Brochures

Barricade ton squat
Pour la défense de nos espaces de vie et d’activités contre la propriété privé

mis en ligne le 28 janvier 2026 - anonymes

Sommaire

introduction
Pourquoi défendre un squat ?
Comment la police expulse ?
Comment faire des barricades (et tester leur solidités)
Type de matériel dont vous pourrez avoir besoin
La recette ultime du béton méga solide
c’est quoi un étai et pourquoi c’est super ?
utiliser du scellement chimique
Exemples de barricades
Faire des barricades pendant un sous marin
Stratégies de défense ou comment ralentir l’expulsion
Récit de l’expulsion de la Baudrière
Annexe fiche outils

Introduction

On a écrit cette brochure a plusieurs, après expulsion de la Baudrière (squat anarchie-féministe TransPdGouine a Montreuil (93), ouvert en novembre 2021 et expulsé en août 2023). On a voulu écrire cette brochure pour transmettre ce qu’on a appris, on trouve qu’il n’existe pas beaucoup de ressources en français sur les barricades et la défense des squats. On veut encourager le barricadage de squats, on explique donc comment on peut faire des barricades, on a essaye de faire un truc très complet, une sorte de mode d’emploi avec des exemples, principalement de La Baudrière mais pas que. Après, c’est à appliquer en fonction de la situation, du bât, de l’énergie, du temps et du matos disponible.

Pourquoi défendre un squat ?

Ça permet de rester plus longtemps dans le bâtiment si les keufs arrivent pas a expulser le jour même.

Parce qu’avec la nouvelle loi Kasbarian, c’est beaucoup plus dur d’ouvrir, donc les squats déjà ouverts deviennent précieux.

Décourager ou repousser la date d’expulsion car iels doivent plus se préparer, se renseigner, avoir plus de moyens (effectifs, financiers ou matériels).

En général, rendre les expulsions plus coûteuses et complexes pour les condés.

Gagner du temps pour faire ses affaires, ou s’enfuir par derrière. Pour ne pas être réveillé.e a 6hO5 du mat par les condés dans ta chambre.

Pour observer les stratégies des keufs et les voir galérer sur les barricades.

Comment la police expulse ?

Différentes manières d’ expulser

Les outils utilisés par Les flics : bélier, meuleuse, vérin hydraulique... L’arme des keufs la plus courante pour péter des portes, c’est le bélier. Les bacqueux en ont souvent dans leur voiture, c’est quasi sûr que y en a un par commissariat/caserne de gendarmerie. Si on monte un peu en niveau, les policier.es peuvent aussi utiliser un vérin hydraulique.

C’est quoi un bélier ?

Le concept est pas compliqué, c’est comme au moyen age, c’est un truc solide et lourd qui est manipulé par un ou deux keufs qui mettent des gros coups sur la porte au niveau de la serrure. Au fur et a mesure (ou en un coup pour les portes les moins résistantes), ça fait sauter les points et les keufs peuvent rentrer.

C’est quoi un vérin hydraulique ?

Les compagnies de CRS, de gendarmes mobiles, les CSI, les CI et les CDI, parfois les BAC, en ont, mais c’est pas non plus ultra courant. En gros c’est compose d’un piston et d’une barre en métal qui forment une sorte de triangle : y a un sommet du triangle qui repose par terre, devant la porte, un autre que les keufs placent au plafond, et le troisième que les keufs mettent sur la porte à la hauteur de la serrure. Quand le vérin est active, il vient pousser sur la porte, mais genre pousser très fort : ça peut défoncer sans trop de problèmes une porte blindée.

Ensuite y a aussi les explosifs, ça, c’est plus fun, mais c’est aussi beaucoup plus rare, a priori y’ennn aura pas pour une expulsion de squat. Les keufs placent des petites charges explosives au niveau des différents points de la porte, et les activent a distance : la porte s’ouvre instantanément. Mais si tu suis nos conseils, grâce aux barricades, la porte va pas bouger d’un pouce.

Les armes de la police pour défoncer des portes sont faites pour des portes normales, d’appart ou de maisons. Elles sont faites pour des portes qui s’ouvrent vers l’intérieur, par exemple. Des que la porte s’ouvre vers l’extérieur, leurs outils vont beaucoup moins bien marcher. Avec deux étais placés à la hauteur de la serrure, y a pas beaucoup de chance que le vérin hydraulique arrive à faire quoi que ce soit.

Les keufs réussissent donc souvent à rentrer soit en combinant leurs différents outils (Après un bon coup de vérin, iels vont passer 10 minutes à taper au bélier, et ça va fragiliser la barricade), soit en passant par un endroit non barricadé (une fenêtre, le toit par exemple : pour le coup, plus les policières sont flippés par la résistance qu’iels vont trouver a l’intérieur, moins il seront a l’aise de passer par un endroit dérobé et de rentrer au compte goutte), soit en utilisant une bonne vieille meuleuse et en galérant un max.

Ils peuvent aussi appeler les pompiers en renfort - Fuck LE 18 - qui ont plus de matériel notamment des énormes meuleuses, des échelles et des camions avec des nacelles, ou d’autres équipes comme la BI (brigade d’intervention) qui peuvent monter sur les toits

Comment faire des barricades ?

Faire le tour du bâtiment à barricader : repérer toutes les entrées possibles (portes, fenêtres... Faire un plan du bat/des façades ça aide.

