THEMES

Violences patriarcales, autodéfense féministe

17 septembre 2017 - anonymes , Joie de vivre , Untorelli Press

Dangerous Space

(HTML) (PDF,659.9 ko) (PDF,652.8 ko) (PDF,784.5 ko) (PDF,653.8 ko) (PDF,416.9 ko) (PDF,472.9 ko)

Publié la première fois en anglais en 2012, Dangerous Space présente une praxis insurrectionnelle contre le genre.

« Il n’y a pas d’espace que nous puissions créer, dans un monde aussi endommagé que celui dans lequel nous vivons, qui soit exempt de violence. Le fait même que nous pensions cela possible parle plus de nos privilèges que quoi que ça soit d’autre. Notre seule autonomie réside dans la façon dont nous négocions et utilisons nous-mêmes le pouvoir et la violence. »

24 janvier 2017 - Black Hood

Pour une fois j’ai dit NON

(HTML) (PDF,1.4 Mo) (PDF,1.4 Mo)

Dans cette brochure il est question de viol. Pas d’un viol dans une ruelle sombre, tard le soir, par un inconnu violent et déséquilibré. Non, il y est question d’un viol commis par un « camarade » sur un lieu de lutte.

Au départ, je souhaitais surtout écrire un témoignage, parce que lire d’autres écrits fait partie de ce qui m’a aidé à avancer. Lire que je n’étais pas seule à l’avoir vécu mais surtout ressenti, lire les mots d’autres pour pouvoir trouver les miens.

Témoigner aussi d’une situation qui n’est malheureusement pas unique. Parce que trop d’histoires ressemblent à la mienne mais qu’elles finissent souvent par s’évanouir dans les mémoires et ne restent que des histoires « individuelles ». Alors il était important pour moi de dire, en espérant que cela puisse aider d’autres personnes à ne pas se sentir seules, trouvent la force de réagir (au sens large, ça commence déjà par ne pas rester dans la culpabilisation et essayer d’en parler). J’ai aussi trouvé important d’ajouter quelques références théoriques pour aider à mieux comprendre certains mécanismes et ainsi peut-être donner des pistes aux survivant.e.s pour avancer et à leurs proches pour les soutenir.

Et puis, au fur et à mesure que je décrivais ma relation avec cet homme qui m’a violée, que j’y réfléchissais et en parlais, plein de liens ce sont faits avec mon éducation, la société dans laquelle j’ai grandi, l’intégration de certaines normes en bref avec ce qu’on appelle, je l’ai découvert, la « culture du viol ». Ce ne sont pas « que » des situations individuelles, elles s’inscrivent dans un contexte social sexiste que je tenais donc à repréciser.

En tout cas, j’espère que par ce témoignage et ces réflexions j’ai réussi à transmettre un peu de cette force, cette conviction que ce n’est pas encore perdu, nous sommes nombreus.es, on ne pourra pas nous faire taire, nous ne sommes pas les coupables et nous méritons tou.te.s d’être respecté.e.s et considéré.e.s.

6 juin 2016 - Anonyme

Sans retenue, nous fêtons notre absence de retenue

(HTML) (PDF,3.6 Mo)

Témoinage d’une féministe / antifasciste bulgare paru en 2012 sur les liens entre culture de l’alcool et culture du viol.

"Être saoul ne légitime pas de participer à la culture du viol et je n’ai aucune envie de vivre dans une société/scène/milieu qui accepte des abus sexuels qu’ils soient verbaux ou physiques.
Je n’ai pas envie de devoir me résigner, que je doive quitter l’endroit en question, alors même que je ne crée pas le problème. Non le problème ce n’est pas moi, ni même l’alcool mais c’est ce que nous faisons de nous. Ce que l’on s’inflige collectivement en se soumettant à la norme de la culture alcoolisée.
"

9 mars 2016 - LDTP

Jour après jour...

(HTML) (PDF,8.8 Mo) (PDF,8.6 Mo)

If you’re lost you can look - and you will find me
Time after time
If you fall I will catch you - I’ll be waiting
Time after time

Si tu es perdu, tu peux regarder - et tu me trouveras
Jour après jour
Si tu tombes, je te rattraperai - je t’attendrai
Jour après jour

Time after time, Cyndi Lauper, 1983

C’est à tout le monde de donner du soin, de l’attention du temps et de l’énergie pour prendre en charge les violences interpersonnelles perpétrées au sein de nos communautés. Voici quelques pistes pour une prise en charge volontaire par le biais de rôles définis et clairement partagés afin d’éviter que tout le monde (ou personne) s’en mêle ! Le but est de nous outiller collectivement pour que plus de monde s’empare de ces questions et que chacun·e prennent ses responsabilités.

