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Les réseaux d’intervention rapide dans la région de Minneapolis-Saint Paul [USA]
Comment s’organise l’auto-défense populaire contre l’ICE
mis en ligne le 19 avril 2026 - anonymes
Comment s’organise l’auto-défense populaire contre l’ICE
Les réseaux d’intervention rapide, organisés par la population afin de protéger leurs communautés face aux agents fédéraux cherchant à les enlever, les brutaliser et les terroriser, se sont constamment adaptés pour suivre l’évolution des méthodes du Service de l’immigration et des douanes (Immigration and Customs Enforcement). Durant les six semaines qu’ont pour l’instant duré l’occupation, les volontaires des Villes Jumelles (Minneapolis et Saint Paul) ont sans relâche amélioré leurs méthodes d’intervention, et sont parvenues à un système à la fois dynamique et résilient. Ce compte-rendu explore ce modèle d’organisation afin que d’autres groupes qui risquent d’être bientôt confrontés au même type de répression puissent s’en emparer.
Le 2 décembre, une centaine d’agents de l’ICE ont été déployés dans les Villes Jumelles avec pour conséquence un déferlement d’arrestations et d’expulsions. Depuis, les deux villes sont en état de siège, méconnaissables pour beaucoup d’habitant·es. Le nombre d’agents fédéraux y a été multiplié par 30, atteignant près de 3 000. En comparaison, le service de police de Minneapolis compte à peine 600 policiers. Le meurtre de Renee Nicole Good, membre d’un réseau d’intervention rapide, le 7 janvier, suivie, une semaine plus tard, le 14 janvier, par l’exécution par balle d’une autre personne, a retenu toute l’attention nationale.
Si de nombreuses personnes estiment que ce qui se déroule dans les Villes Jumelles n’est que la continuation des actions de l’ICE et des formes de résistance vues dans d’autres régions du pays, l’étendue des arrestations, des détentions et des affrontements n’a quant à elle pas de précédent.
Pour découvrir la première version du modèle d’intervention rapide, développée à Los Angeles puis affinée à Chicago et ailleurs à l’automne, vous pouvez lire ceci. Pour apprendre à créer des groupes Signal réservés aux administrateurs, commencez ici.
Le Déferlement
Dans les mois qui ont précédé le déferlement d’agents de l’ICE dans les Villes Jumelles, les habitant·es et organisations locales avaient créé un réseau d’intervention rapide relativement centralisé. Les témoins des violences de l’ICE pouvaient y transmettre leurs observations — avec différents niveaux de preuve — à un administrateur via un système de messagerie instantanée. Une fois les signalements reçus, vérifiés et mis en forme, les administrateurs les relayaient sur le réseau pour que les personnes à proximité convergent. Ce système a été efficace pour susciter une mobilisation lors d’opérations de grande ampleur, comme par exemple un raid dans un groupe d’appartements, mais il a commencé à montrer ses limites lorsque l’ICE a mis en place des interventions plus rapides et moins lourdes.
Vers le 1er décembre, les raids de police se sont presque entièrement arrêtés et les agents, arrivés en masse, ont entamé une campagne de perquisitions et d’arrestations éclair. L’ancien modèle s’est rapidement montré obsolète, le délai d’intervention se réduisant dorénavant à quelques minutes. Les membres de la communauté qui souhaitaient une approche plus conflictuelle que ce que permettait le système alors en place, qui reposait sur des observateurs légaux rapidement débordés, ont commencé à construire un modèle parallèle pour pallier leurs lacunes et gagner en réactivité.
Un tchat à grande échelle a d’abord été lancé pour recueillir les signalements du Southside, sur lequel chacun·e pouvait diffuser n’importe quelle type d’alerte. À mesure que les opérations de l’ICE s’intensifiaient et s’accéléraient, ce tchat, plus ouvert et réactif, a vu son nombre de membres augmenter et est devenu un espace attirant celles et ceux qui souhaitaient faire plus que simplement consigner les opérations de l’ICE. Les participant·es utilisaient le groupe pour avertir les personnes visées de l’arrivée de l’ICE et pour harceler ses agents, puis ont peu à peu cherché à s’opposer plus frontalement : en empêchant la circulation des véhicules de l’ICE avec leurs propres voitures, en bloquant eux-mêmes physiquement les agents, et en mobilisant de larges groupes, à pied et en voiture, pour intimider de petits groupes d’agents et les forcer à battre en retraite.