BARRICADER TOUT ?

C’est en fonction du temps, de l’énergie et de l’objectif des barricades. Si c’est pour rester le plus longtemps possible, vaut mieux barricader le plus possible, si c’est pour pas se faire réveiller par les keufs et avoir le temps de faire ses affaires, la porte d’entrée ça peut suffire, par exemple.

LE PLUS iMPORTANT C’EST LE REZ-DE-CHAUSSÉE :

 C’est la ou les keufs ont les meilleurs accès/appuis pour travailler.
 Ils sont tous au même niveau donc peuvent se protéger en même temps qu’ils travaillent, ce qui est plus complique quand il faut monter sur une échelle par exemple.

 Peuvent s’attaquer a plusieurs en même temps et a plusieurs barricades, peuvent avoir de l’élan (béliers).

Donc on barricade les portes en premier puis les fenêtres du rdc.

Ensuite, on peut aussi barricader les fenêtres et issues des étages et les velux s’il y en a sur le toit (ça arrive que les policier.es passent par les toits).

TRUCS POSSIBLES A BARRICADER :

 Portes
 fenêtres
 Escalier
 Portails
 Velux
 Trappes
 Volets roulants
 Autres

Après avoir fait la liste de ce que vous voulez barricader, il faut réfléchir à quelle barricade construire sur quelle fenêtre/porte/ trappe/issue.

Est-ce que la barricade sera fixe ou amovible ? À quelle fréquence l‘installer (tous les soirs ou seulement au moment de l’expulsion ou...) ?

Barricades fixes : c’est condamner des accès mais c’est plus solide et y a pas 50 barricades à remettre au moment ou les keufs arrivent

Barricades amovibles : obligé si c’est sur des portes utilisées ou sur des fenêtre pour les garder fonctionnelles.

Différents types de barricades possibles : plaques coulissantes, barreaux pour les fenêtres, plaques fixes, mur en béton armée, barbelés, tessons de bouteilles, palissades pour rehausser des murs extérieurs, plaques anti-squat, grilles, piques, 2ème porte pour renforcer une porte...

Quel matériel est disponible ?

Faire une liste du matériel dont vous aurez besoin puis le rassembler. On peut emprunter des outils, faire les encombrants, récupérer du matos dans d’autres squats/lieux, aller en choper sur des chantiers ou dans des magasins de bricolage...

Type de matériel dont vous pourrez avoir besoin :

 matériaux solides : plaques en métal épaisses, poutres, planches en bois, tiges/tubes en métal, barreaux/barres

 trucs pour fixer : scellement chimique, tiges filetées, vis a bois/ métal, boulons, tête ronde, écrous, trucs de bricolage basique, crochets en U, équerres, étais.

 outillage électrique : perceuse, visseuse, perforateur, meuleuse, scie sauteuse, poste a souder, bétonnière

 outillage à main : tournevis, porte-embouts, clés (plates/allen/à molette), marteaux, pinces, cutter...

 autre : moquette/jean/tissus épais, radiateurs en fonte, ciment, sable, gravats ou graviers, laine de verre, matelas...

 trucs pour que ce soit plus facile de travailler : pinces à étau/ serres-joints, tréteau, plans de travail...

 EPI à gants, lunettes, casques antibruit

 Chaussures et tenues adéquates

Conseils :

Utiliser du scellement chimique et des tiges filetées et non des chevilles
Vérifier le sens d’ouverture des portes.

Réutiliser le mobilier anti-squat s’il y en a et le renforcer avec des plaques en bois, du tissu, un étai... Utiliser du mobilier anti squat déjà existant, ça fait du matos en moins a choper et c’est pensé pour empêcher de rentrer a l’intérieur. Aussi, les keufs aiment pas travailler sur des portes anti-squat, il y a très peu de prise possible donc c’est galère à ouvrir.

Faire des barricades avec différentes couches de matériaux : plaque en métal épais, tissu/moquette, plaque en bois, béton, métal, laine de verre, matelas... pour abîmer les outils des keufs qui ne sont pas conçus pour couper des matériaux différents en même temps en plus ils peuvent penser que y a plein de couches derrière alors qu’il n’y en a que 2 ou 3. (aussi certains matériaux peuvent prendre feu avec la meuleuse, certains matériaux abîment rapidement les disques de meuleuse)

Faire des barreaux avec des tubes en métal, ou on a coulé du ciment dedans comme ça c’est relou a meuler, les fixer au mur, devant les fenêtres avec du scellement chimique et des boulons indesserrables.

La recette ultime du béton méga solide

Ingrédients

Chaux hydraulique ou Chaux éteinte (8-15 €/sac de 25 kg)

 Moins cher que le ciment Portland (plus solide), utilise, traditionnellement pour la fabrication de mortier ou de béton à faible coût.

 Sable fin (3-10 €/sac de 35 kg) E

 au propre (gratuite)

 (Bonus) GRAVATS +, Argile ou terre (gratuite ou peu codteusee) En petite quantité, pour remplacer une partie de la chaux.

Méthode

 Mélange à sec : Mélange 1 part de chaux pour 3 parts de sable.
Si tu veux réduire davantage les coûts, tu peux remplacer une partie de la chaux par de l’argile.

