AUTEURS

Alain C.

28 décembre 2009 - Alain C.

« L’Insurrection qui vient », construction identitaire et alternative existentielle

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Ce texte n’est pas une étude critique des thèses exposées dans le livre L’insurrection qui vient, ni une tentative de « démontage théorique » de celui-ci. L’idée m’est d’abord venue de l’aborder ainsi, et je ne suis sans doute pas le seul. Bien des choses avancées dans ce livre pourraient en effet être discutées. Mais rapidement, j’ai eu le sentiment de l’inutilité de cette démarche. Ce sentiment, cette intuition plutôt était celle de l’impossibilité du dialogue avec ce livre, ou d’un dialogue toujours rompu en un point déterminé. J’ai eu le sentiment décourageant que ce texte ne pouvait pas être critiqué : il m’a semblé qu’autre chose était en jeu, qui n’était pas quelque chose dont on puisse discuter, pas une simple divergence de vues, que ce qui était central dans le texte n’était pas ce qui y était affirmé, mais l’affirmation elle-même.
Cette volonté rageuse d’affirmation, c’est ce qui donne sa force au texte, mais aussi sa raideur, c’est ce qui le rend imperméable au dialogue. Je n’y vois pas seulement un effet de style, mais une structure profonde, propre à tous les énoncés doctrinaux.
Il m’est donc apparu ceci : si L’insurrection qui vient défend bien des idées, une vision du monde ou un projet politique, ce qu’expose ce texte est toujours conditionné par l’affirmation d’une identité. C’est sous cet angle que je l’aborderai.

Alain C.

19 juillet 2007 - Alain C.

L’impasse citoyenniste

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«  Si les citoyennistes peuvent parler de crise, c’est que l’État en a parlé d’abord. Depuis trente ans, la France est, paraît-il, en crise. Cette «  crise  », bien réelle au début, a bien plutôt été ensuite une façon de justifier l’exploitation. Aujourd’hui, c’est la «  reprise  » qui joue ce rôle, et les réformistes sont bien embêtés. Les voilà contraints de réajuster leur discours, toujours calqué sur celui de l’État, et ceux qui il y a six mois nous parlaient d’une crise mondiale généralisée nous parlent aujourd’hui de «  répartir les fruits de la croissance  ». Où est la cohérence ?

Où sont-ils donc, ces keynésiens antilibéraux, ces réformistes sans réformes, ces étatistes qui ne peuvent participer à un État, ces citoyennistes ?

La réponse est simple : ils sont dans une impasse.  »

3 février 2004 - Alain C.

John Zerzan et la confusion primitive

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Les éditions l’Insomniaque ont fait paraître deux recueils des articles de J. Zerzan : Futur Primitif, en décembre 1998 (d’abord publié par Autonomédia, New York, 1994) et Aux sources de l’aliénation, en octobre 1999 (Elements of refusal, Left Bank Books, Seattle, 1988).

"Nous disons que ces textes sont une réécriture idéologique de l’histoire de l’humanité, que J. Zerzan se sert de différents travaux de préhistoriens, d’anthropologues et de philosophes à seule fin d’établir une idée préconçue de ce qu’est l’humanité, de ce qu’elle a été et de ce qu’elle doit devenir. L’idéologie de J. Zerzan est sans doute généreuse, et soulève par ailleurs des problèmes intéressants, mais elle n’est qu’une idéologie.

Les thèses de Zerzan ne semblent en outre, dans le petit milieu où elles ont été diffusées, n’avoir soulevé aucun débat, et n’avoir rencontré qu’une approbation ou une réprobation vague, du moins à notre connaissance. Le but de cette brochure est également de lancer ce débat, sur des bases plus concrètes."

- I - La préhistoire manipulée
- II - Aux sources de l’aliénation : un mixage idéologique
- III - Le communisme ne peut pas être "primitif"