Au fur et à mesure que les tchats gagnaient en ampleur, d’autres ont été ouverts pour subdiviser la ville en sections de plus en plus petites, certaines couvrant à peine un rayon de quatre pâtés de maisons. Cela permettait aux gens d’avoir directement accès aux signalement proches, afin d’y répondre plus rapidement et efficacement.
Contre-surveillance
Ces réseaux ont su mettre en place et tirer parti d’une contre-surveillance visant les quartiers généraux locaux de l’ICE. Le Whipple, un bâtiment fédéral à Fort Snelling, en périphérie de Minneapolis et de Saint Paul, accueille le siège régional de l’ICE, après avoir hébergé d’autres agences fédérales. Le complexe est situé face à une garnison de la Garde nationale, au pied d’une rue menant à une base militaire, et jouxte le fort historique. Ce dernier se trouve sur le site sacré de la confluence de deux cours d’eau et fut l’un des premiers lieux de colonisation de la région, et même un camp de détention pour les natifs-américains Dakota à une époque.
Le complexe Whipple englobe des locaux administratifs, des infrastructures de détention au sous-sol, ainsi qu’un grand parking. Les habitant·es ont identifié ce site comme un point stratégique durant l’été et y maintiennent une présence continue depuis le mois d’août.
Le bâtiment est entouré par deux autoroutes, deux rivières et un aéroport. Avec seulement deux accès pour les véhicules, il est facile de suivre les entrées et sorties de l’ICE. Le dispositif Whipple Watch, comme on l’appelle, mobilise depuis des mois des manifestant·es et des observateur·ices posté·es sur place. Iels collectent des informations sur les convois se dirigeant vers la ville ou transportant des détenus vers l’aéroport, identifient les schémas opérationnels, tout comme les jours et les heures de forte activité, et consignent minutieusement les plaques d’immatriculation des véhicules. Cette base de données est consultée quasiment en continu, permettant aux équipes d’intervention rapide, à pied ou motorisées, de confirmer en temps réel la présence des véhicules de l’ICE. L’ICE a commencé à changer régulièrement ses véhicules et plaques pour tenter de contrer ce système de contre-surveillance, mais le nombre de signalements reçus ne cesse d’augmenter.
Whipple Watch poursuit trois objectifs principaux :
• Fournir un système d’alerte anticipé concernant les afflux massifs de troupes et de convois, directement aux réseaux locaux d’intervention rapide,
• Collecter des données, notamment via les registres des plaques d’immatriculation,
• S’assurer que l’ICE sache qu’elle est surveillée, y compris sur son propre territoire.
Whipple Watch a clairement atteint ses objectifs, malgré la présence d’une force militarisée plus qu’hostile.
La surveillance de l’ICE est essentiellement assurée par des personnes à pied ou en voiture qui recensent et rapportent les mouvements des agents fédéraux.
Comment ça marche
Chaque quartier de la ville (Southside, Uptown, Whittier, etc...) dispose d’équipes de dispatchers/coordinateur·ice qui se relaient pour administrer une conversation Signal. Il arrive que plusieurs dispatchers opèrent ensemble pour assurer la une variété de tâches : regarder le tchat, relayer des rapports vers d’autres canaux, ou vérifier des plaques d’immatriculation. Le dispatch aide aussi les gens a répartir les patrouilles de manière équitable dans une zone, prendre des notes, et à assister les personnes lors de confrontations. Tout les patrouilleur·ses, qu’iels soient en véhicule ou à pied, restent connecté·es pendant toute la durée de leur ronde. Le flux d’informations est constant, permettant aux autres véhicules de déterminer s’ils sont bien positionnés pour rejoindre l’équipe, prendre le relais d’une filature, ou poursuivre la recherche d’autres véhicules.