 Ajout d’eau : Ajoute de l’eau petit a petit pour obtenir une pâte : , homogène. Ne pas trop mouiller pour éviter que le ciment devienne trop fluide.

 Compactage : Applique le mélange sur la surface désirée, puis compacte bien.

 Cure : Laisse sécher pendant 1 a 2 jours

Après, j’avoue pour la Baudrière on a acheté du ciment tout fait, même si c’est naze d’engraisser l’industrie du ciment.

Astuces pour réduire les coûts


Recyclage de matériaux
 : Si tu veux économiser encore plus, tu peux remplacer une partie du gravier par des morceaux de briques ou des débris de construction récupérés. Utilisation de matériaux locaux : Si tu peux accéder à du sable ou des gravillons localement (comme des gravats, des trucs qui traîne dans ton squat), cela peut considérablement réduire les coûts.

Ton béton est indestructibleee

Pour éviter que les keufs puissent enlever des barricades de l’extérieur : utiliser des boulons a tête ronde ou meuler/abîmer les pas de vis ou mettre du scellement chimique ou une autre matière pour que les vis/ boulons soient inaccessible ou souder les boulons/vis à la barricade.

C’est quoi un étai et pourquoi c’est super ?

C’est une barre en métal dont la longueur est ajustable, on en trouve sur les chantiers. On s’en sert pour mettre en tension les barricades contre une porte ou une fenêtre. A priori, ça résiste bien aux coups de bélier et au vérin hydraulique si c’est bien installé. IL faut qu’il soit bien calé sur la porte et sur le sol pour éviter qu’il ne saute. Le mieux c’est d’en avoir 2 sur une porte, pour éviter que La porte pivote autour de l’étai et que la barricade tombe. C’est important de faire des cales sur la porte et au sol pour empêcher les étais de « sauter » quand les keufs mettent des coups de bélier.

On peut aussi faire des fausses barricades pour jouer sur le bluff. Par exemple, on peut mettre des vis sur un volet pour faire semblant qu’il est barricadé et en barricader un autre pour de vrai. Avec un peu de chance, les keufs vont s’attaquer au premier et voir que c’est compliqué, sans tenter le deuxième. Par exemple, à la Baudrière, les keufs ont pas tout essayé, ils ont passé 4h a meuler une porte alors que y avait pas/peu de barricades sur certaines fenêtres, on aurait pu faire des fausses barricades pour dissuader a certains endroits peut-être que ça aurait marché.

Pour que les keufs puissent utiliser un vérin hydraulique, ils ont besoin d’un appui en haut et en bas de la porte. S’il n’y a plus d’encadrure de porte ou que le sol n’est pas stable, ça va être plus compliqué. On peut donc debétonner le sol, le rendre instable, l’encombrer.

Utiliser du scellement chimique ou chevilles chimiques

Ingrédients

 Du scellement chimique qui supporte une tonne ou plus
 Des tiges filetées diamètre 10mm, longueur 160 mm
 Des tiges filleteess de diamètre 12mm, longueur 200 mm
 Si tu creuses dans un matériaux creux, des tamis
 1 perforateur et des mèches a béton
 1 pistolet a cartouche
 1 petit goupillon u truc pour souffler et enlever la poussière

Méthode

Si tu perces dans un matériau plein : (béton, brique ou pierre) Perce un trou de :
 10 mm de diamètre pour une tige de 8mm de diamètre
 12 ou 14 mm de diamètre pour une tige de 10mm de diamètre
 14 ou 16 mm de diamètre pour une tidee de 12mm de diamètre et de 16 cm de profondeur pour une tige de 200 mm ou de 12 cm pour une tige de 160m

Nettoie le trou ! c’est une étape importante pour la solidité du scellement chimique : utilise quelque chose pour souffler/aspirer que ce soit a la bouche, avec une pipette, un aspirateur ou une petite brosse.

L’important c’est de bien nettoyer la poussière accumulée lors du perçage pour que le scellement marche le mieux.

Avec le pistolet à cartouche, injecte du scellement dans le trou. Bourre bien, le risque avec le scellement chimique c’est d’en mettre pas assez. Enfonce bien la canule au fond du trou et remplis le en entier.

Insère rapidement la tige filetée dans le trou, fais en sorte quelle soit droite, Laisse la dépasser de la longueur nécessaire pour la fixation (environ 5 cm)

Nettoie le scellement chimique qui se retrouve sur le filetage sinon tu vas galérer a visser ton écrou.


Si tu perces dans un matériau creux :
(parpaing)

Utilise un tamis, fais un trou au diamètre du tamis (tamis de 16mm pour une tige de 12mm) et insère le tamis dans le trou.

Schémas récapitulatif

Les chiffres pour les nerds

La résistance a la traction est de l’ordre de 6Kn soit 600kg pour des tiges M10 de 14Kn (1400 kg)

Pour des vis M12 la résistance au cisaillement est autour de 5 à 6 Kn (500/600 kg)

Exemple de barricade pour les Portes mur de béton derrière un volet roulant

A utiliser quand la porte s’ouvre de l’extérieur. La barre en métal fixée a la porte La maintient en pression l’ensemble. La barre est collée au mur avec la pression exercée.. Ça marche bien quand La porte est dans une sorte de renfoncement ; mieux vaut mettre des cales pour mettre la barre dessus

Exemple de barricade pour les portes qui s’ouvre de l’ intérieur

À utiliser quand la porte s’ouvre de l’extérieur. La barre en métal fixée à la porte la maintient en pression l’ensemble. La barre est collée au mur avec la pression exercée. Ça marche bien quand la porte est dans une sorte de renfoncement ; mieux vaut mettre des cales pour mettre la barre dessus.

