THEMES

Transpédégouines, queer

17 septembre 2017 - anonymes , Joie de vivre , Untorelli Press

Dangerous Space

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Publié la première fois en anglais en 2012, Dangerous Space présente une praxis insurrectionnelle contre le genre.

« Il n’y a pas d’espace que nous puissions créer, dans un monde aussi endommagé que celui dans lequel nous vivons, qui soit exempt de violence. Le fait même que nous pensions cela possible parle plus de nos privilèges que quoi que ça soit d’autre. Notre seule autonomie réside dans la façon dont nous négocions et utilisons nous-mêmes le pouvoir et la violence. »

11 juillet 2017 - Anonyme

Pédés et féminisme

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Quelques réflexions autour du fait de se définir comme "pédé". Sur le rapport aux féminismes, notamment par rapport aux questions de statut social, de place et de légitimité dans ces milieux et ces luttes. Mais aussi , plus en général, des réflexions autour des liens qui existent entre une condition/place sociale et des idées politiques et de comment c’est possible et/ou pertinent de lutter depuis une place de dominant.

27 mai 2017 - Brian Pronger , Richard Schmitt

Si on se touchait ?

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Les deux textes proposés ici ont été publiés initialement en 1998, en anglais, dans le recueil de textes Men doing Feminism.

"Il n’est pas vrai que les hommes hétérosexuels sont indépendants et autosuffisants. Ce qui est vrai est que les hommes prétendent être indépendants et autosuffisants." (Richard Schmitt)
"Avec suffisamment de pratique érotique attentionnée et ouverte, les restrictions du genre pourraient céder à la libre circulation du désir déterritorialisé, un avant-goût de la liberté du féminisme." (Brian Pronger)

Sommaire :

- Introduction, par sionsetouchait[at]riseup.net
- Les hommes proféministes et leurs ami.e.s, par Richard Schmitt
- A genoux : connaissance charnelle, dissolution masculine, faire du féminisme, par Brian Pronger

31 mai 2016 - Proute

Apprendre le consentement en 3 semaines, le cahier de vacances

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Enfin après «  Le consentement en 3 semaines  » voilà le «  Cahier de vacances du consentement  »  ! Il propose des outils amusants et accessibles pour aller vers une pratique du consentement positive et radicale, quelque soit ton identité de genre, ton orientation sexuelle ou tes pratiques passées, présentes ou que tu aimerais avoir dans le futur.

Tu y trouveras des informations utiles, des bases théoriques et pratiques sur le consentement, des mots croisés, un roman-photo, des exercices et des tableaux à remplir. Autant de formes pour réfléchir sous un nouveau jour ludique les relations sexuelles et affectives (voir sexo-affectives !).

Alors attrape un crayon, laisse tes préjugés dans ton sac de plage, vérifie que tu es bien disponible à te mettre en jeu et plonge dans le cahier de vacances ! Celui-là on t’en voudra pas de pas l’avoir fini avant la rentrée, parce que l’important c’est de se jeter à l’eau.

9 juin 2015 - Lesbian Avengers

Manuel de la Justicière Lesbienne

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Après une première traduction parue dans les années 1990, voici enfin la seconde édition française revue, augmentée et numérisée du Manuel de la Justicière Lesbienne, initialement publié par les Lesbian Avengers en 1993 (et révisé en 2011)... Un témoignage historique d’une période clé pour l’activisme lesbien, et un guide qui ne demande qu’à être remis en pratique !
EXPRIME TA COLÈRE ! PRENDS TA REVANCHE ! REJOINS LES JUSTICIÈRES LESBIENNES ET REJOINS LA RÉBELLION. ON RECRUTE.

1er juin 2015 - Georg Klauda , Thomas Bauer

Elèves modèles et apprentis sorciers suivi de Islam homophobe, Occident tolérant ?

