THEMES

Capital, multinationales

16 août 2020 - Celia Izoard

Kourou ville des astres

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« Le Centre spatial guyanais vient de fêter ses 50 ans. Ville de casernes et de fusées, berceau de la conquête spatiale européenne, Kourou offre matière à méditer sur les ressorts de la colonisation, sur la terre et vers les cieux. »

Ce texte a été publié initialement en août 2018 dans le n°12 de la revue Z, consacré à la Guyane.

7 juin 2020 - Coordination contre la société nucléaire

Pour la mort du nucléaire et de son monde

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Textes et BD de 2007-2008 de la Coordination contre la société nucléaire qui fait le lien entre nucléaire et capitalisme, et pourquoi il faut la mort de l’un pour avoir la mort de l’autre (et vice versa).

20 avril 2020 - anonymes

L’Université (dés)intégrée

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"Depuis deux siècles Grenoble mène le tempo dans le domaine des techniques et des technologies de pointe. Grâce à la Houille Blanche, à l’implantation de l’armée, à la bourgeoisie industrielle locale et à l’apport de scientifiques redoutables, elle prit très tôt une longueur d’avance dans l’acquisition d’infrastructures modernes dans les domaines du nucléaire, du magnétisme, de l’électronique et de l’informatique. Le campus de Grenoble s’inscrit dans cette « tradition » où les secteurs de l’industrie des matériaux, de la défense et de la recherche en informatique sont étroitement imbriqués depuis bien longtemps. C’est le fameux « modèle grenoblois » tant vanté par les élites locales. La nouveauté, l’ « innovation » comme ils disent, fût bien réelle concernant les méthodes de maximisation des profits à partir de connaissances nouvelles : transdisciplinarité, brevetabilité et création de start-up arrivèrent dans la cuvette directement importé du modèle de la Silicon Valley.

Louis Néel, Louis Weil, Félix Esclangon et leur clique sont la première génération de cette nouvelle classe d’ingénieurs ondulaires, à la fois scientifiques, militaires et politiciens. Ils ont développé Grenoble dans le sens de l’expansion technologique comme jamais.

La tradition s’est bien maintenue jusqu’à nos jours, elle s’est même renforcée, on parle maintenant d’ « éco-système » . Et c’est avec les noms de Destot, de Piolle, de Fioraso et maintenant de Lévy que nous abordons la deuxième décennie du XXIe siècle. [...]

Ce texte est une enquête sur les structures de base qui déterminent les directives en matière de recherche et d’enseignement à Grenoble, elle n’est pas exhaustive. Elle se focalise sur quelques personnages intelligents (adaptés) qui ont tout fait, par idéal scientifique ou goût du pouvoir, pour développer et accélérer l’accroissement de la Bête à trois pattes : recherche-industrie-armée."

29 novembre 2019 - Foret en lutte

Forêt en lutte - Lutte en forêt

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Le collectif d’écriture "Quelques feuilles" s’est constitué suite à des rencontres de luttes contre la destruction des forêts qui se sont déroulées à Bure les 19 et 20 Mars 2016. Nous souhaitons contribuer à la lutte des forêts en relatant les projets absurdes qui les menacent, le récit de luttes en cours ou passées, la vie qui s’y crée ... Mais aussi parler de l’imaginaire et des usages de la forêt. Il nous tient à cœur de restituer quelque chose du rapport subjectif que nous entretenons avec elle et qui nous lie. Brochures à suivre !

Sommaire :

Dans les sous bois
- L’enrésinement du Morvan
- La Méga Scierie Erscia

Ca gronde
- Sus à Erscia !
- Occupation du Bois !

Encore
- S’opposer à l’industrialisation
- « Le contrat Bois régional » 2018/2028
- Histoire d’une coupe rase

Pour aller plus loin

3 octobre 2019 - Anonyme

L’Eusko, une critique tronquée de l’économie

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Critique de la monnaie "alternative" du Pays basque.

