Carnet de coloriage de dessins avec slogans enfantistes, un outils pour lutter contre toutes les formes de violences faites aux enfants et aux adolescent·es.
A diffuser largement !
MOTS: Critiques de l’âgisme et de l’éducation
Mes coloriages enfantistes
Carnet de coloriage de dessins avec slogans enfantistes, un outils pour lutter contre toutes les formes de violences faites aux enfants et aux adolescent·es.
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Pour en finir avec les prisons pour mineurs
Septembre 2007, déjà quatre des sept Établissements Pénitentiaires pour Mineurs - en construction depuis 2005 - sont opérationnels. Ces prisons d’un nouveau type ont ouvert, début juin 2007, leurs portes à quelques jeunes malchanceux, pour mieux les refermer brutalement derrière eux. Cellule, coursive, psychiatre, cellule, cours scolaires, matons, salle de sport, « éducateurs » en mal d’autorité, parloir, barreaux, juges, mur d’enceinte, béton, cellule, cellule, cellule... Voilà ce qui attend les jeunes enfermés !
Depuis deux ans, pourtant, une lutte timide mais déterminée a vu le jour, notamment aux abords des sites de Lavaur (Tarn), Orvault (Loire-Atlantique), Meyzieu (Rhône) et Porcheville (Yvelines). De campagnes d’information en réunions publiques, d’occupations de chantier en sabotages, cette mobilisation contre les prisons pour mineurs a pris de multiples visages. Sachant que cette bataille est à peine commencée, voici un état des lieux de la mise en place des EPM et des luttes et réflexions qui s’y opposent résolument. Même s’il est loin d’être exhaustif, ce « dossier d’information » propose de revenir sur l’historique, le contexte et la mise en oeuvre de la construction des prisons pour mineurs, avant d’avoir un aperçu de la mobilisation contre ces nouvelles taules (tracts & textes, chronologie des actions...). Les contacts des nombreux collaborateurs locaux pourront également intéresser certains... Enfin, un plan des chantiers, qui circulait en juillet 2007 sur internet, est reproduit en annexe du dossier.
Finissons-en avec les prisons pour mineurs !
On voudrait nous apprendre à marcher en nous coupant les pieds
La fonction première de l’école est l’anéantissement moral de chaque individu passant entre ses mains.
Contre l’oppression des adultes sur les enfants
"L’enfant est la propriété de l’adulte" remarque Catherine Baker, qui a bien du mal à se satisfaire de ce constat...
S’attaquant à la notion d’enfance, qui permet de justifier les rapports sociaux de domination des adultes sur les enfants, l’auteure se livre à un plaidoyer pour la désobéissance.
Extrait du livre Insoumission à l’école obligatoire, ce texte en constitue le chapitre 5 (dans ce livre, Catherine Baker s’adresse à sa fille de quatorze ans, qu’elle n’a pas mise à l’école).
La brochure téléchargeable en PDF propose à la suite du texte de Catherine Baker, "L’âge de raison", un court texte de David Olivier, publié en 1986 dans la revue Information, Réflexion libertaire.
L’enfance comme catégorie socialement dominée
Reflexions sociologiques sur le statut de l’enfant dans la société française actuelle.
Sommaire :
- Bases théoriques et problématique
A. Tentative de définition des éléments théoriques
B. Questionnements et regard sur l’objet
C. Questions qui articulent cette recherche - En guise de méthodologie
- Partie 1 : La différenciation des catégories : un statut spécifique à l’enfance
I. Bref historique de l’émergence du statut spécifique de l’enfant
II. Monde de l’adulte – monde de l’enfant
III. Statut juridique de l’enfant
- Partie 2 : Rapports d’autorité entre enfants et adultes
I. Évolutions du rapport d’autorité
II. Conflits et manifestations de l’autorité de l’adulte
III. Dissymétries dans l’interaction verbale : « écoute un peu ce que
les adultes te disent »
IV. Spécificités du rapport d’autorité
- Partie 3 : Mécanismes de légitimation et représentations de
l’enfant
I. L’enfant dans le langage : les dissymétries sémantiques
II. Deux conceptions antagonistes de l’enfant : « sale petit démon » / « adorable chérubin »
III. Besoin de l’adulte et autorité
IV. La violence symbolique
V. La « naturalisation » de la catégorie enfance
- Éléments de conclusion : Apports et limites de la recherche,
perspectives
Aimer ses parents n’est pas un devoir.
"… Parent.e.s, vous devez écouter
quand nous coupons les ponts
il ne s’agit pas de vous
mais de nous
mais de notre (sur-)vie
nous voulons une vie
faite de relations avec des gens
qui nous font du bien
qui ne renient pas notre amour-propre
qui nous soutiennent tel.les quel.les
et non avec des gens
qui veulent décider à notre place
qui nous font violence
qui ne nous croient pas … "
La grève des écoliers - un épisode de la guerre sociale en Angleterre (1911)
Ce texte a été écrit pour figurer dans le numéro 3 de la revue Les Révoltes Logiques, consacré au thème des « Enfants du Capital », à
l’automne 1976. Nos amis anglais de History Workshop nous
avaient adressé la brochure de Dave Marson sur les grèves d’écoliers
à Hull en 1911. Enseignant depuis 1971 au Lycée Montaigne,
qui se trouvait à la pointe de la contestation lycéenne dans les
années 1970 et y ayant connu plusieurs mouvements de grève, je
m’étais sentie suffisamment inspirée par ce texte pour en faire non
pas une traduction ou un résumé mais une libre adaptation.
Danièle Rancière
De la misère en milieu étudiant
Texte scandale publié un an et demi avant mai 1968, à l’Université de Strasbourg par l’AFGES.
De la grève étudiante à la grève humaine
Analyse du mouvement étudiant de 2003-2004, écrite en mars 2004.
Perspectives de grève humaine.
Compilation de tracts.
Même pas sage... même pas mal !
« On les appelle enfants. Quand enfant devient trop ridicule, on parle des adolescents. La loi dit les mineurs. Des mots pour créer une séparation en fonction de l’âge. Des mots qui masquent et justifient l’oppression. »
À l’heure où la dernière loi sur la prévention de la délinquance mijote au parlement, la jeunesse est de plus en plus prise en étau. Elle est encadrée par des dispositifs sécuritaires, publicitaires, culturels, toujours plus visibles, qui viennent compléter / renforcer les vieux modes de contrôle comme le travail, la famille, l’école – ou s’y substituer parfois. Ces dispositifs sont portés par un même mouvement qui, tout en utilisant la jeunesse comme emblème idéal de la marchandise, présente une partie d’entre elle comme bouc émissaire. Ils servent à faire intégrer dès le berceau ce que la grande majorité a déjà accepté et, parallèlement, à former des citoyens finis infoutus de se révolter. Les mouvements récents, des lycéens contre la loi Fillon, des émeutiers de novembre 2005 et celui contre le CPE et son monde, ont montré que les pouvoirs ne sont pas arrivés à leurs fins.
Les textes rassemblés ici, certains anciens, d’autres récents, tous d’actualité, aimeraient mettre un peu d’air dans une atmosphère empuantie par la propagande.