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"L’islam est homophobe, l’Occident tolérant", c’est cette formulation simpliste que l’auteur veut réfuter dans le premier article. Quant au second, il montre que l’islam moderne, qu’il soit radical ou modéré, ne peut être considéré comme en continuité avec l’islam traditionnel, et qu’il doit plus aux valeurs imposées par la colonisation qu’à ses racines historiques.

27 avril 2015 - Collectif

Paranormal Tabou

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La brochure Paranormal Tabou a été rédigée en 2012 par des féministes transbipédégouines suite à leur implication dans la gestion d’une affaire de violences intracommunautaires.

Elle rassemble trois textes :
- Paranormal Tabou
- Féminisme du ressenti
- Safety is an illusion - Réflexions sur l’accountability

2 avril 2015 - Collectif

En finir avec le placard

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Tous les prisonniers ne sont pas des hommes.
Tous les prisonniers ne sont pas hétérosexuels.
Tous les prisonniers ne sont pas cisgenres.
À quoi sert de lutter pour la libération des prisonnier.e.s politiques et l’abolition de la prison si nous n’en finissons pas avec tous les placards ?

***

Sommaire :
- Introduction (Soledad et associées)
- Les gouines et les pédés veulent savoir… : Une interview avec des prisonnières politiques lesbiennes (interview de Linda Evans, Laura Whitehorn et Susan Rosenberg par le QUISP / Queers United in Support of Political Prisoners)
- Trois décennies de solidarité queer et de luttes radicales : une histoire riche (Bob Lederer)
- Des militant.e.s queers se joignent à une large action de désobéissance civile… (Simon Nkoli Queer Crusaders en solidarité avec les prisonnier.e.s politiques)
- One herstory of Out of Control Lesbian committee to support women political prisoners and POWs, 1986-2008 (B 8 / Rita D. Brown et Jane Segal, 2008)

Les textes sont extraits de : Matt Meyer, dir., Let Freedom Ring. A Collection of Documents from the Movements to Free US Political Prisoners, Oakland (Californie), PM Press, 2008.

20 février 2015 - Gloria Anzaldúa

La conscience de la mestiza

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Bercée dans une culture, prise en sandwich entre deux cultures, enjambant les trois cultures et leurs systèmes de valeurs, la mestiza subit une lutte de la chair, une lutte des frontières, une guerre intérieure. [...]

La nouvelle mestiza s’en sort en développant une tolérance pour les contradictions, une tolérance pour l’ambiguïté. [...] Elle a une personnalité plurielle, elle opère selon un mode pluraliste —rien n’est expulsé, le bon le mauvais et le laid, rien n’est rejeté, rien n’est abandonné. Non seulement elle nourrit des contradictions, mais elle transforme l’ambivalence en quelque chose d’autre.

Le travail de la conscience mestiza est de défaire la dualité sujet-objet qui la tient prisonnière [...]. La réponse au problème entre le peuple blanc et les peuples de couleur, entre le genre masculin et le genre féminin, passe par guérir la déchirure qui est au fondement même de nos vies, de notre culture, de nos langues, de nos pensées. Déraciner massivement la pensée dualiste de la conscience individuelle et collective constitue le début d’une longue lutte, mais une lutte qui pourrait, c’est notre plus grand espoir, nous porter vers la fin du viol, de la violence, de la guerre.

[La version originale de ce texte a été publiée en 1987 sous le titre « La conciencia de la mestiza. Towards a New Consciousness » dans le livre de Gloria Anzaldúa : « Borderlands/La Frontera : The New Mestiza » (1987, San Francisco, Aunt Lute Books).]

27 décembre 2014 - Dorothy Allison

Une Question de Classe

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La première fois que j’ai entendu « ils sont différents de nous, ils n’accordent pas la même valeur que nous à la vie humaine », j’étais au lycée en Floride. L’homme qui parlait était un recruteur de l’armée s’adressant à une bande de garçons, leur expliquant ce qu’était vraiment l’armée et ce à quoi ils devaient s’attendre outre-mer. Un sentiment de colère froide m’avait envahie. J’avais entendu le mot "ils" prononcé sur le même ton dur, avant. "Ils", ces gens là-bas, ces gens ne sont pas nous, ils meurent si facilement, s’entre-tuent si aisément. Ils sont différents. "Nous", j’ai pensé. "Moi."