« L’Eusko se place comme la monnaie locale la plus échangée d’Europe avec plus d’un million d’unités en circulation. Mais ne nous mentons pas, l’ambition de l’Eusko et de ses fondateurs n’est aucunement à placer dans une lutte contre le Capital. Ce texte vise donc, non pas à faire croire qu’ils se seraient fourvoyés dans leur critique du capitalisme, mais bien plutôt à souligner, qu’au contraire, cette tentative est bien plus une plongée dans l’absurdité économique qu’une porte de sortie du désastre, et qu’il est impératif de se mettre en jeu dans d’autres luttes non tronquées qui cherchent concrètement à saboter la roue et non à l’enduire d’huile. Ne donnons néanmoins pas plus de contenu à notre article qu’il ne peut en avoir en quelques pages, il s’agit d’une rapide vue d’ensemble et d’un appel vers d’autres horizons de lutte. »

15 septembre 2019 - Celia Izoard

Les bas-fonds du capital

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« La mine est au cœur du capitalisme, qui lui doit non seulement sa monnaie, ses armes, ses machines et toute la puissance de son productivisme hors-sol, mais aussi une large part de son imaginaire et de son rapport au travail. Aujourd’hui, l’extraction des métaux, ressort incontournable d’une croissance effrénée, dévore littéralement la Terre. »

Texte d’introduction du numéro 12 de la revue Z sous-titrée « Guyane - Trésors et conquêtes ».

Ce texte introduit les problématiques écologiques et sociales d’une des industrie parmi les plus polluantes au monde, exploitant et détruisant la vie de plus de 23 millions travailleur.euses des mines pour le confort de l’occident et d’un capitalisme énergivore.

12 décembre 2018 - Antasena , FKMA , George Junus Aditjondro , PPLP-KP , Suratinem , Unrest Collective , Widodo

Cultiver ou mourir

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Ce n’est une surprise pour personne, même pour les gens éloignés de toutes considérations politiques que les entreprises et leurs filiales agissent sans scrupule quand il s’agit de leur objectif final : faire des profits records.

Cette brochure présente l’opposition entre le rouleau-compresseur capitaliste et la résistance paysanne sur la côte sud du territoire spécial de Yogyakarta, notamment entre 2007 et 2011.

Sommaire :
- Introduction
- Les effets courants de l’extraction en Indonésie
- Un conte de sable
- Chronologie de la lutte à Kulon Progo
- Entretien : Widodo
- Dimanche 1er mai 2011 - Tukijo kidnappé par la police locale
- Entretien : Suratinem
- Déclaration des paysan-ne-s de Java (FKMA)
- SG et PAG, passagers clandestins de l’acte du plan d’action spécial de l’État de Yogyarkarta
- Informations et contacts

4 janvier 2017 - Alexis Dubrasier , Emilien

Dans la Google du loup

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Voyage sur le campus de la plus célèbre entreprise du monde, à l’intérieur des sous-bois du futur, à la rencontre de la supposée utopie où Google scénarise un monde et son langage.

Texte paru initialement en 2015 dans le n°9 de la revue Z.

21 septembre 2016 - Grupo Ruptura

Les classes dans la société capitaliste

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« Ce qu’il nous intéresse de comprendre, c’est ce qu’est le prolétariat, ce que cela implique d’être un prolétaire ou un bourgeois, c’est mieux comprendre comment fonctionne le système capitaliste, mais surtout, mieux comprendre comment fonctionne sa destruction : les conflits, contradictions et crises qui se produisent en son sein. Pour cela nous considérons nécessaire de comprendre comment le capitalisme se base sur l’exploitation et la domination d’une classe par une autre, et quelles sont les caractéristiques de chacune. »

Tiré du numéro 5 de Ruptura, paru en décembre 2009.

1er décembre 2015 - Léon de Mattis

Qu’est-ce que l’argent ? Rien. Qu’est-ce que la lutte des classes ? Tout

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L’objet de l’argent, c’est de fournir l’instrument social nécessaire à ce que certains soient dominés et d’autres dominants. Un argent neutre, qui ne fait que récompenser les justes efforts de chacun, n’existe pas.

Sommaire :
- À droite comme à gauche, que des ennemis
- L’argent c’est quoi ?
- Un monde sans argent

Le texte "Qu’est-ce que l’argent ? Rien. Qu’est-ce que la lutte des classes ? Tout" a été diffusé la première fois le 3 octobre 2015 à Montreuil (Seine-Saint-Denis) lors d’une journée consacrée à la question « Une société sans argent ? ».