Devenez / redevenez / restez plus fortes, plus autonomes et plus responsables dans cette communauté qui vous / nous est essentielle !

Pour nous, ces outils devraient être toujours en chantier, toujours adaptés, toujours améliorés... Si vous le souhaitez, faites-nous part de vos pratiques ou de vos critiques à timeaftertime [à] riseup.net

9 septembre 2015 - Anonyme

“Qui ne dit mot consent” - Considérations sur le viol et le patriarcat

(HTML) (PDF,5.2 Mo) (PDF,5.4 Mo)

Ces "considérations sur le viol et le patriarcat" s’attaquent de front à différentes questions comme celles de la sexualité, du corps, du consentement, des limites qu’on réussit à fixer ou pas, de l’État, de la domination masculine, de la construction sociale des femmes, de comment s’organiser contre les violences sexuelles, etc.
Elles sont suivies d’une bibliographie et d’un texte sur la masturbation et la pornographie.

27 avril 2015 - Collectif

Paranormal Tabou

(HTML) (PDF,2.3 Mo) (PDF,1.8 Mo) (web)

La brochure Paranormal Tabou a été rédigée en 2012 par des féministes transbipédégouines suite à leur implication dans la gestion d’une affaire de violences intracommunautaires.

Elle rassemble trois textes :
- Paranormal Tabou
- Féminisme du ressenti
- Safety is an illusion - Réflexions sur l’accountability

12 février 2015 - Collectif

Nous sommes touTEs des survivanTEs, nous sommes touTEs des agresseurSEs

(HTML) (portfolio) (PDF,975.8 ko) (PDF,977.9 ko)

Cette brochure est composée de deux textes traduits de l’anglais. Le premier, Nous sommes touTEs des survivantEs, nous sommes toutTEs des agresseurSEs a été publié par Crimethinc, un périodique anarchiste étatsunien. Il est suivi de Que faire quand quelqu’unE te dit que tu as dépassé ses limites / l’as misE mal à l’aise / ou agresséE. Ce guide a été diffusé à la fois seul sous forme de dépliant, mais également sous forme de brochure avec Nous sommes touTEs... C’est cette version qu’on a choisi de publier, parce qu’ensemble ils lancent des pistes pour une réflexion et du débat autour des réponses communautaire et individuelle qu’on pourrait imaginer face aux situations d’agressions.

28 septembre 2014 - anonymes

Premiers pas sur une corde raide

(HTML) (PDF,293.9 ko) (PDF,296.9 ko)

« Ainsi, de briser le silence, la question devient celle de comment libérer la parole de manière à ce que chacun.e puisse, vis-à-vis de son vécu, examiner ses gestes. »

Ce texte, publié initialement à Montréal en février 2014, traite de la question des agressions sexuelles et des réponses à leur donner...

11 décembre 2013 - Nick Riotfag , p.

Consentement : un truc... de pédé ?

(HTML) (PDF,7.3 Mo) (PDF,7.3 Mo) (PDF,644.9 ko) (PDF,654.5 ko) (PDF,1.5 Mo)

Cette brochure aborde la question du consentement à partir du point de vue et du vécu de garçons qui couchent avec d’autres garçons. Elle a l’intention d’en montrer les spécificités et les enjeux particuliers en même temps qu’elle insiste sur l’importance de se sentir concerné personnellement par cette question (du consentement) quand on est gay/pédé.
Elle est composée par deux textes qui partent de vécus personnels : une traduction de l’anglais du texte "Positive consent for dudes who get it on with dudes", suivie par un deuxième texte qui revient plus sur des histoires de constructions sociales de genre et de rapports de domination.

11 janvier 2013 - Collectif Sous le tapis le pavé

Sous le tapis le pavé

(HTML) (PDF,2.9 Mo) (PDF,3.6 Mo)

De la remarque insistante en soirée à une agressivité latente, d’un machisme gentiment étouffant à une main au cul, les violences sexistes sont multiples et prennent plusieurs formes. Elles se cachent et se déchaînent aussi dans l’intimité, au sein des couples.

Comment parler de ces violences dans nos milieux ?

