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Max Stirner

5 juillet 2017 - Max Stirner

La Marotte

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Mais ce que le Christianisme (la Religion) a machiné contre les appétits, ne serions-nous pas en droit de le retourner contre l’Esprit (pensées, représentations, idées, croyances, etc.), par lequel il prétend que nous soyons déterminés ? Ne pourrions-nous exiger que l’Esprit, les représentations, les idées, ne pussent plus nous déterminer, cessassent d’être fixes et hors d’atteinte, autrement dit « sacrées » ? Cela aurait pour effet de nous affranchir de l’Esprit, de nous délier du joug des représentations et des idées.

Le Christianisme disait : « Nous devons bien posséder des appétits, mais ces appétits ne doivent pas nous posséder. » Nous lui répondons : « Nous devons bien posséder un esprit, mais l’Esprit ne doit pas nous posséder. »

La Marotte est extrait de la première partie de L’Unique et sa propriété, de Max Stirner (publié en 1844, traduit par Robert L. Reclaire en 1899).

8 décembre 2012 - Max Stirner

Le faux principe de notre éducation

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« Un savoir qui ne se purifie ni ne se concentre jusqu’à s’arracher vers le vouloir, ou, en d’autres termes, un savoir qui m’alourdirait, réduit à être mon avoir et ma possession au lieu de s’être si intimement uni à ce que je suis que le Moi, se mouvant librement, en rien entravé par un fardeau qu’il aurait à tirer, parcourerait le monde en préservant la fraîcheur de ses sens, un savoir qui n’est pas devenu personnel ne permet qu’une pauvre préparation à la vie. [...]

Si le besoin de notre temps, après la conquête de la liberté de pensée, est de poursuivre celle-ci jusqu’à l’achèvement qui la transformerait en liberté de la volonté et la réaliser comme le principe d’une nouvelle époque, alors le savoir ne peut plus être le but ultime de l’éducation ; mais ce rôle appartient au vouloir né du savoir, et l’expression parlante de ce à quoi l’éducation doit tendre s’énonce : l’homme personnel ou libre. L’essence de la vérité est de se révéler elle-même ; cette révélation passe par la découverte de soi, la libération de tout élément étranger, l’abstraction extrême ou liquidation de toute autorité, la naïveté reconquise. De tels êtres absolument vrais, l’école n’en livre point. »
Max Stirner, 1842.

4 août 2011 - Albert Libertad , anonymes , Aviv Etrebilal , Giuseppe Ciancabilla , Max Stirner

Notre Individualisme et autres textes...

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Notre individualisme est un texte écrit à la première personne, à la fois vision personnelle de l’individualisme anarchiste et présentation volontairement accessible de cette pensée souvent méconnue ou caricaturée. Le besoin s’en faisait ressentir depuis déjà pas mal de temps, voici donc une modeste contribution, une goutte d’eau dans la mer des débats sur l’anarchisme, suivie de quelques classiques dépoussiérés pour l’occasion ou de textes plus récents qui ont attiré notre attention sur le sujet.

Sommaire :
Notre individualisme - Aviv Etrebilal
Liberté individuelle et société - Max Stirner
L’Individu contre l’Etat - Max Stirner
Sur la responsabilité individuelle
L’Individualisme - Albert Libertad
L’important ce n’est pas de savoir d’où on vient mais de décider où on va
Contre l’organisation - Giuseppe Ciancabilla