11 avril 2014 - Anselm Jappe

La Princesse de Clèves, aujourd’hui

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Ce texte d’Anselm Jappe, publié en novembre 2007, expose entre autres l’idée que "le dépassement du capitalisme ne peut pas consister dans le triomphe d’un sujet créé par le développement capitaliste lui-même". Selon l’auteur, "la seule chance est celle de sortir du capitalisme industriel et de ses fondements, c’est-à-dire de la marchandise et de son fétichisme, de la valeur, de l’argent, du marché, de l’État, de la concurrence, de la Nation, du patriarcat, du travail et du narcissisme, au lieu de les aménager, de s’en emparer, de les améliorer ou de s’en servir".

22 septembre 2013 - Anonyme

Tu l’auras dans l’os

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« Haaa... Bonjour madame […] alors comment ça va ? Ça fait tellement plaisir de vous voir... » 5 minutes plus tard… « Putain cette conasse elle m’a encore tenu la jambe pendant une heure avec ses histoires à la con, elle a rien de mieux à foutre ! »

Voilà le genre de phrase qu’on entend à longueur de temps quand on est contraint de vendre ses journées dans ce qu’on appelle le petit commerce. Parce que le client a toujours raison, quitte à lui chier sur la gueule dès qu’il a franchi la porte (et qu’aucun autre portefeuille sur pattes n’est en vue bien sûr).

Extrait de Lucioles n°1, Bulletin anarchiste du Nord-Est de Paris, novembre/décembre 2010.

1er juillet 2013 - Do or Die

SHAC Attack !

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Cette brochure est la traduction en français (finalisée au printemps 2013) d’un article publié en 2003 dans le dixième et dernier numéro de Do or Die, "journal apériodique publié au Royaume uni de 1992 à 2003, bourré de comptes-rendus et d’analyses des lignes de front écologiques à travers le monde".

Elle revient sur les quatre premières années de campagne intensive contre le labo d’expérimentation animale HLS, mis au bord de la banqueroute en 2001 par les actions des activistes et sauvé in-extremis par la Banque d’Angleterre et le gouvernement britannique.

17 février 2013 - Henri Simon

Quelques précisions sur la finance et son rôle économique

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"Nous vivons dans un système capitaliste.

Cela signifie que toute personne physique ou morale disposant d’une somme d’argent (à l’échelle mondiale, cela reste une minorité) voudra non seulement la conserver, mais aussi empêcher sa dépréciation et, éventuellement, l’accroître. Pour l’immense majorité de ceux qui ne disposent que de sommes de faibles montant, cet argent, augmenté des intérêts, n’est qu’un moyen de paiement (le pécule mis de coté pour parer aux coups durs de la vie, pour un achat plus important ou pour arrondir une retraite). Aujourd’hui, la majorité des paiements de la vie courante (salaires, allocations diverses, règlements par chèques et cartes bancaires) se font par l’intermédiaire d’établissements financiers qui tiennent les comptes des particuliers ainsi que les pécules éventuels ; certains de ces particuliers peuvent se laisser séduire par des promesses de gains plus importants dans des opérations financières plus aléatoires. Mais si dépôts et économies vont, aux mains des établissements financiers, ainsi se transformer en capital, ils ne restent pour l’immense majorité que des moyens de paiement."

Texte paru dans Échanges n°132 – printemps 2010.

27 novembre 2012 - prole.info

Guerre de classe

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« Nous n’avons ni propriété ni business pour faire de l’argent, du coup on est bien obligés de vendre notre temps et notre énergie à quelqu’un d’autre. Nous sommes la classe ouvrière d’aujourd’hui : les proles. »

« Nous sommes la classe des travailleurs qui voulons abolir le travail et les classes. Nous sommes la communauté de ceux qui veulent foutre en l’air les communautés existantes. Notre programme politique c’est de détruire la politique. Pour cela, nous devons appuyer les tendances subversives qui existent aujourd’hui, jusqu’à ce qu’elles bouleversent la société de fond en comble. Il y a un temps, c’est ce qu’on appelait la « révolution ». »

Work - Community - Politics - War a été publié en 2005 sur le site américain prole.info. Déjà traduit dans une dizaine de langues, nous avons voulu diffuser ce manifeste « pour une guerre de classe » en version française.

