Brochures subversives à lire, imprimer, propager

A (RE)LIRE CES TEMPS-CI

Les « espaces safe » nous font violence ?

Depuis quelques années, on a remarqué l’utilisation de plus en plus importante des expressions « se sentir safe » et « espace safe » dans les milieux féministes et/ou transpédégouines/queers que l’on côtoie ou dans lesquels on évolue. Leur utilisation courante, qui pour nous n’a pas été assez questionnée, nous a interrogé sur leur signification politique. Le partage de ces réflexions est une des raisons qui nous a amené à écrire ce texte, qui se veut un apport à la discussion que nous voulons avoir dans ces milieux. Il s’adresse en effet à des personnes qui prennent en compte l’existence de plusieurs systèmes d’oppression (racisme, sexisme, hétérosexisme, oppression de classe, validisme, ...) qui est pour nous une donnée de départ évidente et sur laquelle on ne s’est pas attardé.

Nous avons constaté que quand on utilise le terme safe, on ne met pas forcément les mêmes choses derrière et que ces diverses significations impliquent aussi des visions politiques différentes, qui ne sont pas explicites. On avait donc envie de rendre visible le flou qu’il y a autour du terme safe et de l’analyser. Et aussi de s’attarder sur les implications politiques qui vont avec les différentes utilisations de ce terme.

auteur-e : Anonymes

publié le 28 mars 2018

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DOSSIER

Mauvaises intentions

Dossier "antiterrorisme vs. mouvance anarcho-autonome".

publié le 29 février 2012

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LA DERNIÈRE BROCHURE

 Ça me donne envie de te présenter mes excuses

Ça me donne envie de te présenter mes excuses

Ce texte est un témoignage de violences psychologiques et verbales dans un couple de lesbiennes cis. Bien qu’il traite d’un cas particulier peu documenté : les violences conjugales non-hétéro ; ce texte est aussi tristement banal et révèle des violences possibles dans d’autres cadres : familial, professionnel, amical.

La violence psychologique passe entre autres par de la violence verbale. Ce sont par exemple des phrases dites par des personnes dont nous sommes dépendant·es matériellement ou sentimentalement. Elles sont autant de manières pour se désengager d’une relation, maintenir une tension, faire culpabiliser l’autre ou encore obtenir le consentement d’autrui à son insu. Ces paroles s’inscrivent dans une dynamique quotidienne, devenant une évidence relationnelle. C’est alors complexe de voir ces attitudes comme de la violence. Elles sont incorporées et font mal dans la chair comme des fêlures de l’intégrité. L’estime de soi se brise petit à petit, le ressenti d’impuissance et le doute prennent le pas sur la légitimité à s’opposer. Aussi bien pour les victimes que pour les témoins, reconnaître ces violences est une façon parmi d’autres d’y faire face. Soif d’avancer et de s’entourer.

auteur-e : JJ

publié le 10 novembre

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