Comment dire : mon copain m’enferme, me bat, m’insulte, oui mon copain, qui est aussi votre pote, avec qui vous militez depuis des années… Vivre et militer ensemble, cela crée des liens particuliers, avec des codes et des principes tacites.

Que faire quand on apprend telle ou telle histoire sordide, qu’on reçoit telle ou telle confidence ?

Que faire en collectif ?

Nous voulons que le sujet des violences sexistes dans nos milieux ne soit plus un tabou, un sujet négligé, dont les femmes parlent entre elles en sourdine, comme si elles étaient, somme toute, les seules concernées.
Pour nous ces violences ne sont pas des histoires de « vie privée », elles résultent d’une société sexiste où règne des rapports de domination : ces violences sont des actes de contrôle récurrents sur les femmes.
On parle toujours des femmes victimes de violence, comme si leur seul rôle à jouer était passif. Pour nous les femmes résistent à ces violences, chaque jour, en tout lieu, dans la rue et dans leur maison. Nous voulons parler de femmes résistantes.

Ce recueil a été réalisé par le collectif non-mixte femmes-trans* SOUS LE TAPIS LE PAVÉ à Lausanne, suite à un travail en commun entre 2011 et 2012.

12 juin 2010 - Collectif

Soutenir un-e survivant-e d’agression sexuelle

(HTML) (PDF,1.3 Mo) (PDF,1.3 Mo)

Si vous êtes une personne qui vit et évolue sur cette planète, vous connaissez quelqu’un qui a survécu à une agression sexuelle. Le nombre de femmes, hommes et personnes trans (c’est-à-dire des personnes qui ne rentrent pas dans un système de genre binaire mâle/femelle) qui subissent des agressions sexuelles est inconnu, ceci à cause des phénomènes de silence culturel, mise en doute de la parole de la personne, et de la peur d’encore plus de violence autour du viol.

La liste de principes qui va suivre a été faite dans le but de vous aider à soutenir quelqu’un dans son processus « d’aller mieux », au cas où vous vous trouveriez dans une situation où vous pourriez le faire.

Neuf principes pour le soutien aux survivant-e-s :

1/ La santé et la sécurité d’abord
2/ Restaurer le choix
3/ Croire
4/ Se taire et se laisser guider
5/ Pas de violence supplémentaire
6/ Connaître ses limites
7/ Rester impliqué-e et rester flexible
8/ Il ne s’agit pas de vous. Il ne s’agit pas de vous. Il ne s’agit pas de vous
9/ Travailler pour comprendre le processus de survie

15 septembre 2009 - Les Enrageuses

Lavomatic - lave ton linge en public

(HTML) (PDF,667.4 ko) (PDF,666.4 ko) (PDF,3.4 Mo)

Des pistes de réflexion sur la justice et la prise en charge des violences de genre dans les milieux anti-autoritaires (et aussi des ras-le-bol...).

Sommaire :

- Les Enrageuses
- Quelques réflexions en guise d’introduction
- Point de départ

1ère partie : À propos de la violence

- Pour réfléchir à un concept
- Quelques évidences
- Quelques questions

Éléments théoriques
- Autour de ce qui peut être considéré comme violent
- Binarité et réciprocité
- Au-delà d’une vision binaire

Dans l’espace et le temps
- Terrains propices aux violences de genre et leur invisibilisation
- Avec le temps va... tout s’en va ?

2ème partie : À propos de la justice

Réflexions anti-carcérales dans une perspective féministe
- Autogestion et responsabilisation
- Nous ne sommes ni des juges ni des flics

Personnel et politique
- Les Grandes Luttes... prioritaires ?
- Le rapport aux « monstres »

Et maintenant ?

15 avril 2009 - Anonyme

Le Consentement

(HTML) (PDF,3.1 Mo) (PDF,5.3 Mo)


100 questions sur les interactions sexuelles


04_As-tu déjà parlé de consentement avec ton/ta partenaire ou avec des ami-e-s ?
42_T’arrive-t-il de te sentir obligé-e d’avoir une relation sexuelle ?
64_As-tu déjà essayé de demander à une personne ce qu’elle ressentait ?
70_Que penserais-tu de ta/ton partenaire s’ille décidait de ne pas avoir de relations sexuelles pendant une semaine, un mois, un an ?
96_Parles-tu de sexe et/ou de consentement lorsque tu n’es pas au lit ?