Pour toutes remarques, suggestions et sollicitations, ou bien si vous souhaitez diffuser ce bouquin (imprimé à plusieurs milliers d’exemplaires), un petit mail à vinaigre... Ce pamphlet est également disponible sur internetdown.org

VERSION AUDIO

26 novembre 2012 - prole.info

A bas les restaurants

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« Y’en a marre ! Ce sera le dernier client chiant. Le dernier connard de gérant. La dernière engueulade avec un collègue. Le dernier plat puant de moules. La dernière fois que tu te brûles ou te coupes parce que tu es dans le speed. La dernière fois que tu te promets que tu donnes ta démission demain et que tu te retrouves à promettre la même chose, deux semaines plus tard. Un restaurant est un endroit misérable. »

« Notre lutte n’est pas contre le geste de couper des légumes, de laver la vaisselle, de verser de la bière ni même de servir de la nourriture à d’autres personnes. Elle est contre la façon dont tous ces actes se rassemblent dans un restaurant, séparés d’autres actes, pour faire partie de l’économie et faire croître le capital. Le point de départ et de fin de ce processus est une société de capitalistes et de personnes obligées de travailler pour eux. Nous voulons une fin à cela. Les luttes des travailleurs de restaurant visent ultimement à créer un monde sans restaurants et sans travailleurs. »

Abolish Restaurants a été publié en 2006 sur le site américain prole.info. Déjà traduit dans une dizaine de langues, nous avons voulu diffuser ce texte en version française.

Pour toutes remarques, suggestions et sollicitations, ou bien si vous souhaitez diffuser ce bouquin (imprimé à plusieurs milliers d’exemplaires), un petit mail à vinaigre... Ce pamphlet est également disponible sur internetdown.org

8 mars 2012 - Loren Goldner

La lutte de classes aux États-Unis depuis le krach de 2008

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« Les « indicateurs sociaux » du « pays le plus riche du monde » montrent que la société est encore plus polarisée qu’avant la dépression des années 1930. Depuis la vague de grèves ouvrières de 1966-1973, les travailleurs américains ont subi des décennies de régression, perdant une lutte défensive après l’autre. Au cours de ce « long atterrissage forcé », et particulièrement depuis la crise de 2007-2008, toute la structure de la société américaine d’après-guerre s’est défaite. Dans ce contexte, le sentiment de colère est général dans la classe ouvrière mais n’a pas encore trouvé une forme de lutte adéquate. La question qui se pose est de savoir quand et comment ce processus s’inversera. »

8 mars 2012 - Henri Simon

Les États-Unis et "leurs" guerres

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«  Les États-Unis se trouvent dans une sorte de cercle vicieux : il leur faut trouver de plus en plus de recrues ; en dehors même de leurs problèmes financiers, ils sont contraints d’être de plus en plus « tolérants » dans ce recrutement et de confier à la soustraitance le plus possible de tâches logistiques et même directement de combat. Le résultat est qu’avec des recrues moins fiables tous les problèmes se trouvent décuplés et l’on ne peut s’empêcher de penser à la « combustion lente et graduelle » dont parle Clausewitz qui pousse à évacuer le pays afin d’éviter une destruction totale. »

Cet texte est paru dans Échanges n°136 (printemps 2011).

1er octobre 2011 - Anonyme

Gaz de schiste : scénario pour un gazage programmé

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« Moins de six mois après le début de la contestation organisée contre l’exploitation des gaz de schiste, il semble déjà y avoir quelque chose comme une opposition « officielle ». Ce qui avait inquiété l’Etat au début de la mobilisation, à savoir son caractère populaire et donc imprévisible, est en train de s’étioler. Ça se bureaucratise. Il y a des colères qui se perdent. On parle d’un nouveau Larzac, puis on retourne au Parlement européen. On fait mollement des réunions d’information où on n’ose trop rien dire, de peur que ça ne soit pas dans la ligne…
Et après tout, si ça pouvait se régler comme ça, pourquoi pas ? Tant que ça marche… Mais la question est que non seulement ça ne marche pas, mais que l’Etat est en train de retourner ses propres armes contre la contestation. Qu’encore une fois, ils vont faire servir la loi contre les gaz de schiste à l’acceptation des gaz de schiste. Créer des réglementations qui feront accepter ce qu’on réglemente, alors qu’on n’en voulait tout simplement pas. Et ainsi de suite : on connaît la chanson. C’est celle du Grenelle, du développement durable, du partenariat et de la cogestion sous toutes ses formes…
 »

Contact : gasbull [AT] voila [.] fr

6 juillet 2011 - Claude Guillon , Octavio Alberola , Yves Coleman

Noam Chomsky et ses amis...