Ma famille et moi, nous avons toujours été "eux". Qui suis-je ? me demandai-je en écoutant ce recruteur. Qui sont mes semblables ? Nous mourons si facilement, disparaissons si sûrement – nous/elles/eux, les pauvres et les queers. J’ai pressé mes pauvres poings blancs osseux contre ma bouche de lesbienne têtue. La fureur était une bonne sensation, plus forte et plus pure que la honte qui lui succédait, que la peur et l’envie soudaine de courir et de se cacher, de nier, de faire semblant de ne savoir ni qui j’étais ni ce que le monde me faisait.

J’ai grandi dans la pauvreté, la haine, victime de violence physiques, psychologiques et sexuelles, et je sais que souffrir ne rend pas noble. Ça détruit. Pour résister à la destruction, à la haine de soi ou au désespoir à vie, nous devons nous débarrasser de la condition de mépriséE, de la peur de devenir le "eux" dont ils parlent avec tant de mépris. Nous devons refuser les mythes mensongers et les morales faciles. Nous devons nous voir nous-mêmes comme des êtres humains, avec des défauts, et extraordinaires. Nous touTEs – extraordinaires.

29 novembre 2014 - Hoder

Chroniques du bord de l’amer…

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« Ce texte est adressé à toutes les personnes qui détournent pour profits personnels nos indispensables outils de lutte élaborés au fil du temps. À toutes les personnes qui instrumentalisent nos combats pour régler leurs comptes interpersonnels. »

Décryptage féministe de pratiques qui confondent plus ou moins volontairement "radical" et "venimeux"...

1- Déconstruction mon amour !
2- Le privé est politique…
3- De mesures en démesure
4- Tu fais de la merde, mais ne le prends pas personnellement…
5- L’entre-moi rêvé
6- The purest you are, the better you get…
7- Jouons avec les mots
8- Le théâtre de l’opprimé-e…
9- Je suis moi, suivez-moi aussi !
10- Scoop !

11 décembre 2013 - Anonyme

Consentement : un truc... de pédé ?

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Cette brochure aborde la question du consentement à partir du point de vue et du vécu de garçons qui couchent avec d’autres garçons. Elle a l’intention d’en montrer les spécificités et les enjeux particuliers en même temps qu’elle insiste sur l’importance de se sentir concerné personnellement par cette question (du consentement) quand on est gay/pédé. Elle est composé par deux textes qui partent de vécus personnels : une traduction de l’anglais du texte "Positive consent for dudes who get it on with dudes", suivie par un deuxième texte qui revient plus sur des histoires de constructions sociales de genre et de rapports de domination.

14 novembre 2013 - Alexandre Baril

Transsexualité et privilège masculin, fiction ou réalité ?

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Les féministes ont analysé, au cours des dernières décennies, des notions comme celles de sexe, de genre, d’identité sexuelle, etc. Ces mêmes notions se trouvent au cœur du phénomène transsexuel, d’où l’intérêt de certaines féministes de l’étudier. Bien que plusieurs analyses féministes présentent une interprétation positive et une attitude d’ouverture par rapport à la transsexualité, d’autres manifestent leurs réticences et leurs critiques à son égard. Ces dernières considèrent que la transsexualité résulte des stéréotypes sexuels et voient les personnes transsexuelles comme responsables de leur perpétuation. Quelques féministes très critiques vont jusqu’à se demander s’il n’existe des hommes transsexuels que dans la mesure où certaines femmes tenteraient d’échapper individuellement au système patriarcal pour profiter des privilèges liés à la masculinité dans des sociétés sexistes. Si la dénonciation de ces privilèges masculins est nécessaire à partir d’une perspective féministe - que j’endosse - afin de faire advenir une société égalitaire, le fait de savoir si les hommes transsexuels en profitent pleinement à partir du moment où ils sont reconnus comme faisant partie du groupe des hommes n’est pas aussi évident. Cet article se focalise donc sur la question suivante : comment les hommes transsexuels bénéficient-ils des privilèges de la masculinité dans des sociétés où les hommes représentent un groupe avantagé tant au plan social, culturel, politique qu’économique ?

