BROCHURES

Brûle ton école !
Petits contes pour brûler ton école

Brûle ton école !

Anonyme (première parution : 2006)

Mis en ligne le 12 janvier 2007

Thèmes : Education, système scolaire (30 brochures)
Expérimentations collectives (28 brochures)

Formats : (HTML) (PDF,391.6 ko)

Version papier disponible chez : Infokiosque fantôme (partout)

Brûle ton école !

Petits contes pour brûler ton école




Une école tout à fait ordinaire

Voilà, c’est une histoire qui se passe dans une école. Une école tout à fait ordinaire.

Avec des salles de classes, une cour de récréation, un préau et tout le tralala.

Alors, pour celles et ceux qui ne savent pas ce qu’est une école tout a fait ordinaire,

pour n’y être jamais allé-e, je dois vous expliquer deux ou trois choses :

D’abord pour y aller, il faut absolument se lever trés tôt le matin.

C’est pour ça que le matin on fait sonner un réveil.

Un réveil ça fait un bruit insupportable, ça hurle :

« ON PEUT PAS RESTER AU LIT CE MATIN,

CAR ON EST OBLIGÉ-E DE SE LEVER POUR ALLER à L’ÉCOLE  ! »

Alors pour toutes celles et tous ceux qui aiment bien dormir le matin,

ou simplement rester au lit à se raconter les rêves de la nuit...

Et bien le hurlement du réveil est une vraie torture !

Bon, s’il n’y avait école qu’un seul jour par an, à la rigueur ça irait...

On se dirait : « Bon d’accord c’est le jour de l’école... » et on ferait un effort...

Mais c’est tous les jours, le jour de l’école !

C’est tous les jours, qu’il faut faire un effort !

C’est tous les jours, que le réveil hurle à l’oreille !

Tous les jours qu’il faut se lever même si on n’a pas envie !

Tous les jours... sauf le dimanche.

Le dimanche on a le droit de rester au lit autant qu’on veut

et c’est pour ça que le dimanche, c’est le jour qu’on préfère.

En vrai, ça devrait être tous les jours dimanche...

Mais non, en fait le dimanche c’est que un jour sur sept,

tous les autres jours c’est réveil, c’est debout, c’est école !

Et c’est pas tout ! Parce qu’à la rigueur, d’être obligé-e de se réveiller très tôt le matin

pour aller dans un immense parc à jeux pour faire tout ce qu’on a envie,

ce serait peut-être possible, faut voir...

Mais l’école n’est pas tout à fait un immense parc à jeux où on peut faire tout ce qu’on a envie... Non, pas tout à fait...

Alors c’est vrai qu’il y a les récréations.

Et que, théoriquement pendant les récréations on peut s’amuser. Enfin presque...

Parce que pendant les récréations, par exemple, on ne peut pas courir tout-e nu-e dans la forêt.

Non, ça on ne peut pas. Parce qu’on n’est même pas dans la forêt  !

On est dans une cour fermée, le plus souvent recouverte de béton

et on n’a pas le droit de sortir, ni de courir tout-e nu-e -et ça je ne comprends vraiment pas pourquoi !- Enfin toujours est-il qu’il y a des surveillants ou des surveillantes qui vérifient qu’on ne s’échappe pas et qu’on ne court pas tout-e nu-e.

Parfois il y a un arbre et un bac à sable et ça veut dire qu’on a de la chance

parce que des fois y a rien du tout à part quatre poteaux

pour dire que si on veut, on peut jouer au foot.

Mais bon, c’est vrai qu’au moins on est en plein air...

Sauf quand il pleut où là on ne peut même pas jouer à sauter dans les flaques

parce qu’on doit rester sous le préau parce que sous le préau là il ne pleut pas.

Enfin malgré tout ça, c’est quand même la récréation le meilleur moment de l’école.

On serait peut-être d’accord pour y aller tous les jours si c’était tout le temps la récréation,

même si on peut pas y faire tout ce qu’on a envie.

Mais non, l’école c’est pas tout le temps la récréation.