Exemple de barricade pour les Portes porte qui s‘ouvre de l’extérieur

Exemple de barricade pour les fenêtres

Tuto scellement chimique :

(ça prend environ 24h a sécher
 faire un trou dans le mur avec une mèche un peu + large que la tige filetée
 nettoyer le trou avec un écouvillon
 mettre du scellement chimique dedans, mettre la tige filetée dedans * petit tips : faire tout les trous en amont pour pouvoir mettre le scellement chimique a la chaîne pour ne pas faire sécher L’embout du pistolet.

Exemple de barricade pour les Fenêtres

Exemple de barricade palissade

Faire des barricades pendant un sous marin

C’est bénef comme ça moins de risque de se faire expulser les 1er jours.
C’est chiant car on risque de perdre notre matos et c’est pas discret parce que ça fait du bruit. Mais tu peux demander aux potes rester a l’extérieur de venir évacuer le matos une fois que tu la utiliser.

Petit tips pour couvrir le bruit :

 Travailler un jour de marche, manifestation, en journée.
 Mettre un coup de meuleuse en même temps qu’une voiture passe.
 Laisser une voiture moteur allume devant la maison.
 Mettre des potes devant sur le trottoir avec du gros son

Comment tester la solidité de ses barricades :

 pas rester dans le déni de ne pas les tester pour ne pas avoir à recommencer.

 pas culpabiliser que ses barricades tiennent pas.

 essaye de te suspendre ou mets du poids sur des barres pour vérifier si c’est bien accroche, si ça ne bouge pas.

 sauter sur des plaques pour vérifier qu’elles ne tombent/bougent pas (en faisant attention a ne pas tomber).

 mettre des chasses dans les portes/fenêtres.

Plan de Fuite

Si on ne veut pas se faire choper a l’intérieur, chercher une fuite en amont, tu checker ça pendant les visites, ça peut être utile et rassurant. Sur les toits, par les jardins... Tu peux préparer une corde pour t’aider a descendre d’un haut mur. Utilise Google maps et google earth pour t’aider a avoir plus de visibilité sur les parcelles voisines.

Stratégies de défense ou comment ralentir l’expulsion

On peut préparer plein de barricades en avance mais on peut aussi faire plein d’autres trucs au moment de l’expulsion :

 Être nombreux.ses : appel a venir défendre, plusieurs groupes (sur le toit, dans le bat, dehors) ou faire croire qu’on est plein en défilant aux fenêtres avec des habits différents.

 Monter sur le toit parce que besoin de ramener une équipe spéciale donc ça ralentit l’expulsion et c’est iconique, visible dehors par les soutiens et médias mais ça demande de se sécuriser si on veut éviter un accident (ligne de vie, baudriers...)

 une manifestation/des soutiens à l’extérieur, ça rajoute du travail de maintien de l’ordre. Si y a la déter, bloquer les rues aux alentours pour pousser les keufs a intervenir rapidement genre rétablir la circulation des voitures plutôt que l’expulsion du squat qui est pas si presse.

 déranger/empêcher le travail des keufs sur les barricades en jetant de l’eau, des confettis, des tracts, de la poudre d’extincteur... (en vrai, jeter des trucs légers ça suffit a les déranger et comme ça on risque pas des chefs d’accusation de ouf si on est sûr.es de se faire chopper à l’intérieur) on peut aussi jeter des trucs lourds genre des frigos mais on risque plus.

 encombrer les accès, fermer toutes les portes à l’intérieur, bloquer les étages, casser les escaliers pour ralentir la progression des keufs a l’intérieur.

Récit de l’expulsion de la Baudrière

“Queers ! Veners ! Défends la Baudrière ”

On a souhaité faire un texte suite a l’expulsion de la Baudrière le 22 août 2023 pour raconter ce qu’on a vécu et partager un récit collectif.

On a pu poser en commun ce qu’il s’est déroulée avant l’expulsion, pendant et après, à la fois a l’intérieur et a l’extérieur du bâtiment. On espère que ce texte donnera de la force a toustes les copain.es TPG qui squattent pour notre autonomie commune.

Le 16 août, on a reçu une réponse négative a la demande de délai JEX (juge de l’exécution). La Baudrière était donc bien expulsable a partir du 21 août. On était tristes mais a partir de la tout s’est accéléré : construction des barricades, organisation des Digitales (festival d’Écologies vénéneuses), déménagement de toutes les affaires et du matos qu’on ne voulait pas perdre... On en a aussi profité pour se transmettre pleins de savoirs pratiques utiles, notamment de bricolage.

Les soutiens arrivent progressivement pour la (période d’expulsabilité et le soir du 20/08 on était entre 20 et 30 à l’intérieur. Le dernier jour avant le début de l’expulsabilité, on a continué les barricades et enchaîné les réunions. C‘était chiant et long mais ça nous a permis de discuter collectivement de nos envies et limites et de faire des points anti-répréssion pour qu’on soit toustes au clair. On a écrit un protocole pour expulsion, organisé l’autogestion dans la maison, les tours de guet jusqu’à 7h30... Tous les soirs (seulement le 20 et le 21, vu que l’expulsion a été ultra rapide), on se retrouvait pour se briefer et définir le protocole si l’expulsion avait lieu Le lendemain matin. Ça a permis d’énormément réduire le stress collectif et d’éviter que ce soit la panique générale.

