurs déments, dévorant un nombre croissant de cartes de crédit et d’appareils ménagers. Nous exerçons des métiers sans intérêt, d’énormes machines polluent notre air, notre eau et notre nourriture.
L’empire s’effondre au fur et à mesure que les peuples du monde entier se dressent pour contester sa puissance. A l’intérieur, le peuple noir mène une révolution depuis des années.
Et enfin, au cœur même de l’empire, les Américains blancs sont eux aussi en train de porter des coups pour la libération de tous.
 »

Sommaire :
I. Lutte armée aux Etats-Unis
II. Manifeste des Weathermen
III. Entretien avec Eldridge Cleaver

18 mars 2007 - Un « Incontrôlé » de la Colonne de Fer

Protestation devant les libertaires du présent et du futur sur les capitulations de 1937

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Cet appel d’un milicien anarchiste inconnu, appartenant à la fameuse « Colonne de Fer », paraît bien être, jusqu’à ce jour, l’écrit le plus véridique et le plus beau que nous ait laissé la révolution prolétarienne d’Espagne. Le contenu de cette révolution, ses intentions et sa pratique, y sont résumés froidement, et passionnément. Les principales causes de son échec y sont dénoncées : celles qui procédèrent de la constante action contre-révolutionnaire des staliniens relayant, dans la République, les forces bourgeoises désarmées, et des constantes concessions des responsables de la C.N.T-F.A.I. (ici amèrement évoqués par le terme « les nôtres ») de juillet 1936 à mars 1937.

9 janvier 2007 - Do or Die , Julius Van Daal , Markus Rediker

Utopies Pirates

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Durant « l’Age d’Or » de la piraterie, entre le 17ème et le 18ème siècle, des équipages composés des premiers rebelles prolétariens, des exclus de la civilisation, pillèrent les voies maritimes entre l’Europe et l’Amérique. Ils opéraient depuis des enclaves terrestres, des ports libres, des « utopies pirates » situées sur des îles ou le long des côtes, hors de portée de toute civilisation.

Sommaire :

- Utopies pirates est la traduction d’un texte publié en 2001 dans Do or Die n°8, la revue d’écologie radicale du collectif libertaire britannique du même nom. La première traduction était du collectif FTP, parue sous le nom de Bastions pirates.

- Les bateaux ivres de la liberté est un extrait de la préface que Julius Van Daal a rédigée pour Pirates de tous les pays, de Markus Rediker, éd. Libertalia, l’un des ouvrages les plus fréquemment cités dans Utopies pirates. Van Daal est l’auteur de Beau comme une prison qui brûle, éd. l’Insomniaque, mai 2010, et de Le rêve en armes : anarchisme, révolution et contre-révolution en Espagne (1936-1937), éd. Nautilus, Coll. Utopies en action, 2002.

- Between the Devil and the Deep Blue Sea est la préface de l’auteur, Markus Rediker, à l’édition française de Les Forçats de la mer, marins, marchands et pirates dans le monde anglo-américain, publiée chez Libertalia en 2010.

27 septembre 2006 - Garnier

Pourquoi j’ai tué

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Ecrits de Garnier, anarchiste illégaliste ayant fait partie de la fameuse "Bande à Bonnot" au début du XXème siècle...

7 janvier 2006 - André Cortade (signature collective)

Chronologie étoffée et documentée du MIL [1967-1974]

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L’ « agitation armée » du MIL consista, non seulement à diverses expropriations de banques - pour le financement des caisses de soutien (grévistes, prisonniers...) et celui de la « propagande » -, mais aussi - et surtout - à la production de textes critiques vraiment très intéressants.
Ainsi, nous reproduisons quelques uns de ces textes plus ou moins théoriques qui éclairent sur ce qu’était le MIL : communiqués d’expropriation, critique du léninisme et des organisations gauchistes, analyse du contexte espagnol, critique de l’anti-franquisme, méfiance viscérale vis-à-vis des avant-gardismes politico-militaires, texte d’autodissolution...

3 novembre 2005 - Sébastien Schifres

La mouvance autonome en France de 1976 à 1984

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La mouvance autonome est en France une composante généralement méconnue de l’extrême-gauche. Si elle a fait une apparition assez médiatisée entre 1977 et 1979, la forme groupusculaire sous laquelle elle a survécu jusqu’à aujourd’hui l’a fait relativement tomber dans l’oubli. Il est vrai que parler de mouvance autonome en France après 1979 est controversé. Pour beaucoup d’autonomes de cette époque, le mouvement est définitivement mort peu après la manifestation du 23 mars. Pourtant, les formes de survivance sont multiples, en particulier dans les squats parisiens ou dans des apparitions de type émeutières. Le Centre Autonome Occupé (1983-1984), le Réseau Autonome Parisien de 1990, l’Assemblée de Jussieu de 1998, ou plus récemment les Black Block dans le mouvement altermondialiste témoignent de cette survivance. Mais cette analyse historique est critiquée par ceux qui préfèrent insister sur les différences entre les mouvements et les époques.

Texte tiré d’un mémoire universitaire de maîtrise lisible sur http://sebastien.schifres.free.fr.

Nous proposons une tétralogie de brochures (mémoire, entretiens vol. 1 & 2, et une chronologie) qui peuvent se lire séparément, mais qui se complètent bien l’une l’autre...

30 octobre 2005 - Fabrizio Calvi

Chronologie de six mois de révolte en Italie 77

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En Italie, au printemps 77, l’histoire s’est embrasée. C’est l’explosion du mouvement des emarginati marquant une avancée sans précédent de la guerre sociale. Un formidable mouvement de révolte parcourt la péninsule. Les indiens métropolitains prennent le sentier de la guerre. Le vent d’illégalisme se transforme en ouragan. Les untorelli se lancent au pas de charge à l’assaut du ciel. Le camarade P.38 fait une apparition remarquée dans les cortèges insurrectionnels de Autonomia Operaia, à Rome et à Milan. En voici la chronologie...

7 juin 2003 - Ravachol

Déclaration [interdite] de Ravachol à son procès

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François Claudius Kœnigstein, dit Ravachol (Ravachol, un de ses surnoms, est le nom de sa mère) est né le 14 octobre 1859 à Saint-Chamond (Loire, France). Miséreux, il était devenu anarchiste en pensant que l’origine de la misère et des inégalités sociales se trouve dans les fondements mêmes de la société capitaliste et hiérarchisée. Le refus de son sort le conduisit à voler les riches, d’abord sans violence, puis avec assassinat. Révolté par l’injustice de condamnations à l’encontre de militants anarchistes, il dynamite en mars 1892 le domicile de leur juge, puis de son substitut. Mais, reconnu dans un café à Paris, il est arrêté quelques jours après ces deux coups d’éclat. Il est condamné au bagne à perpétuité, pour ses attentats, le 26 avril 1892 ; puis le 21 juin suivant, il est condamné à la guillotine pour meurtres. Le 11 juillet 1892 à Montbrison, la célèbre machine à tuer lui tranche le cou.

Le texte suivant a été écrit par Ravachol pour être prononcé lors de son procès, le 21 juin 1892. Cela lui a semble-t-il été interdit. Voici ce que rapporte Emile Pouget dans un article intitulé “Ravachol” paru dans Le Père Peinard n°172 du 3-10 juillet 1892 : « Ravachol avait une sacrée envie de coller son grain de sel dans la défense, non pour se défendre, mais pour s’expliquer. Y a pas eu mèche, nom de dieu ! A la quatrième parole, le chef du comptoir lui a coupé le sifflet. Sa déclaration n’est pas perdue, nom d’une pipe ! ».

Zanzara athée, janvier 2004