La récréation c’est seulement de temps à autres entre deux sonneries de cloches

qui ressemblent à la sonnerie du réveil.

Parce que là c’est pareil, si on a envie de continuer à jouer

ou juste de finir une partie de chat-perché et bien ce n’est plus possible : y a la cloche qui hurle :

« ON NE PEUT PAS JOUER TOUTE LA VIE !

ON EST OBLIGÉ-E D’ARRETER POUR RETOURNER EN CLASSE MAINTENANT ! »

Et alors en classe c’est incroyable !

On ne peut pas imaginer ce que c’est si on n’y est jamais allé-e...

C’est dingue tout ce qu’on n’a pas le droit de faire dans une classe :

On n’a pas le droit de sortir, de courir ni tout-e nu-e, ni même habillé-e

On n’a pas le droit de sauter partout, de chanter, de danser

On n’a pas le droit de jouer même dans le calme

On n’a pas le droit de crier, ni même de parler à son voisin ou à sa voisine,

ni de faire aucun bruit d’aucune sorte

On n’a pas le droit de dormir, on n’a même pas le droit de rêver ou d’être ailleurs

et même pour aller faire pipi ou caca il faut demander la permission.

En fait on a juste le droit de rester assis derrière une table

et de copier dans un cahier ce que le maître ou la maitresse écrit sur un grand tableau noir.

On est obligé-e de répondre quand on nous pose une question

On est obligé-e de comprendre ce qu’on nous dit ou alors il faut l’apprendre par coeur

sinon on a une mauvaise note et ça c’est le début de trés gros problèmes.

On est obligé-e d’avoir de bonnes notes et sans tricher, parce que si on triche,

par exemple en copiant sur sa voisine ou son voisin, alors là les problemes sont encore plus gros.

Et tous ces ces problèmes peuvent devenir encore mille fois plus gros

si on decide de courir tout-e nu-e dans la forêt

au lieu d’aller dans cet enfer où on n’a droit à rien et où on nous oblige au pire.


On pourrait penser qu’aprés un tel calvaire ,qui dure une journée entière,

on est en droit de se reposer. Mais non, il y a les devoirs, les devoirs d’école à faire chez soi.

Les devoirs tous les soirs pour ne pas oublier que le cauchemar recommence le lendemain.

Comme ça on est toujours obligé-é de faire autre chose que ce qu’on a envie de faire.

Comme ça on oublie ce qu’on a vraiment envie de faire

et on en vient à accepter tous les jours le hurlement du réveil, d’être enfermé-e toute la journée,

de retourner en classe après la récréation et de faire ses devoirs à la maison

et on en vient à trouver ça normal !


Heureusement de temps à autre y a pas école !

C’est jour ferié ou bien c’est les vacances.Les vacances c’est la vraie vie !

Alors pour pas qu’on puisse en profiter il y a les colonies de vacances et les devoirs de vacances avec des cahiers de vacances pour que même les vacances ressemblent à l’école.


Je sais que ça parait incroyable mais tout ça existe en vrai !

Et si vous me demandez pourquoi on empeche les enfants de profiter de la vie

et pourquoi c’est précisément à l’âge où on veut découvrir le monde qu’on nous enferme

et que tout le reste de notre vie on devra travailler pour peut-être profiter de nos derniers jours alors qu’on sera trop vieille-ux pour se rappeler ce que ça veut dire "profiter de la vie.”...

et bien, si vous me posez une question pareille... J’avoue que je ne saurais pas quoi répondre.


Mais venons en à notre histoire qui donc se passe dans une école tout à fait ordinaire

et maintenant vous savez ce qu’est une école tout à fait ordinaire.


I

Examens


Donc c’était un jour comme les autres.

Des enfants étaient assis devant des tables et recopiaient sur des cahiers

ce qu’une maitresse d’école écrivait sur un grand tableau noir.

Jusque là c’est comme tous les jours.

Seulement ce jour là il s’est produit quelque chose de plutôt inhabituel :

Car la craie s’est brisée au milieu du tableau

et la maitresse est tombée raide morte devant toute la classe !