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« Comme le rappelle l’un des critiques américains de Chomsky, chacun a bien le droit de prendre un parti qui est celui -à strictement parler- de la contre-révolution. Il doit être déconstruit et critiqué -en un mot combattu-, et cela avec d’autant moins de complaisance qu’il se drape dans les plis du drapeau noir pour donner du panache et un pedigree flatteur à un anarchisme d’opinion, devenu discipline universitaire, acteur de la pluralité démocratique ou curiosité muséologique.

27 mars 2011 - André Dréan

La guerre high-tech

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« La guerre résume, en quelque sorte, les avancées réalisées par le capital mais, en retour, elles les accélère. Elle est le ban d’essai du progrès. L’industrie de la tuerie, sous l’égide de l’Etat centralisé, est le laboratoire grandeur nature du développement de l’industrie en général. A l’aube de l’industrialisation, l’introduction du travail salarié et des machines dans l’armée permanente fut pour beaucoup dans leur généralisation à l’échelle de toute la société bourgeoise. Depuis plus de deux siècles, bien des formes d’organisation et des modes d’activité propres au capitalisme ont été anticipés et testés dans l’appareil militaire de l’Etat. En témoigne à l’évidence l’aventure du nucléaire, rejeton de la Seconde Guerre mondiale, comme source d’énergie fondamentale et modèle de gestion centralisée, militarisée et bureaucratisée de la société.

La guerre high-tech marque l’accélération du processus. Les laboratoires sponsorisés par les trusts et par les Etats, qui fabriquent les marchandises les plus diverses, des armes aux médicaments, souvent les deux à la fois, y voient l’occasion rêvée pour tester in vivo, hors des enceintes de leurs technopoles, leurs brillantes inventions et pour analyser quelles en sont les retombées militaires et civiles. Aujourd’hui, les docteurs Mengele sont légion, ils sont les hérauts de la démocratie et leurs champs d’expérience incluent de très vastes territoires. L’Otan envoie sur les champs de bataille encore fumants, par le biais des institutions humanitaires de l’Onu, des missions charitables chargées d’étudier sur le tas les effets de toutes les merveilles avec lesquelles elle a martyrisé des populations entières, en Irak et ailleurs. La main qui assassine est aussi celle qui soigne. »

1er juin 2010 - Collectif

Incidents de classe en Chine

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Ce bref aperçu des révoltes prolétariennes chinoises aujourd’hui, ô combien intrigantes tant par les formes, le nombre et l’intensité, nous rappelle que, quoi qu’on en dise, la lutte des classes est loin d’être moribonde. Être curieux de ce qui se passe au bout du monde, en particulier dans les « ateliers du monde » rend plus lisible ce qui se passe ici, tant le capital (et donc l’antagonisme de classe) s’organise internationalement.

Ce recueil comporte des brèves générales (liste non exhaustive de conflits qui ont perturbé l’harmonieuse société chinoise de 2008 à début 2010), un témoignage d’une ouvrière mingong paru dans la revue Echanges, un texte de Bruno Astarian qui réactualise son livre Luttes de classes dans la Chine des réformes, (1978-2009) paru chez Acratie en 2009, des extraits du dit bouquin, etc.

nousvoulonstout(at)gmail.com

15 octobre 2009 - anonymes

Contre les Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver

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Cette compilation de textes traduits de l’anglais ne prétend pas à être exhaustive, mais veut donner un aperçu de la forte lutte contre les Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver et le projet capitaliste qu’ils accompagnent. Les traductions de ces textes glanés sur internet ont été reprises ou corrigées. Les images et dessins proviennent intégralement des divers tracts, brochures et fascicules diffusés à l’occasion de cette lutte contre les JO.