Le 22 août, un peu avant 7h, les 2 personnes sur Le toit voient 5 voitures de sécurité qui se garent juste en bas. 7 vigiles sortent des voitures. Des personnes commencent a se réveiller en les entendant. Il y a un petit moment de déni, a se dire que c’est bizarre parce qu’il est un peu tard pour une expulsion et qu’il n’y a pas encore les flics.

À 7h, les camions de police arrivent peu à peu et 1à, il n’y a plus de doute.

Des feux d’artifice sont tirés depuis le toit, ça réveille le quartier et marque le début de l’expulsion. À l’intérieur, on est plutôt calmes, on est prêt.es, le protocole est lancé. L’équipe du toit monte et commence à danser sur de Wejdene.

C’est une opération d’ampleur qui commence.

Les ennuis aussi !

Le quartier est bouclé, le préfet de Seine-Saint-Denis est lui-même présent, plusieurs unités de police sont mobilisées : une quinzaine de keufs de La brigade d’intervention (Bl), un demi-peloton de gendarmerie mobile, une compagnie républicaine de sécurité (CRS), une compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI), la brigade anti criminalité (BAC) de Montreuil, très potentiellement des renseignements territoriaux (RT).

Il y avait aussi 3 drones (on a vu, Après coup, un arrêté préfectoral paru la veille, autorisant l’utilisation de drones pour l’expulsion d’un squat a Montreuil), des agents Enedis, des pompiers et des gens de la préfecture (on sait pas trop pourquoi). Ça fait a peu prés 200 personnes sous nos fenêtres et dans les rues alentours. C’est le début de 4h passées a voir les keufs galérer sur nos super barricades !

A l’extérieur, les soutiens arrivent mais les flics les empêchent de s’approcher du bâtiment et iels sont relégué. es au fond de la place de la République. lels voient quand même les gens sur le toit de la Baudrière qui crient “Défends ton squat, barricade-toi ! Les Trans PD Gouines se barricadent !". Des messages commencent à circuler sur les réseaux sociaux et des soutiens continuent à arriver.

À l’intérieur, tout le monde s’active : certain.es lancent des confettis, des feuilles de papier ou de l’eau, d’autres chantent des slogans super stylés comme “Queers ! Veners ! Défends la Baudrière !”. Dès le début, la playlist prévue pour l’expulsion est lancée et des musiques iconiques résonnent a travers le bat. Les flics s’activent sur les portes extérieures des rues Voltaire et République : deux portes rue Voltaire et une porte rue République. Rue Voltaire, iels travaillent au calme car personne n’est dans ce bâtiment.

lels galèrent quand même un bon bout de temps parce qu’on avait mis 3 plaques anti-squat et une plaque en bois avec des étais appuyés contre un escalier.

Rue de la République, la police commence a s’attaquer a la porte d’entrée avec un bélier a main (lol) et se rend bien compte que ça va être compliqué, la porte étant un volet roulant baissé avec des radiateurs en fonte dans 40 cm de béton derrière. Une fois parvenu.es à entrer dans le bat cote Voltaire, iels progressent jusqu ’a la cour qui relie les deux bâtiments et commencent a s‘attaquer a la porte menant au bâtiment d’habitation rue de la République. En même temps, des gendarmes pénètrent dans la cour de la parcelle d’à côté (La parcelle appartient au même propriétaire que la Baudrière et est louée par les Midis du MIE, une asso aidant des mineur.es isolé.es étranger.es), les keufs en profitent pour interpeller 3 personnes y habitant. Dans la cours des voisin.es, il y a un escalier extérieur qui monte sur 3 étages et qui arrive presque au niveau du toit de la Baudrière. Des gendarmes mobiles montent mais redescendent car l’accès est barricade et nécessite tout de même un peu d’escalade.

lels ressortent de la cour et retournent avec leurs collègues dans la rue. Les flics continuent à s’acharner sur la porte de La cour. lels installent un verrin hydraulique puis s’arrêtent car iels reçoivent de la poudre d’extincteur. La porte tient toujours. lels sortent une meuleuse et tout en se protégeant avec leurs boucliers, iels meulent les gonds de La porte. Loupé, on avait prévu ça et la porte reste maintenue a son encadrure même sans les gonds (spoiler : y a 4 barres en fer qui retiennent la porte a l’intérieur et 2 étais qui l’empêchent d’être enfoncée). lels tentent ensuite de découper la ,porte mais elle est vachement solide avec plusieurs couches de matériaux différents maintenus ensemble. La Baud c’est un CHÂTEAU FORT !!! C’est comme dans un film, on voit rien a l’intérieur parce que tout est barricade, et y a des gens qui crient “Ils attaquent la chambre de X sur des échelles, faut jeter de l’eau !!”, une vibe un peu siège du Moyen-age.

