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Genocide powered by Google
Comment Israël organise le premier génocide alimenté par l’IA à grande échelle, et ce grâce à la technologie offerte par Google.

mis en ligne le 2 janvier 2026 - Collectif Féministes contre l’armement 69

Introduction :

Nous allons parler du rôle particulier de Google et de l’intelligence artificielle dans le génocide à Gaza. Toutefois il est important de rappeler que la techno critique ne s’arrête pas à cette étude de cas.

L’IA, les GAFAM, les objets numériques sont le résultat d’une chaîne mondiale d’exploitation humaine et environnementale qui repose sur l’extractivisme , l’esclavage et la privatisation des ressources.

La dépendance technologique et l’économie du numérique reposent sur une industrie puissante ; des minerais extraits au prix du sang ; la colonisation ;la destruction écologique et l’exploitation des travailleurs.

Pour aller plus loin sur ces questions des ressources sont disponibles à la fin de cette brochure.

Projet NIMBUS

En 2021, Google signe avec le gouvernement israelien un contrat de 1,2 milliards de dollars qui consiste à fournir des services d’intelligence artificielle (IA) et de “cloud computing” (stockage et gestion de données sur des serveurs externes) au gouvernement ainsi qu’à l’armée israélienne.

C’est quoi un data center ?

Les data center sont des infrastructures qui hébergent traitent et stockent les données en haut débit fonctionnant 24h/24, et extrêmement polluantes. Il y en a actuellement 322 en France. Pour idée on estime qu’en 2030 les data center représenteront l’équivalent des consommations électriques du Japon. Selon des estimations , un grand centre de données – comme ceux des Gafam – peut consommer entre 3,8 et 19 millions de litres d’eau par jour.

“ Les data center encouragent l’extractivisme minier , les nombreux conflits qui y sont liés et les crimes contre l’humanité comme en République Démocratique du Congo “ [1]

Google pourrait bientôt construire un data center géant en France dans la zone d’Ozans (Indre). Le contrat devrait être confirmé dans les prochains mois.

L’apartheid et les systèmes militaires d’Israël nécessitent un espace de stockage sur le cloud et une capacité de calcul toujours croissante.

Lorsque le cloud militaire interne israélien a été surchargé en octobre 2023, Microsoft, Google et Amazon sont intervenus pour fournir d’importantes technologies de cloud et d’IA. [2]

Cet accord commercial, nommé projet Nimbus, que Google partage avec Amazon, a été rejeté par certain.es employé.e.s des deux entreprises depuis 2021, qui affirment qu’il rend les entreprises complices des offensives armées et du traitement illégal et inhumain des civils palestinien.ne.s par le gouvernement israélien.

Bien que la mission spécifique du projet Nimbus ne soit pas publiquement assumée, les outils d’intelligence artificielle de Google Cloud Platform donnent à l’armée et aux services de sécurité israéliens la capacité de détecter les visages, de classer automatiquement les images, de suivre des objets et d’analyser les comportements. Autant d’outils qui ont déjà été utilisés par les douanes et la protection des frontières américaines pour la surveillance des frontières. [3]

“Si Google se couvre en prétendant que les usages du projet Nimbus seront strictement civils, dans la réalité, la mention du ministère de la Défense israélien apparaît dans le contrat, tandis que dès 2021, le ministre des finances israélien annonçait explicitement que le projet Nimbus serait utilisé par le ministère de la défense.” [4]

Regroupés sous le hashtag #NoTechForApartheid, 500 employé.e.s de Google signent en 2021 une lettre ouverte demandant à leurs employeurs de se retirer du contrat conclu avec Israël et de rompre tout lien avec son armée.

Depuis 2023 et l’intensification de la guerre coloniale qu’Israel mène contre GAZA, les protestations internes se font plus nombreuses.

Des démissions , des manifestations et sit-in ont eu lieu dans plusieurs villes, donnant lieu de la part de la direction à des vagues de licenciement et d’intimidations.

“Suite au licenciement de leurs collègues, dont certains n’étaient même pas présents lors du sit-in,

les salarié·es du collectif dénoncent dans un communiqué la répression orchestrée par Google, qui, sous prétexte de « harcèlement », licencie les salarié·es qui prennent position contre le génocide en Palestine et les contrats passés par l’entreprise. Selon le collectif, les salarié·e.s « Palestiniens, arabes ou musulmans » sont ainsi particulièrement ciblés par Google.” [5]

« Ces licenciements de masse, illégaux, ne nous arrêteront pas. […] Nous continueront à nous organiser jusqu’à ce que l’entreprise abandonne le Projet Nimbus et cesse d’alimenter ce génocide. » [6]

“Des choses phénoménales se produisent dans la bataille grâce au cloud public Nimbus, des choses qui ont un impact sur la victoire, » a déclaré Portnoy, chef de la Direction nationale du cyberespace d’Israël. [7]

Selon les termes de l’accord, il semble que les entreprises en question ne soient pas autorisées à refuser des services à des entités gouvernementales, ce qui signifie que bien que certaines utilisations puissent être contraires à leurs conditions d’utilisation, Google et Amazon ne sont pas forcément en mesure d’empêcher que les services fournis dans le cadre de Nimbus soient utilisés pour des actes violents.