On peut penser qu’aprés un tel incident il y eut des cris, des appels au secours et des bousculades, mais ce ne fut pas du tout le cas. Il y eut surtout un grand silence où personne n’a bougé.

Après un long moment, on a entendu au dernier rang :

« On va encore dire que c’est de notre faute ! »

Il y eut un nouveau silence puis une autre voix a dit :

« je pense qu’avant de faire quoi que ce soit on devrait en parler ensemble. »

Alors d’un commun accord et sans faire de bruit, tous les enfants ont écarté les tables

et se sont assis en cercle au milieu de la classe avec la maitresse morte au pied du tableau.

Un-e par un-e chaque enfant a exprimé son avis sur la situation.

Il y en a un qui a dit : « moi je vais faire le guet » et il s’est posté à l’entrée de la classe pour surveiller le couloir.

  • « Le problème c’est que tout nous accuse !

  • On devrait essayer de disparaître...

  • Même si on arrive à s’enfuir par l’escalier de secours, on saura que c’est nous !

  • Et on nous retrouvera et on nous jetera en prison.

  • Moi je veux pas aller en prison !

  • On n’a qu’à dire qu’un monstre est venu, qu’il a tué la maitresse et qu’il s’est envolé par la fenêtre...

  • Personne ne nous croira jamais...

  • Même si on dit la vérité, personne ne nous croira jamais !

  • Il faut faire disparaître le corps !

  • D’accord mais comment ?

  • On a qu’à le manger...

  • Beurk !

  • Dans un film, il-les découpent le corps en petits morceaux pour les cacher dans le jardin.

  • Mais c’est trop long et puis on n’a pas les outils et puis si on va demander des outils on nous demandera c’est pour quoi faire et comme il faudra pas dire que c’est pour découper la maitresse en petits morceaux, on ne saura pas quoi répondre, alors on va nous soupçonner et après on va dire que c’est nous et on ira en prison !

  • Je veux pas aller en prison !

  • Il faut brûler la maitresse !

  • Oui brûlons la maitresse !

  • Mais il restera des preuves...

  • Brûlons les preuves !

  • Quelles preuves ?

  • Mais tout, tout prouve que c’est nous...

  • Brûlons tout !

  • Il n’y a aucun témoin, il n’y avait que nous et la maitresse dans la classe. Toute l’école saura que c’est nous.

  • Brûlons toute l’école !

  • Oui brûlons toute l’école !

  • Il faut faire vite. J’ai des allumettes dans mon cartable, si nous allumons plusieurs feux en même temps nous aurons plus de chance que tout brûle. »

Ainsi les enfants ont allumé plusieurs incendies en même temps et le feu s’est rapidement propagé à toute l’école, faisant retentir l’alarme.

Tout le monde est sorti sain et sauf et dans le calme en croyant qu’il s’agissait de l’une de ces innombrables fausses alertes. Tout le monde, sauf la maitresse qui était morte. Ainsi on a supposé-e qu’elle était morte dans l’incendie et personne n’est allé-e en prison.

Moralité : Brûle ton école !


II

Travaux pratiques


Un autre jour, dans une autre école, le professeur avait demandé à ses élèves

ce qu’illes pensaient de leur école.

En disant d’abord ce qu’illes aimaient bien et ensuite ce qu’illes n’aimaient pas.

  • « Ce qui est bien dans l’école c’est qu’on apprend des tas de trucs...

  • Et puis on peut se faire des copines et des copains...

  • Et pendant la récré on peut jouer à cache-cache, ou à chat-perché, ou à saute-mouton, ou à la déli-délo, ou à la balle au prisonnier ou à poule-renard-vipère...

  • Et qu’est ce que vous n’aimez pas ?

  • Moi ce que j’aime pas dans l’école c’est qu’on soit obligé-e d’y aller...

Et puis il faut se lever le matin et le cartable est trop lourd...

et puis il y a trop de devoir et trop de trucs à apprendre !

  • et il faut rester assis-e tout le temps et on peut rien se dire pendant les cours !

  • et il faut lever le doigt pour aller pisser...

  • et on a pas le droit de penser différement...