10 avril 2013 - Collectif

Queer Ultra Violence

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Ceci est une traduction d’extraits du livre "Queer Ultra Violence : Bash Back ! Anthology" publié en 2011 par Ardent Press aux États-Unis, anthologie du mouvement queer insurrectionnaliste Bash Back !

« Les queers sont marquéEs comme des victimes tandis que la violence n’est jamais vue que comme l’outil des maîtres. Le projet anarcho-queer incarné par Bash Back ! est avant tout un refus du statut de victime et une réappropriation de la violence qui nous a été enlevée par l’idéologie progressiste et utilisée contre nous par nos agresseurs et par l’État. Le tournant opéré par Bash Back ! lors de sa rupture avec celleux qui ont refusé de reconnaître l’importance de cette réappropriation a été crucial. Il a permis de solidifier et de construire la cohérence de la tendance queer insurrectionnelle autour de la question de la violence... »

Sommaire :
- Introduction à l’édition française
- Vers la plus queer des insurrections
- Intimité criminelle
- “L’Enfer n’a de Furie plus grande” : Chronologie de l’insurrection Genderfuck
- Vers un transféminisme insurrectionnel
- Théorie de la Pute
- Le Pronom que je préfère est la Négation
- Anarchie de la mode : Entretien avec Le Boulevardier
- Milwaukee : Solidarité avec toutes les Tueureuses de Flics
- Bash Back ! est mort ; Vive Bash Back !
- Glossaire

23 novembre 2011 - Julia Serano

Le privilège cissexuel

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Ce texte de Julia Serano constitue le chapitre 8 de son livre "Whipping girl, a transsexual woman on sexism and the scapegoating of femininity", paru en 2007. Il s’agit là de sa première édition publiée en français.

Dans son livre, Julia Serano part en partie de sa vie pour tirer une analyse politique féministe de la situation des femmes trans dans la société occidentale et les milieux féministes et LGBT. Elle défend la thèse que les femmes trans, avant de subir des formes évoluées de transphobie, sont le plus souvent les cibles du sexisme traditionnel et de la misogynie banale et parfois insidieuse qui sévit historiquement dans nos sociétés et milieux. Elle propose donc, avant de partir en guerre contre de nouveaux systèmes d’oppression, de revoir en profondeur nos rapports à la féminité et à sa (dé)valorisation. Elle propose de nouveaux cadres de réflexion, via une remise en cause radicale des comportements misogynes et des perceptions des féminités.

Dans ce chapitre, elle s’attarde sur les privilèges cissexuels ainsi que sur les mécanismes que les personnes cissexuelles mettent en place pour justifier et maintenir leurs privilèges. L’idée est de mettre en lumière un statut opprimant (en l’occurrence, le statut cis), pour l’étudier et en comprendre les fonctionnements. Ce qui permet, pour une fois, de ne pas placer les personnes transsexuelles comme objets d’étude, mais à l’inverse de mettre les personnes cissexuelles et leurs comportements sous la loupe d’une analyse matérialiste visant à questionner la norme.

17 juillet 2011 - Collectif

Femmes trans en prison

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Cette brochure tente de mettre à jour la situation des femmes trans en prison.