«  Pour saper le projet des Jeux Olympiques, les attaques et les interruptions doivent continuer d’aller au-delà du spectacle des Jeux. »

sommaire
>>> Les autochtones et 2010
>>> Sans conclusions. Tentatives anarchistes récentes dans le sud de la côte pacifique du Canada
>>> Riot 2010 ? Riot now ! Attaquer les Jeux Olympiques et leur projet : Canada, Grèce et Italie
>>> Frapper l’entièreté de la cible olympique
>>> Sports Action : actions directes contre les Jeux Olympiques

28 août 2009 - anonymes

De plages en cages...

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« Les migrations sont la conséquence des inégalités entre les pays occidentaux qui se pavanent de toutes leurs richesses, pendant que le reste de la planète crève la dalle. Même si, on ne le dit jamais assez, la grande majorité des mouvements migratoires s’effectuent d’un pays du « Sud » à un autre. Mais les migrants, avec ou sans papiers, sont aussi « ici », car la raison économique crée les besoins d’une main d’œuvre flexible à souhait, composant une catégorie de travailleurs nécessaire pour maintenir la pression (salaires, droits, conditions de travail) sur l’ensemble des salariés. Les sans-papiers forment ainsi les régiments de prolos qui permettent pour nombre de secteurs d’effectuer une confortable « délocalisation-sur-place » (BTP, restauration, services, agriculture...). Les migrations – et les politiques migratoires – sont une question de travail autant que le travail est une question de migrations : on se souvient des exodes rurals massifs du début de l’industrialisation (au sacrifice d’une agriculture vivrière raisonnée), on a aussi en tête l’organisation méthodique des mouvements pendulaires quotidiens (le « métro-boulot-dodo »), au cœur de l’« organisation scientifique du travail ». Rappelons que le travail est cette « évidence » dont dépend, vitalement, la célèbrissime « reproduction du capital », celle-là même qui voudrait faire tourner en rond ce monde. Au-delà des manœuvres électoralistes, les chiffres et les pratiques des expulsions constituent surtout une menace supposée efficace pour maintenir dans la docilité cette main d’œuvre. »

8 février 2009 - John Holloway

1968 et les portes ouvertes sur de nouveaux mondes

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1968, pourquoi parler de 1968 ? John Holloway évoque l’explosion de cette révolte contre le travail abstrait dont l’écho résonne encore aujourd’hui.

27 juin 2008 - Emile Pouget , Non Fides , R.T.O. , S.I.P.N.

Réflexions sur le Travail

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Au sommaire :
- Travailler, pour quoi faire ? (Non Fides)
- La Délation en entreprise (Non Fides)
- Et après, que nous reste-t-il ? (Non Fides)
- Les Patrons sont ils indispensables ? (anonyme)
- Il y a des choses qui explosent la boite crânienne (Non Fides)
- Courtois, Accueillant, Dynamique, Organisé, Rigoureux (Non Fides)
- Benzoriders (R.T.O)
- On aimerait faire grève (SIPN)
- A propos d’une idée ignoble appelée compétition (Non Fides)
- La grève générale (Emile Pouget)

La bande dessinée "Les patrons sont ils indispensables ?" n’est visible que dans le fichier PDF de la brochure.
Vous pouvez télécharger la brochure au format PDF page par page lisible sur votre écran sur le site de Non Fides.

21 février 2008 - Claudio Albertani

Empire et ses pièges

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Voici un article qui lance une critique contre la pensée de Negri d’une manière relativement calme et documentée, pour ceux que la nouvelle gauche italienne n’enthousiasme pas, ni le salaire garanti et autres détournements de la lutte. Vous aurez ici aussi une bonne introduction au contexte historique de l’Italie des années 1970, bouillonnantes de débats passionnants et d’engagements dont il nous reste beaucoup à découvrir.

Vous avez deux couvertures au choix... et hop !

15 janvier 2008 - Mike Davis

Dubaï, entre la peur et l’opulence

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Sous le règne de l’Émir-PDG Cheikh Mohammed el Maktoum, son despote éclairé âgé de 58 ans, Dubaï est devenue la nouvelle icône globale de l’ingénierie urbanistique d’avant-garde. Le multimilliardaire « Cheikh Mo » comme le surnomment les occidentaux résidents à Dubaï a une ambition explicite et totalement dénuée d’humilité : « Je veux être le Numéro Un mondial. »

« Quiconque n’essaie pas de transformer le futur restera prisonnier du passé. » Mais le futur qu’el Maktoum construit à Dubaï — sous les applaudissements des milliardaires et des multinationales du monde entier — s’apparente plutôt à un cauchemar émergé du passé : la rencontre d’Albert Speer et de Walt Disney sur les rivages de l’Arabie.