À l’ extérieur, les soutiens se sont fait.es virer de la place de la République. Arrivé.es rue de Paris, il y a eu une tentative de bloquer la rue pour faire dévier les voitures vers le dispositif policier. Ça marche pas trop et en apprenant que la BI a atteint le toit, iels tentent de revenir vers la Baudrière en chantant, les slogans résonnent fort pendant quelques minutes. lels parlent avec les voisin.es interloqué.es aux abords de la place et expliquent que ce dispositif démesure ne sert qu’a mettre a la rue des gens qui ne paient pas de loyer. Mais une ligne de keufs s’approche et les empêche d’approcher plus, une colonne remonte rapidement le petit rassemblement et la panique se propage. Certain.es se font arrêter, d’autres courent jusqu’à la place de la Fraternité ou la police les rattrape et interpelle d’autres personnes. Au total, 15 personnes sont arrêtées vers 9h, elles attendront 2h en plein soleil et sans eau, sur la place de la République avant de partir dans un camion surcharge pour 10h de garde-a-vue.

Comme c’est les flics de Montreuil qui procèdent aux arrestations, iels sont hyper énervé.es et y a des copaines qu’iels connaissent déjà et qui prennent grave cher a ce moment-la (plaquage, menottes et serflex serres au max, insultes LGBTQIAphobes, menaces de violences sexistes et sexuelles). Au talkie des keufs qui les ont nasse.es, iels ont pu les entendre paniquer “toutes les issues sont barricadées, tout est bétonné, c’est impossible d’expulser le squat” et “on va devoir passer au moyen intermédiaire on arrive pas à rentrer”, du coup iels ont bien rigolé et en ont profité pour les charrier un peu.

De nouveau, les flics rentrent dans la cour des voisin.es, mais cette fois-ci avec des grimpeurs de La BI (brigade d’intervention). lels montent les escaliers suivi.es d’une dizaine de gendarmes mobiles. En haut de l’escalier, iels s’encordent et commencent a grimper sur Le toit du manoir pour ensuite accéder a celui de la Baud. C’est un toit super pentu en ardoise du coup iels dérapent. lels finissent par monter dans une gouttière qui relie l’escalier du manoir a notre toit. L’opération n’est pas très compliquée en soi mais comme iels doivent s’encorder et se sécuriser pour descendre d’une hauteur de 1 m avec des barreaux d’échelle, ça prend au moins une heure. En bas, la porte tient toujours.

Coté République, c’est les pompiers qui se mettent à meuler nos barricades (comme si y avait pas déjà assez de flics pour faire sa). lels meulent le béton de la porte mais ça sert a rien, y a trop d’ épaisseur. lels meulent les barreaux des fenêtres du rez-de-chaussée mais derrière les vitres y a plusieurs couches de barricades. Toujours pas découragé. es, iels montent aux fenêtres du 1er étage avec une échelle télescopique mais redescendent vite car iels reçoivent de l’eau et ne peuvent pas travailler tout en se protégeant perché.es sur une échelle. De l’intérieur, des gens installent une barricade d’urgence sur la fenêtre attaquée par les pompiers, au cas ou. Les pompiers sont des collabos, fuck le 18 aussi.

Revenons sur le toit. Les flics de la BI y arrivent, et la on fait pas grand chose a part jeter des feuilles et des confettis en l’air tout en continuant a danser et chanter au rythme de la musique car y a toujours les 3 drones qui nous filment en permanence. lels complimentent notre ligne de vie (la corde ou on a attaché nos baudriers pour ne pas tomber du toit) et installent la leur au même endroit. lels sont 6 ou 7 sur le toit et appellent en renfort leurs collègues reste. es en bas. Il fait chaud, iels tentent de nous gratter de l’eau sans succès. lels hésitent a nous descendre tout de suite en rappel, accroché.es a elleux, mais décident finalement de nous faire rentrer dans la Baudrière par une fenêtre du dernier étage pour qu’on descende par les escaliers et qu’on sorte tout simplement par la porte côté cour (qu’iels n’ont toujours pas réussi a ouvrir).

Avec un chassé, iels ouvrent la fenêtre puis font rentrer au 3ème étage quelques personnes du toit. On se dit que ça aurait été galère pour elleux s‘il y avait eu une barricade sur les fenêtres du 3ème vu qu’iels n’avaient aucun équipement.

Là, c’est moins marrant. Autant sur le toit on faisait le show, on dansait, on voyait tous les keufs qui galéraient des heures sur les barricades, on gueulait des slogans et on voyait tous les soutiens. A l’intérieur, on peut plus rien faire, on se fait fouiller puis mettre dans une chambre ou on nous surveille, les flics sont trop deg d’avoir galéré aussi longtemps et iels puent la pisse du coup iels se vengent. lels arrachent nos cagoules, confisquent les baudriers, quand on essaie de prévenir les potes en bas que les flics descendent, iels nous chopent et nous balancent violemment dans les chambres (on tombe sur des matelas du coup ça va). On essaie d’ouvrir les fenêtres pour crier encore mais les flics les referment. La, leur plan c’est de descendre et d’ouvrir la porte de l’intérieur pour nous faire sortir par en bas. C’ était pas une si mauvaise idée en soi mais les équipes a l’intérieur ont tellement encombré les escaliers entre le 1er étage et le rez-de-chaussée et attaché tout ce qu’iels trouvaient avec des fils en cuivre qu’iels finissent par remonter véner pour prévenir leur chef que ça prendra encore 2 heures à tout déblayer. Y en a quand même un qui se faufile jusqu’en bas pour ouvrir notre barricade de l’intérieur. lels félicitent les potes dans la cuisine “franchement c’est super bien fait vos barricades, les étais ça tient super bien”. Quand les flics arrivent, les copaines sont posé.es ensemble tranquille dans la cuisine et prennent un thé, en essayant de recupererr des trucs qui restent dans la cuisine pour pas les perdre (lampe, poêle, économe...).