« Le directeur est venu dans ma cellule et m’a dit "Tu as un pénis ou un vagin ?" J’ai dit "un pénis". Il m’a dit "voyons voir", alors j’ai dû lui montrer. Et puis il a dit "On ne va pas te soigner, ici. Il est plus que probable que tu finisses par te tuer." Il a eu un sourire narquois, il est sorti et voilà. »
« Le sergent est passé derrière moi, m’a touché les seins, m’a pincé les tétons avec ses doigts, les a fait rouler et m’a touché les fesses, les a serré, les a claqué. J’ai porté plainte et ils sont venus me dire que je ne quitterais jamais la prison vivante. »
« Ils ont mis cet homme dans ma chambre. Il m’a dit : "Voilà pourquoi tu es dans ma chambre : pour être ma femme." C’est ce qu’ils veulent tous ici, ils veulent une jolie transgenre. C’est leur cerise sur le gâteau. »
« Je me sens femme dans une prison d’hommes. J’ai des seins, un traitement hormonal, pas de pénis, mon nom officiel est féminin. Je devrais être dans une prison pour femmes. »

La transphobie en prison n’est que le reflet exacerbé de la transphobie générale de la société. De même, les personnes trans en prison ne font que subir, d’une manière exacerbée par la transphobie, les mauvais traitements infligés aux prisonnierEs en général.

14 janvier 2011 - Leslie Feinberg

Le mouvement de libération transgenre

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"Cette brochure constitue une tentative de retracer le développement historique d’une oppression qui, à ce jour, ne porte pas encore un nom bien connu. Nous parlons ici de personnes qui sont un défi aux frontières sociales de genre."

14 décembre 2010 - Queer Nation

Queer Nation Manifesto

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Queer Nation était un groupe transpédégouine radical fondé en mars 1990 à New York aux Etats Unis par des militantEs d’ACT UP. Les quatres actvistes à l’origine du groupe étaient outragéEs par l’augmentation de la violence homo et lesbophobe dans les rues et les préjugés dans les arts et les médias. Le groupe est connu pour ses stratégies « dans ta face », ses slogans, et la pratique du « outing » (le fait de révéler publiquement, sans son consentement, qu’une personnalité a des relations homosexuelles). Queer Nation était un groupe d’action directe, se démarquant ainsi des associations lesbiennes, gaies, bi et trans assimilationnistes.

Le texte suivant est un manifeste initialement distribué en 1990 par des personnes marchant aux côtés du contingent d’Act Up à la Gay Pride de New York.

19 décembre 2009 - Leslie Feinberg

Nous sommes touTEs en devenir

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Nous sommes un mouvement de femmes biologiques masculines, d’hom­­mes biologiques féminins, de cross-dressers, d’hommes et de femmes trans, d’inter­sexes qui sommes néEs dans ce large intervalle qu’il y a anatomiquement entre femelle et mâle biologiques, de gender-blenders, de beaucoup d’autres variantEs de sexe et de genre, et d’autres définitions qui nous sont importantes. En somme, nous élargissons la vision du nombre de manières qu’il y a d’être humainE.
(...)
Pour beaucoup d’entre nous, les mots femme et homme, m’dame ou m’sieur, elle ou il – en eux-mêmes comme d’eux-mêmes – ne complètent ni la som­me de nos identités, ni celle de nos oppressions. Pour ce qui est de moi, ma vie ne devient visible que lorsqu’on ajoute à l’équation le mot transgenre.

11 février 2009 - Daniele Bocchetti , Giorgio Cuccio

Transsexuels Incroyables

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Dans ce texte à deux voix Daniele Bocchetti et Giorgio Cuccio parlent de leurs expériences personnelles et de leurs réflexions politiques en tant que trans FtM (female to male = femelle à mâle), en racontant des bouts de l’histoire du mouvement trans en Italie et l’invisibilisation des trans FtM face à une survisibilisation caricaturale des femmes trans (MtF) entre autres dans les milieux trans, gay et lesbiens. Ils expliquent aussi la difficulté d’exister autrement qu’à travers des regards discriminants et voyeuristes et questionnent la notion de masculinité et les limites bien trop étroites de l’imaginaire binaire des genres. Ils mettent surtout en valeur pourquoi il serait bien plus intéressant de ne pas accorder autant d’importance aux majuscules F et M mais de s’interroger sur le potentiel du "t" minuscule ouvrant des perspectives bien plus émancipatrices...