  • et il faut obéir au prof...

  • et faire tout ce qu’on nous dit et dire "oui monsieur”, "s’il vous plait madame”

  • et on peut pas courir dans les couloirs...

  • et on doit rester en rang par deux...

  • et y a trop de contrôles !

  • et moi j’aime pas les mathématiques !

  • et moi j’aime bien dormir !

  • et à la cantine c’est trop pas bon !

  • et y a pas assez d’arbres dans la cour...

  • et la déco elle est trop nulle !

  • et puis y a des barreaux aux fenêtres...

  • et les néons ils font mal aux yeux...

  • et ça pue dans les toilettes !

  • et les chaises, elles font mal au dos !

  • et les divisions c’est trop difficile !

  • et puis on s’ennuie à mourir...

  • et les livres à lire sont beaucoup trop longs !

  • et la grammaire personne n’y comprend rien !

  • et l’exception doit confirmer la règle...

  • et les cancres doivent confirmer les bons élèves...

  • et moi je confirme que c’est débile !

  • et moi j’ai peur d’avoir l’air idiote...

  • et moi j’ai peur de me faire gronder.

  • et moi je n’ose pas dire ce que je pense.

  • et moi j’ai tout le temps peur à l’école.

  • et les vacances sont beaucoup trop courtes !

  • et nous on est là enfermés toute la journée alors qu’il fait beau dehors !

  • et on doit apprendre des trucs par coeur alors que c’est la guerre dans le monde !

et la liste des trucs pas bien ne s’arrêtait pas...

alors le professeur est devenu tout pâle et puis il a dit pour de vrai :

« Bon, hé bien, nous allons faire une expérience :

à partir de maintenant, faites tout ce dont vous avez envie... »

Il y a eu un petit moment très court où personne n’a bougé...

Et tout d’un coup il y en a un qui a explosé au dernier rang en criant « WAHOU ! »

et il est sorti en sautant sur les tables.

Alors tous les enfants ont regardé le professeur pour voir si c’était vrai ce qu’il avait dit

et le professeur les a regardés l’air de dire : « hé bien ? Qu’est ce que vous attendez ? Allez-y ! »

  • C’est à ce moment là que tous les enfants ont sauté de joie en hurlant et en chantant

et puis sont sortis de l’école pour faire ce dont ils avaient envie :

Il y en avait qui avaient envie d’aller se baigner, d’autres voulaient parcourir le monde,

d’autres voulaient passer du temps à jouer avec leurs amis,

d’autres encore voulaient simplement sauter partout en poussant des cris bizarres.

Un seul enfant était resté dans la classe car il avait envie d’être avec le professeur

« Et voilà c’est l’anarchie ! dit le professeur

-Qu’est-ce que c’est l’anarchie ? demanda l’enfant

-L’anarchie c’est, si tu veux, quand plus rien n’est obligatoire...

-Ha c’est ça ? Alors moi j’aime bien l’anarchie...

-Et bien il se trouve que moi aussi ! » fit le professeur. Et il souriait.

Mais ils ne sont pas restés longtemps à discuter car l’alarme à incendie

les obligea à quitter l’école précipitament.

Certain-es avaient eu envie de brûler leur école avant d’aller pique-niquer dans la forêt.

Moralité : Brûle ton école !




III

Histoire des sciences

Dans les temps anciens, le monde entier allait à l’école.

Les cailloux, les plantes et tous les animaux allaient à l’école.

Les plus vieux apprenaient aux plus jeunes comment se défendre et bien manger.

Les plus jeunes apprenaient aux plus vieux à garder l’esprit ouvert et alerte.

Un baobab pouvait donner un cours de botanique à un jeune léopard

Un caillou pouvait enseigner la méditation à des petits moineaux

Le vent apprenait la danse à de jeunes flocons de neige

et le feu enseignait la magie.

On pouvait prendre des cours de self-défense avec un maître cactus,

des leçons de chant avec un rossignol

ou découvrir la géographie avec un pingouin.

Chacune et chacun choisissait quand, où, comment et avec qui apprendre.