Comme l’accès intérieur est encombré, les keufs n’ont pas eu d’autre choix que de faire sortir un.e a un.e les gens du 1er étage par une fenêtre a l’aide d’une échelle et les gens du toit avec une nacelle (bras élévateur automatique, merci les pompiers). Trop classe la nacelle d‘ailleurs.

De l’extérieur, on a pu voir les dernières personnes sur le toit être descendues par les keufs, on a pu leur crier “On vous aime !!” et les entendre répondre “Bisous !” c’était vraiment cool.

Après, pour les personnes de l’intérieur, on est fouillé.es un.e par un.e par les flics, y‘aa des types des renseignements qui essaient de prendre des photos de tout le monde et qui filment chaque personne avec une caméra (comme si les drones c’était pas suffisant). On est toustes menotté.es et emmené.es dans des camions direction le comico de Montreuil.

La-bas, c’est la pagaille, les flics mélangent toutes Les affaires et se perdent dans la paperasse, iels savent pas qui mettre dans quelle cellule car y a plein de personnes trans. La cis-confusion est palpable, ça sort des “hermaphrodite”, ne sachant pas comment genrer une personne. En vrai, les keufs s’attendaient pas a ce qu’on soit aussi nombreuxses, jeunes et TPG. lels remplissent une cellule avec 11 personnes, une autre avec 14 et isolent les mineur.es. La, on n’a pas le droit de manger, de boire, ni de pisser. Il fait super chaud, et on reste 8 heures entasse.es dans des cellules ou on peut s’allonger que si y‘aa 10 personnes assises et 4 en position debout. Mais on chante et on entend les copaines qui répondent dans la cellule d’à côté. On essaie comme on peut de prendre soin les un.es des autres, de se donner des derniers conseils et de se rassurer ensemble. On finit par être toustes transféré.es dans d’autres comicos (personne ne reste seul.e), peut-être a cause du rassemblement a 18 heures à Montreuil prévu en cas d’ expulsion de la Baudrière. C’est reparti pour un trajet dans des camions ou il fait tellement chaud qu’on respire mal. A moins d’être trop serrés, les serflex glissent a cause de la sueur, les keufs roulent super vite et comme on n’a pas mange ni bu depuis l’expulsion, on n’est vraiment pas bien.

Dispersé. e.s dans les comicos, pour la plupart dans des cellules individuelles, on continue de chanter, on dort beaucoup et surtout on attend de savoir si on est prolonge. es. En audition, on nous dit qu’on est mis.es en GAV (garde-a-vue) pour violence avec arme (eau ?) sur personne dépositaire de l’autorité publique (=les flics) et violation de domicile (chez nous ?) puis on nous rajoute une supplétive pour refus de signalétique (refus de donner ses empreintes digitales et d’être pris,es en photo). Personne n’avait ses papiers mais la signalétique n’a pas été prise de force. Tout le monde est sorti de GAV entre midi et 18h le 23 août. lels ont même laisse sortir une personne sous X. Cependant, on n’oublie pas les violences physiques, transphobes qui ont vise plusieurs

d’entre nous. C’ était aussi un moment stressant et éprouvant, d’autant plus que c’était La première garde-à-vue de pas mal de monde. Pour l’instant, une enquête préliminaire a été ouverte et les personnes sont sorties sans rien des comicos mais les keufs ont bien rappelé qu’iels pouvaient être reconvoque.es.

Le jour même, les soutiens se réunissent vers 14h pour : organiser la manif de 18h, le soutien des 44 personnes en garde-a-vue (26 de la Baudrière, 3 des Midis du MIE, 15 soutiens), les Digitales et écrire un premier communique sur ce qui s’est passe. C’était un peu la panique, on s’attendait pas vraiment a ce que 15 soutiens soient embarqué.es.

Au final, y avait quand même plein de solidarité, venant parfois de personnes qu’on n’avait jamais vues et ça fait chaud au cœur. Des gens ramènent même de la bouffe, et proposent de l’aide pour l‘anti-répression. 18h arrive très vite et au rassemblement, on retrouve des copaines, y a des prises de parole et de la musique.

À peu près au même moment, la quinzaine de soutiens partie en garde-à-vue sort.

Le lendemain, vers 11h, des personnes qui, étaient a l’intérieur de la Baudrière pendant l’expulsion commencent a sortir des comicos. On se retrouve et on arrive vite à recouper les infos et à établir une liste de qui a été envoyé dans quel commissariat. Tout le monde a été dispersé de Montreuil a Clichy-sous-bois, Livry-Gargan, Neuilly-sur-Marne, Noisy-le-Grand, Le Raincy et Gagny. On s’organise et des personnes vont attendre devant les comicos pour que personne ne sorte seul.e, ce qu’on a plus ou moins réussi. C’était trop cool de retrouver tout le monde et de manger ensemble !