24 septembre 2008 - TPGboulets Editions

À la conquête d’Hétéroland

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Cette brochure rassemble des textes qui ont été écrits par trois personnes. Ces textes, sauf celui sur l’activisme, avaient été écrits individuellement et chacun a son histoire. En tout cas, à l’origine ce n’était pas prévu qu’ils soient diffusés ensemble dans un même projet.
Des lectures collectives, des discussions et des moments de vie passés ensemble nous ont pourtant fait apercevoir qu’il y avait un fil commun qui reliait ces textes, qu’ils allaient dans la même direction et surtout qu’ils exprimaient un même malaise dans notre vie… le malaise de se vivre en tant que trans, pédé ou femme dans un milieu squat-libertaire-activiste trop souvent « masculin » et hétéronormé.
Parce qu’il n’y a pas que l’Etat, le capitalisme et la police qui nous oppressent dans la vie de tous les jours… mais bien d’autres choses encore.
On a donc décidé de publier les textes dans une même brochure. Et aussi d’écrire un dernier texte (le seul collectif) sur l’activisme, afin d’élargir le champ de notre critique. Notre envie est donc d’apporter, à partir de notre vécu, une voix différente sur ce milieu par rapport à plusieurs domaines : le relationnel, l’activisme, le discours et la rhétorique politiques…

13 juillet 2008 - Leslie Feinberg

Stone Butch Blues

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Leslie Feinberg milite aux États Unis pour les droits des trans et dans les mouvements sociaux radicaux. Son roman Stone Butch Blues d’inspiration autobiographique raconte l’histoire de Jesse qui découvre l’univers des lesbiennes dans les années 50 à Buffalo : les bars, les amours, la repression et la solidarité, mais aussi les limites des identités butch et fem pour sa recherche d’une identité personnelle. Le roman a été publié aux États Unis en 1993 et depuis traduit dans de nombreuses langues. Malheureusement le texte n’a jamais été traduit en français dans son intégralité.

4 juin 2008 - Dorothy Allison

Passive

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Dorothy Allison est lesbienne, originaire de Caroline du nord, du « white trash », littéralement déchet blanc, terme péjoratif américain désignant la population pauvre de race blanche, en particulier les cajuns. « J’ai grandi dans la pauvreté, la haine, victime de violences physiques, psychologiques, et sexuelles, et je sais que souffrir ne rend pas noble. Cela détruit. Afin de résister à la destruction, la haine de soi, ou le désespoir à vie, nous devons nous débarrasser de la condition de méprisé, de la peur de devenir le « eux » dont ils parlent avec tant de mépris, refuser les mythes mensongers et les morales faciles, nous voir nous-mêmes comme des êtres humains, imparfaits et extraordinaires. Nous tous - extraordinaires. »

28 avril 2008 - Joan Nestle

La question Fem

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Joan Nestle est une fem juive de 60 ans qui fait ses débuts de lesbienne dans les bars de la classe ouvrière de Greenwich Village à New York, à la fin des années 50. Sa vie s’est construite autour de ses passions de fem et des mouvements historiques qui l’ont marquée : le maccarthysme, le mouvement pour les droits civiques, le mouvement de liberation des femmes, celui des queers, les luttes à propos des questions sexuelles. En 1973, elle a co-fondé les Lesbian Herstory Archives de New York. Deux de ses livres, A Restricted Country et A fragile Union décrivent ses explorations des univers du désir, de la mémoire et de la resistance.

30 janvier 2008 - Eve Ensler

Les monologues du vagin

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Voici le lieu pour penser à nos vagins, pour apprendre grâce à ceux des autres femmes, pour écouter des histoires et des points de vue, pour répondre à des questions et pour nous en poser. Voici le lieu pour s’affranchir des mythes, de la honte et de la peur. Voici le lieu pour s’entraîner à dire le mot, parce que, comme chacun sait, c’est le mot qui fait avancer et c’est le mot qui rend libre. "VAGIN".