Et tout le monde aimait l’école . C’était la grande école de la vie.

D’ailleurs ça ne s’appelait même pas l’école, ça s’appelait la vie !

et on ne disait pas "apprendre”, on disait "respirer” !

Puis un animal fier de lui-même, appelé homo-sapiens tomba d’un arbre et déclara un jour :« ça y est je sais tout ! et je le sais mieux que tout le monde ! »

Et il se nomma lui même « Grand Maître d’Ecole »

Il découpa toute sa science en petit morceau et se mit à faire la leçon en distribuant de ces petits morceaux de savoir à qui voulait l’entendre.

Or, il se trouva que personne ne voulait l’entendre.

Il essaya de donner des leçons de morale aux cailloux.

Mais les cailloux n’entendaient rien à ce discours.

Il se mit à donner des cours d’économie aux oiseaux. Mais les oiseaux voltigeaient à droite à gauche en n’ayant rien à faire des lois du marché.

Puis il essaya d’inculquer des notions d’éducation civique aux arbres, mais les arbres faisaient la sourde oreille.

Un jour il voulut apprendre la politesse au feu et il se brûla les doigts.

Après quoi il faillit se noyer en tentant d’initier un fleuve à la discipline.

Ses cours d’arithmétique aux étoiles furent un vrai fiasco.

Et le vent n’a jamais suivi aucune de ses leçons de géopolitique.


Dés lors, l’homo sapiens décida de se couper du monde et d’enseigner n’importe quoi à ses propres enfants.

Mais ses enfants préféraient aller prendre des cours à l’école de la vie.

Alors il fit construire une prison pour enfants interdite aux animaux, aux

plantes et aux cailloux. Interdite au vent, et aux étoiles.


Les arrières arrières petits enfants de cet homo-sapiens continuent de perdre leur jeunesse dans la prison du maître d’école.

Alors que le monde autour d’eux continue de transmettre toutes sortes d’enseignements vivants dans la grande école de la vie.

Il arrive parfois qu’une de ces prisons soit ravagée par un incendie et pour toutes celles et tous ceux qui aiment apprendre c’est une bonne révision des enseignements du feu.

Moralité : Brûle ton école !



IV

Message prioritaire du XXIIème au XXIème

... Je vous écrit du rebut...

C’est là qu’on jette celleux qui ne sont pas comme les autres... Je n’ai pas de défaut apparent...

Mais j’ai échoué au test de BP (Bonne Pensée). En sortant du moule de l’UCLO (l’Usine de CLOnage) où nous devons simuler une VC (Vie Collective) et faire preuve de... BP

... J’ai été parfaitement bien moulé-e...

...mais à un moment très précis j’ai pensé :..  « Ai-je le droit de ne pas être d’accord ? »...

et j’ai été immédiatement interpellé-e et mis-e au rebut...

... Heureusement je ne suis pas seul-e...

ici la rébellion s’organise...

... Nous ne pouvons pas bouger...

Mais nous pouvons essayer de nous poser des questions... Nous pouvons tenter de voir les choses sous un autre angle...

Tout cela est une aventure inédite pour nous qui avons subi un CNC (Complet Nivellement de Cerveau)...

Grâce à un défaut de notre puce mémoire, il nous est possible d’envoyer des messages dans le passé... Si tout marche comme prévu, vous devriez recevoir ceci aux environs du... XXIème...

Nous demandons instamment aux générations passées de se poser toutes les questions... que nous n’arrivons plus à formuler...

Car il nous est apparu que le fait d’être tou-tes pareil-les empêche de se poser des questions... et donc empêche de pouvoir... changer quoi que ce soit...

Il semblerait que la technique du CNC (Complet Nivellement de Cerveau) soit une extension des méthodes pédagogiques de votre siècle...

Les UCLO (Usine de CLOnage) sont toutes d’anciennes écoles dont on a conservé l’inscription d’origine :...« Liberté, Egalité, Fraternité »...

... C’est pourquoi nous vous demandons...

... de pas penser en bloc... et si possible de détruire les premiers moules...


Moralité : Brûle ton école !

Anonyme