Mais les premiers signes de rébellion sont apparus à l’automne 2004, lorsque plusieurs milliers de travailleurs asiatiques défilèrent courageusement sur l’autoroute à huit voies Sheikh Zayed en direction du ministère du Travail. Ils y furent acueillis par la police anti-émeute et par des fonctionnaires brandissant des menaces d’expulsion massive. L’année 2005 fut marquée par des manifestations et des grèves de moindre envergure en signe de protestation contre le non paiement des salaires ou la dangerosité des conditions de travail.

29 mai 2007 - Collectif

Autour de la « catastrophe » Katrina à la Nouvelle-Orléans

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Catastrophe humaine, catastrophe sociale... Catastrophe où le plus grand nombre se retrouve - semble-t-il - complètement paumé. Où de grandes difficultés à s’organiser pour l’immédiate survie se font sentir. Et où aller s’entasser dans le SuperDôme - gracieusement mis à disposition par les autorités - devient l’unique solution.

Quelques-uns cependant, tenteront de s’organiser par eux-mêmes, à trois ou quatre amis, ou bien à plusieurs dizaines, pour assurer récupération de denrées alimentaires et d’eau potable. Certains refuseront d’être parqués par l’armée et préféreront, les armes à la main parfois, s’organiser pour fuir la zone sinistrée.

Seulement, l’Etat capitaliste par son infinie nécessité de contrôler les flux - de marchandises et de travailleurs -, imposera une répression féroce à celles et ceux qui pratiqueront l’auto-organisation. Le premier objectif sera de protéger la marchandise avec autorisation de tuer les pillards. Ensuite, il s’agira de gérer les flux de populations et empêcher physiquement ceux qui veulent fuir par leurs propres moyens. Le tout dans un black-out médiatique digne de l’Irak.

« 300 soldats de la garde nationale viennent juste de rentrer d’Irak. Ils ont une certaine expérience des combats. Ils rétabliront l’ordre dans les rues. Ils ont des M-16 prêts à tirer. Ces troupes savent comment tirer et tuer et elles sont plus que jamais prêtes à le faire. »
La gouverneure de Luoisiane, Kathleen Blanco, septembre 2005.

25 février 2007 - H.S.

Bangladesh, une révolte ouvrière

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Révolte ouvrière dans un de ces pays d’Asie où les conditions d’exploitation et de survie ne sont plus supportables... Où l’on en vient à incendier l’usine elle-même...

Texte tiré de Echanges et Mouvement (http://mondialisme.org)

30 novembre 2006 - Ivan Illich

Énergie et équité

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« Une vitesse élevée capitalise le temps de quelques-uns à d’énormes taux, mais paradoxalement cela coûte un énorme prix à ceux dont le temps est jugé beaucoup moins précieux ».

29 mars 2006 - Collectif

CPE - Le Monde se referme-t-il ?

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Textes parisiens issus du mouvement "anti-CPE", mais qui sont en réalité bien plus que de l’anti-CPE... Un bon coup d’air frais pour les "mouvements sociaux" !

- Le monde se referme-t-il ?
- Pousser le monde qui s’écroule
- Appel de Raspail
- Mais où est passé le mouvement réel ?

22 octobre 2005 - Karl Marx

Le caractère fétiche de la marchandise et son secret

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De ces quelques pages, extraites du livre I du “Capital”, sont directement issues la théorie de la réification de Lukacs et celle du spectacle de Debord.

26 avril 2004 - William Morris

La société de l’avenir,
suivi de L’âge de l’ersatz,
suivi de Où en sommes-nous ?

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Ces textes sont trois conférences que William Morris a données entre 1887 et 1894. L’ensemble de ces trois textes peut apporter une critique de la société industrielle, de la consommation, du progrès, du travail, de l’activisme(!) dont le point le plus interpellant est que l’on pourrait les calquer à notre époque sans enlever une miette du fond. Quand bien même on puisse avoir des divergences avec son point de vue, il paraît d’une déconcertante actualité... Il y a de quoi se poser des questions...