8 janvier 2007 - Bill Ryan , Jean-Yves Frappier

Quand l’autre en soi grandit : les difficultés à vivre l’homosexualité à l’adolescence

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"Les adolescents homosexuels, garçons et filles, constituent un groupe hétérogène peu étudié. La connaissance de l’homosexualité à l’adolescence est donc partielle ou même erronée. Si tous les adolescents traversent des périodes communes de développement, les adolescents et adolescentes homosexuels font face à des dilemmes particuliers qui peuvent avoir des répercussions sur leur développement et leur adaptation. De fait ils et elles présentent un risque plus élevé de crises psychologiques, liées à la découverte de leur homosexualité, au rejet par la famille ou par le réseau des pairs, au harcèlement ou aux agressions homophobes dont certains sont victimes et enfin au risque d’infection par le VIH ou autres MTS. Souvent des jeunes constatent qu’une personne ressource qui a accueilli positivement la divulgation de leur orientation homosexuelle a par ailleurs joué un rôle crucial dans l’acceptation de cette orientation et dans l’amélioration de leur estime de soi. D’où la nécessité de s’intéresser à leur sort".

Texte publié dans l’ouvrage collectif La Peur de l’autre en soi (Montréal, VLB, 1994).

3 juillet 2004 - Mémé

BIBI à la recherche d’une alternative (identitaire et sexuelle)

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Ou comment se dépatouiller des normes sociales, en particulier les normes genrées, sexuées, sexuelles et autres, sans retomber dans de nouvelles normes qui ne sont finalement pas plus satisfaisantes...

10 mars 2004 - Claudie Lesselier

L’extrême-droite, ça fait mâle !

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"L’extrême droite - ou même les extrêmes droites -, termes commodes mais dont l’usage tend à séparer les théories, pratiques, discours, valeurs de ces groupes d’avec l’ensemble de la société où ils prennent place. En fait, dans les politiques d’extrême droite, on voit comme dans un miroir grossissant l’interaction du sexisme et des racismes, des pensées biologisantes et du nationalisme, de la domination de classe, de la violence, tant de l’Etat que d’instances "privées" - on voit la radicalisation de notions, d’images, de mythes, qui sont répandus dans toutes les structures de domination et peuvent être même reproduits dans les mouvements de libération."

Texte paru en 1994 dans l’ouvrage collectif La peur de l’autre en soi, du sexisme à l’homophobie.

27 février 2004 - Christophe Gentaz

L’homophobie masculine : préservatif psychique de la virilité ?

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"Le mot homophobie n’existe pas, ou pas encore, dans nos dictionnaires français. Cependant, nous avons d’emblée une idée au moins approximative de ce dont il s’agit : un ensemble de préjugés, attitudes, jugements de valeur et comportements qui s’exercent, sur le mode négatif, à l’encontre des personnes homosexuelles. Cette définition de départ réfère cependant plus à une notion de sens commun qu’à un concept construit de manière scientifiquement rigoureuse. Ce texte voudrait contribuer à une telle construction".

Sommaire

- Introduction

- 1. De la catégorisation de la sexualité à sa déconstruction
1.1 - La sexualité : une invention récente
1.2 - L’homosexualité et sa pathologisation
1.3 - La virilité, désormais questionnable ?

- 2. Les phobies ou les peurs irrationnelles

- 3. Évolution et diversité des acceptions autour du mot homophobie
3.1 - L’apport des discours savants
3.2 - L’apport du mouvement social

- 4. De l’homophobie dans la virilité

- 5. De l’homophobie dans le rapport aux femmes

- 6. Le moi peau : enveloppe psychique du moi

- 7. Quand le fait d’être pénétré est assimilé au genre féminin
7.1 - De la peur de la pénétration sexuelle
7.2 - De la peur de la pénétration psychique dans son intimité de mâle
7.3 - De la peur de se laisser pénétrer dans son intimité corporelle

- Conclusion

- Bibliographie