Depuis que l’organisation a été subdivisée en zones de quartier plus précises, les habitant·es de nombreux secteurs ont également mis en place un dispositif de messagerie instantanée quotidienne. Les conversations sont recréées et effacées chaque jour afin de rester lisibles et d’éviter la saturation (le nombre maximal de participants par groupe Signal étant limité à 1000). Divers quartiers des villes et des banlieues ont reproduit la structure de base de ce système, mais avec de légères différences de modèles, de structures de discussion, de mécanismes de collecte, et de vérification des données.
Une équipe chargée de la collecte de données rassemble les informations anonymisées transmises par Whipple Watch ainsi que par plusieurs groupes locaux d’intervention rapide, puis les organise sous des formats exploitables, comme par exemple des cartes interactives des zones à risque.
Cette équipe gère également la base de données consultable des plaques d’immatriculation, classées selon les catégories : « membres de l’ICE confirmés », « membres de l’ICE présumés », « personnes non affiliées à l’ICE confirmées », etc.
D’autres forums de discussion locaux ont été créés, notamment autour d’établissements scolaires, de communauté religieuse, et de services de livraison de courses solidaires. De plus, le forum d’accueil des Réseaux de quartier centralise les informations pour les nouveaux bénévoles. Des personnes venant de l’ensemble de la ville – ou même du Minnesota – peuvent s’y inscrire et explorer les différents forums disponibles. Les administrateur·ices les ajoutent ensuite aux groupes ouverts ou les orientent vers les processus de sélection et de formation pour les groupes plus fermés.
Plus récemment, les dispatcheur·ses ont testé un système de relais permettant aux patrouilleurs qui suivent des véhicules jusqu’aux limites de leur secteur de communiquer via messagerie instantanée afin de passer le relai à un patrouilleur de la zone voisine. Cela permet aux patrouilleurs de se concentrer sur des itinéraires de plus en plus réduits, qu’ils peuvent rapidement connaître intimement pour les parcourir mieux que n’importe quel agent de l’ICE.
Par ailleurs, des relais hispanophones copient les alertes ICE issues des appels de répartition et des tchats locaux, les traduisent, puis les diffusent à de vastes réseaux hispanophones sur Signal et WhatsApp.
Ce qui pourrait sembler, de l’extérieur, comme une formalisation excessive de tchats pour différents types d’informations, ou au contraire comme un manque de structure dans les communications ouvertes auxquelles participent simultanément tout·es les patrouilleur·ses d’une même zone, se révèle en réalité être un écosystème de communication efficace, auto-organisé et bien coordonné. L’information circule de manière fiable à tous les niveaux grâce aux tchats et aux dispatchers, et les patrouilleur·ses adoptent rapidement des méthodes qui leur permettent d’éviter de se couper la parole et de transmettre les messages de façon claire et structurée. Les volontaires définissent eux-mêmes leurs créneaux horaires, variables en durée, en fonction de leurs connaissances, de leurs compétences, de leurs centres d’intérêt et de leurs disponibilités.
Ce système est en perpétuelle évolution, très flexible, quelque peu difficile à expliquer aux personnes extérieures, mais étonnamment facile à intégrer – bon, une fois surmonté le choc de recevoir plus de 1500 messages par jour, bien sûr.
« Tu peux pas savoir à quel point c’est dingue ici »
La réaction de l’ICE a été tangible. Ils ont modifié leur tactique. Ils ont été expulsés de certains quartiers lors d’opérations. On les a surpris en train de parler de leur peur et du fait que beaucoup d’entre eux avaient fui.
Ils ont aussi intensifié de façon constante et violente leurs agressions envers les observateur·ices. Les patrouilleur·ses qui suivent l’ICE de trop près ou trop longtemps se retrouvent souvent encerclés, permettant à quatre à dix agents d’encercler leur véhicule, de frapper aux portes, de crier, de filmer et de les menacer d’arrestation. Des patrouilleur·ses qui avaient bloqué l’ICE avec leur voiture ont été percuté·es, leurs vitres brisées, ou ont été extraits de force pour être détenu·es ou arrêté·es. Certaines personnes ont été embarquées de force dans des véhicules de l’ICE, transportées sur plusieurs kilomètres, puis balancées au bord de la route. Des agents ont arraché des personnes de leurs voitures, les ont traînés sur plusieurs pâtés de maisons, puis les ont laissées s’enfuir dans les rues. Récemment, des agents ont utilisé du gaz poivre contre les voitures – parfois en essayant de saturer l’intérieur pour contraindre les occupant·es à sortir, parfois simplement pour marquer les voitures de façon visible afin de les harceler et de les cibler davantage.