Le but de ces questions est d’élaborer une réflexion sur les interactions sexuelles et la notion de consentement. Nous vous invitons à vous les poser réellement et profondément, en prenant le temps et sans être sur la défensive, afin qu’elles puissent réellement enclencher des processus de réflexion qui seront bénéfiques tant pour vous que pour vos partenaires et le milieu dans lequel vous évoluez.

QUI NE DIT PAS OUI, NE CONSENT PAS !

20 février 2009 - Irene Zeilinger

Non c’est non

(HTML) (PDF,1.4 Mo) (PDF,3.7 Mo) (PDF,1.2 Mo) (web)

Manuel d’autodéfense émotionnelle, mentale, verbale et physique pour femmes.

En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d’interpellations, de harcèlement, d’agressions verbales, physiques ou sexuelles, plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l’espace public et privé. Souvent, nous ne savons comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que lorsque nous disons non, c’est non.
L’autodéfense pour femmes, qui n’a rien à voir avec du kung-fu, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, emotionnel, verbal ou en dernier recours physique.

25 novembre 2008 - Anonyme

Combien de fois quatre ans ?

(HTML) (PDF,310.9 ko) (PDF,313.3 ko)

En 2000, j’ai été violée par un mec qui gravite dans le milieu militant/squat/punk.
Je me suis longtemps demandée ce que je pouvais faire, et là, huit ans après, j’ai eu envie de publier ces 3 textes.
Les deux premiers se ressemblent beaucoup, ils ont pourtant été écrits à 4 ans d’intervalle.
Le troisième est sorti comme ça, très vite.
Je ne sais pas encore quelles vont être les suites de tout ça, ça me fait du bien de sortir toute cette merde.

18 septembre 2008 - Anonyme

Le viol ordinaire

(HTML) (PDF,3 Mo) (PDF,3 Mo)

Il est question dans ce texte de viol ordinaire, « une forme de "viol doux" (pourrait-on dire), un de ces viols qui se cachent dans les relations amicales, amoureuses, conjugales. C’est peut-être la plus répandue des formes de viols. Et aussi celle dont on ne parle pas beaucoup parce que ce n’est pas un de ces viols de parkings ultra violents, où un inconnu use de sa force physique pour nous soumettre à ce qu’il veut en nous tabassant. C’est le viol sournois, le viol déguisé en amour, le viol de la soirée entre copains, le viol du foyer, le viol du petit copain… »

13 février 2008 - Collectif

Les violences conjugales

(HTML) (PDF,247.1 ko)

Le couple hétéronormé est le bastion de la violence machiste. En son sein se perpétuent les mécanismes de la domination masculine, bien à l’abri derrière la frontière de l’intime. Si nous voulons changer les rapports sexistes qui sous-tendent tout notre système social, nous devons nous montrer particulièrement attentifs/ves à ce qui se cache dans le « privé ». Parce que nous sommes tou-te-s imprégné-e-s des constructions sociales qui font de nous des hommes ou des femmes, nous les reproduisons tou-te-s. A chacun-e de nous d’accepter de les regarder, de les remettre en cause dans nos propres relations comme dans celles de notre entourage.

19 novembre 2007 - Collectif

Je ne suis pas un égoût séminal

(HTML) (PDF,1.5 Mo)

Les quatre textes de cette brochure présentent le viol comme s’enracinant dans un ensemble de valeurs et de normes en même temps qu’il se fait un des vecteurs de la domination masculine. (On pourrait presque le voir comme un privilège du genre masculin qui a toute liberté (ou presque) pour satisfaire/assouvir ses désirs et/ou pulsions sexuelles.)

- L’arbre qui cache la forêt – ou le contraire…, par Claud[e].
- La femme comme champ de bataille, par Matei Visniec.
- "Impossible de violer cette femme pleine de vices", par Virginie Despentes (in King-Kong Théorie).
- “Viol, domination – soumission et pornographie”, par Shere Hite (in The Hite Report on Men and Male Sexuality).

28 juin 2007 - Des féministes libertaires nantaises , Narjo KKG

Le viol c’est quoi ?

(PDF,254 ko) (PDF,329.6 ko)

Petite bande dessinée sur le viol : "Un viol, c’est une relation sexuelle non consentie, avec ou sans pénétration, avec ton/tes compagnons, avec un inconnu, avec ou sans violence physique. Le viol, ce n’est pas seulement l’image stéréotypée d’un gros méchant qui nous poursuit avec une arme dans une rue sombre, mais c’est aussi un moment où on n’entend pas notre NON".