C‘est drôle de voir tout ce qu’il y a dans les media, y a même des articles qui ont étés lus par les OPJ (officiers de police judiciaire) pendant la GAV, c’était un peu la surprise de voir l’ampleur que ça prenait. On constate vite que la mairie continue de mentir, notamment sur la possibilité d’un dialogue pour un relogement. La réunion dont le maire parle est une réunion qui a été organisée dans le dos de la Baudrière avec la commissaire, une adjointe de la mairie et quelques voisin.es hostiles ou iels donnent des conseils pour faire accélérer l’expulsion, porter plainte et criminaliser les habitant.es. Qu’on soit bien clair, la mairie ne s’engage jamais a reloger les squatteureuses, pour la Baudrière elle affirme devant les voisin.es mettre la pression à la préfecture pour que ’expulsion ait lieu Le plus rapidement possible. Par ailleurs, le maire certifie qu’il n’y a pas de permis de construire alors qu’il est signé par la mairie et affiché sur le bat rue Voltaire depuis cet hiver. Parfois ce qui est dit dans la presse est un peu cringe, mais ça fait plaisir de voir que l’info tourne partout.

Les choses ont continué a aller très vite, c était difficile de se dire que des le lendemain c ‘était déjà les Digitales. C’ était le rush de partout mais ça a été cool de revoir tout le monde sur un temps plus Long, d’avoir pu danser, chanter ensemble... Ne pas se lâcher Après l’expulsion et la sortie de GAV a été important, c’était essentiel de pouvoir être la pour celleux qui en avaient besoin, et plus encore de pouvoir partager des moments de joie ensemble. Juste revoir les sourires sur les visages fatigues de tout le monde permet de faire redescendre le stress accumule et de se redonner de la force pour la suite.

Maintenant, la Baudrière est murée, des vigiles et des chiens gardiennent le bat et l’huissier refuse que les affaires soient récupérées prétextant que ce serait insalubre et qu’il ne reste pas d’affaires a l’intérieur.

Franchement, l’huissier il n’a même pas quitté le rez-de-chaussée vu comment L’escalier était encombrée. Ce bat on l’a défendu, on l’a pas offert aux keufs, à la mairie ou au proprio, ils ont du venir le chercher, et avec beaucoup de moyens.

Ça fait plaisir et un peu bizarre de repasser devant la Baudrière et voir toutes nos banderoles encore attachées et les barricades du rez—de-chaussée encore en place et a peine abîmées, Pour l’autonomie TPG et contre la gentrification et La propriété privée, on se défend, et ça c’est style.

Merci les totos queeros et bien joué les PD !!!

Septembre 2023, Montreuil

Update : même si c’est muré, on arrive quand même a rerentrer par les toits pour récupérer en scred les dernières affaires oubliées sur place (et taper l’élec), on récupère notre super porte anti-squat retirée et posée sur le trottoir pour murer |’ entrée, Plus tard on négocie avec les vigiles et les déménageurs pour récupérer des trucs encombrants qu’on arrivait pas a remonter par les toits (congélateur, meubles vélos, radiateurs, étais et les banderoles).

Malgré l’effectif déployé, les images des drones et des RGs, toutes les personnes interpellées a l’intérieur sortent de GAV sans poursuites et n’ont pas de nouvelles de l’affaire 2 ans Après, les poursuites étant probablement abandonnées.

Update 2 : On est rerentré.es et on a refait une soirée à l’intérieur le 6 septembre 2024 (près d’un an après l’expulsion).

Dans ma boite à outil, il y a...

Perceuse-visseuse : Une perceuse-visseuse, c’est ta besti ! Elle sert à percer des trous dans tout ce qui est bois, métal ou même béton, et a visser (ou dévisser) des vis en un clin d’oeil. Elle te fait gagner un temps fou, t’épargne de tourner un tournevis pendant des heures. Bref, c’est une star.

Perforateur : Lui, il ne fait pas que percer des trous, il cogne en même temps. Il casse, perce, et traverse sans problème le béton, la pierre ou les murs les plus durs. C’est l’outil idéal quand ta perceuse classique dit "non merci".

Meuleuse : Avec son disque rotatif, elle est faite pour couper, poncer ou polir des matériaux durs comme le métal, la pierre ou le carrelage. Elle fonctionne en tournant a très haute vitesse et produit souvent des étincelles. Parfaite pour les coupes droites.

Scie sauteuse : elle, est plus précise et polyvalente. Sa lame verticale saute de haut en bas, idéale pour couper du bois, du plastique ou même du métal. Idéal pour les coupes courbes ou détaillées, la ou la meuleuse ne peut pas aller.

Pistolet : c’est un outil pratique qui te permet d’appliquer du mastic, du silicone, scellement chimique ou d’autres types de joints de façon précise. IL fonctionne avec une cartouche que tu insères dans le pistolet, puis, en appuyant sur la gâchette, il fait sortir le produit sous forme de petit cordon.

tige fileté : est un élément de fixation. Elle est généralement en acier et il est possible de fixer des boulons dessus.

Étais : ça ressemble à un pilier en acier avec un écrou pour le régler en hauteur et le mettre en tension. C’est un outil qui sert de base à supporter temporairement un plafond ou un cadre de fenêtre dans le BTP c’est pour ça qu’on en trouve sur beaucoup de chantiers.

Pince à étaux et serre joint : pour tenir fermement des objets


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