Récemment, des agents de l’ICE ont projeté une grenade lacrymogène depuis leur voiture sur l’autoroute afin de tenter de dissuader une personne de les suivre. Des agents ont non seulement suivi des patrouilleur·ses jusqu’à leur domicile, mais ont également été jusqu’à identifier le conducteur d’un véhicule qui les suivait afin de mener ce dernier jusqu’à son propre domicile, dans un but d’intimidation. Des patrouilleur·ses nous ont raconté avoir été frappé·es, avoir failli être renversé·es par des véhicules de l’ICE, avoir été menacé·es par une arme, avoir eu leurs pneus crevés et avoir été extrait·es de force hors de véhicules en marche. Si l’assassinat de Renee Nicole Good a choqué le pays, il n’a surpris personne parmi ceux qui ont arpenté les rues des Villes Jumelles ces six dernières semaines.
Le modèle des Villes Jumelles : ne le copiez pas, inspirez-vous-en
Ce qui différencie le réseau d’intervention rapide des Villes Jumelles et tout son écosystème n’est pas une adhésion stricte à un certain type de structuration. C’est plutôt une analyse lucide de la situation, une volonté d’adaptation et le courage de riposter face à l’augmentation de la violence.
Les habitant·es de Minneapolis et Saint Paul ont observé attentivement leurs adversaires. Iels connaissent les déploiements des agents de l’ICE, leurs positions, leur apparence, leurs comportements et leurs réactions. Iels vivent dans une agglomération relativement petite et densément peuplée, où de nombreux quartiers sont accessibles à pied et où le plan en damier facilite les déplacements en voiture. Les gens sont liés entre eux, s’appuient sur des liens hérités des mouvements et des soulèvements antérieurs. Le maire de Minneapolis cherche à préserver l’image progressiste de son administration ; il est peu probable que la police soit déployée en renfort des opérations de l’ICE. Ce sont ces conditions concrètes et observables qui ont directement déterminé la forme et la mise en œuvre de la résistance locale.
Les personnes impliquées dans le modèle font preuve de souplesse et de capacité d’adaptation face à l’évolution de la situation. La ville est composée de quartiers aux caractéristiques et aux démographies différentes, le modèle est conçu pour varier et s’adapter à chaque quartier. Après l’arrêt des raids massifs, l’ICE a conduit ses opérations presque exclusivement depuis un point central à accès restreints, ce qui a poussé les organisateur·ices à investir massivement dans la contre-surveillance à cet endroit. Lorsque les interventions de l’ICE ont évolué vers des arrestations de rue et des perquisitions rapides et aléatoires, la seule manière d’anticiper leurs déplacements consistait à identifier leurs véhicules en approche. La population s’est donc focalisée sur le repérage des véhicules de l’ICE sur les routes et sur leur suivi. L’ICE étant contrainte d’utiliser la surprise et les embuscades, les militant·es se sont servis du bruit – sifflets et klaxons – pour donner rapidement l’alerte à distance. Les agents de l’ICE n’aiment pas agir en infériorité numérique ni être encerclés ; les patrouilles regroupent donc les véhicules et mettent en place des barrages routiers improvisés.
Peu de ces situations pouvaient être anticipées. La seule manière de s’adapter efficacement consistait à créer un environnement ouvert et inclusif, favorisant la prise d’initiative et l’auto-organisation.
Le courage des habitants des Villes Jumelles mérite une reconnaissance particulière. Il est facile de critiquer les réseaux d’intervention rapide, car on sait que filmer ou observer l’accélération de la violence n’est pas suffisant. Dans de nombreuses régions du pays, ces réseaux se sont neutralisés avant même de pouvoir agir, en tentant de contrôler de manière excessive les actions de leurs membres, malgré une volonté très large de participer activement au conflit. Certains formateur·ices insistent souvent sur la non-ingérence ; certains intervenant·es se surveillent mutuellement dans la rue, réprimandant quiconque jette des projectiles ou crie. Dans certains cas, cela découle d’une peur instinctive de représailles envers les ONG impliquées. Dans d’autres, c’est une attention, bien intentionnée mais mal orientée, portée à la « sécurité », qui se traduit par un paternalisme consistant à déterminer pour autrui le niveau de risque jugé acceptable.
On observe cette même prudence excessive dans les Villes Jumelles. Certains instructeur·ices et coordinateur·ices, par habitude, incitent les gens à se retirer plutôt qu’à les accompagner dans leurs initiatives. D’autres, au lieu de contrecarrer l’ICE, entravent ceux qui passent à l’action.
Mais ici, le conflit est tout de même conduit par celles et ceux qui repoussent les limites, qui se servent de leurs véhicules et de leurs corps pour immobiliser les agents et libérer les personnes détenues, qui lancent des boules de neige et des pierres, qui renvoient les grenades lacrymogènes, qui couvrent les agents de peinture et brisent les vitres de leurs automobiles, qui continuent de hurler au visage des ravisseurs lorsqu’iels sont frappé·es, aspergé·es de gaz ou touché·es par des balles en caoutchouc, qui assistent aux enlèvements masqués, aux disparitions non-élucidées et au nombre sans précédent de meutres perpétrés par cette nouvelle ICE enhardie, et iels sont prêts à prendre de véritables risques pour les arrêter. Iels subissent les représailles, et malgré cela, iels sont plus nombreux·ses, plus fort·es et plus courageux·ses.
Se préparer à l’arrivée massive des agents de l’ICE dans votre ville – et croyez-nous, leur arrivée est imminente – demande d’examiner le terrain et de faire preuve de créativité. La stratégie la plus adaptée ne sera sans doute pas la même que celle des unités d’observation régulières stationnées près des quartiers généraux ni celle des patrouilles mobiles d’intervention rapide. Il faudra analyser en profondeur comment tirer le meilleur parti de vos atouts et exploiter vos faiblesses dans votre contexte spécifique. Commencez dès maintenant à étudier, planifier, collaborer et expérimenter.
Nous nous tournons vers les Villes Jumelles, non pas pour en reproduire les détails, mais pour leur clarté d’analyse, leur action rapide et décisive, leur expérimentation agile, leur profonde bienveillance mutuelle et leur courage contagieux.
Ce compte-rendu a été rédigé par des visiteur·ses des Villes Jumelles, qui ont eu le plaisir d’être accueilli·es au sein du réseau pour quelques jours. Merci à tout·es celleux qui nous ont fait découvrir leur ville, nous ont expliqué le fonctionnement de leur organisation et nous ont emmené·es patrouiller.
Amour et rage.
Ressources
• Eight Things You Can Do to Stop ICE
• Seven Steps to Stop ICE [6]
• When the Feds Come to Your City : Standing Up to ICE—A Guide from Chicago Organizers
Autres lectures
• The Noise Demonstrations Keeping ICE Agents Awake at Their Hotels : A Model from the Twin Cities
• Minneapolis réagit au meurtre commis par l’ICE : un récit depuis les rues
• Des manifestant·e·s bloquent le quartier général de l’ICE à Fort Snelling, dans le Minnesota : compte rendu d’une action menée pendant la grève générale dans les « Villes Jumelles »
• From Rapid Response to Revolutionary Social Change : The Potential of the Rapid Response Networks
• Les quartiers nord de Minneapolis chassent l’ICE : un témoignage direct sur la réaction à une nouvelle fusillade impliquant l’ICE
• Protesters Clash with ICE Agents Again in the Twin Cities : A Firsthand Report
• Minneapolis to Feds : “Get the Fuck Out” : How People in the Twin Cities Responded to a Federal Raid
Article du 15 janvier 2026 de crimethinc.com, retraduit et publié sur iaata.info le 31 janvier 2026.
La plupart des liens restent en anglais.
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