Les conditions fixées par Israël pour le projet interdisent contractuellement à Amazon et Google d’interrompre leurs services en raison de pressions exercées par le boycott.

Malgré des années de pression publiques de la part des employés, militants, et usagers , Google a solidifié son rôle dans le génocide à travers un nouveau contrat de 23 milliards de dollars et l’acquisition d’une startup de cybersécurité israelienne.

Lavender IA

Lavender est un logiciel de ciblage par intelligence artificielle développé par l’armée israélienne pour générer une liste de cibles à éliminer en exerçant une surveillance sur 90% de la population palestinienne .

Lavender a dressé une liste noire, appelée en anglais : kill list, qui comprend jusqu’à 37 000 Palestiniens définis par l’intelligence artificielle comme militants présumés du Hamas et du Jihad islamique palestinien et désignés pour des assassinats ciblés par les frappes aériennes. [8]

Présentant plus de 10% de taux d’erreur , Lavender IA est corrélé à l’assassinat de civils identifiés à tort par le logiciel. Il considère acceptables les dommages collatéraux jusqu’à 100 personnes tuées pour une cible visée.

Une source a déclaré que le personnel humain ne faisait souvent qu’entériner les décisions de la machine, ajoutant que, normalement, il ne consacrait personnellement qu’environ « 20 secondes » à chaque cible avant d’autoriser un bombardement pour vérifier que la cible est un homme.

Selon six officiers du renseignement israélien, qui ont tous servi dans l’armée pendant la guerre actuelle contre Gaza et ont été directement impliqués dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour générer des cibles à assassiner, Lavender a joué un rôle central dans le bombardement sans précédent des Palestinien.ne.s, en particulier pendant les premières phases de la guerre. En fait, selon ces sources, son influence sur les opérations militaires était telle qu’elles traitaient les résultats de la machine d’IA « comme s’il s’agissait de décisions humaines ».

Where is daddy

Il s’agit d’un programme de géolocalisation de téléphones portables pour avertir les opérateurs militaires israéliens lorsque des personnes de la liste noire, désignées comme cibles militaires, pénètrent dans un lieu spécifique, comme le domicile familial, où elles peuvent être attaquées. Tsahal utilise alors des missiles non guidés connus pour causer des dommages à grande échelle, pour bombarder ces habitations particulièrement la nuit quand la famille est présente.

« Nous ne voulions pas tuer les agents [du Hamas] uniquement lorsqu’ils se trouvaient dans un bâtiment militaire ou participaient à une activité militaire », a déclaré A., un officier de renseignement, à +972 et à Local Call. « Au contraire, l’armée israélienne les a bombardés dans leurs maisons sans hésitation, comme première option. Il est beaucoup plus facile de bombarder la maison d’une famille. Le système est conçu pour les rechercher dans ces situations. » [9]

Les sources ont expliqué qu’il y avait parfois un décalage important entre le moment où les systèmes de repérage comme Where’s Daddy ? alertaient un officier qu’une cible était entrée dans sa maison, et le bombardement lui-même – ce qui a conduit à la mort de familles entières, même sans atteindre la cible de l’armée [10].

« Il m’est arrivé plusieurs fois d’attaquer une maison, mais la personne n’était même pas chez elle », a déclaré une source. « Le résultat est que vous avez tué une famille sans raison. »

The Gospel

The Gospel est un système de marquage rapide par IA de bâtiments cibles lors des bombardements. Il permet de détruire intentionnellement des infrastructures civiles à Gaza, notamment des complexes d’appartements, des universités et des banques. En novembre 2023, pendant les 35 premiers jours du génocide, The gospel avait déja ciblé 15 000 bâtiments pour destruction.

Privilégiant la quantité sur la justesse des opérations, The Gospel facilite ce qu’un officier à décrit comme une “usine d’assassinats de masse” menant à une destruction massive des vies et des infrastructures et à l’éradication de la société civile palestinienne. [11]

L’usage de ce logiciel a des fins de nettoyage ethnique est clairement revendiqué.

Palantir

Autre géant de la Sillicon Valey spécialisé dans l’analyse de données massives, Palantir connaît une croissance fulgurante. Ses outils puissants de surveillance de masse séduisent gouvernements et grandes entreprises.

Si elle a été utilisée tout comme Lavender AI par Tsahal pour générer des cibles , ses logiciels BabelX et Immigration OS sont également utilisés aux Etats Unis comme outil de surveillance massive pour identifier les étrangers soutenant le Hamas, mais également ceux protestant contre le génocide à Gaza, dans le but de révoquer leur visa. [12]

Amnesty International précise que, « selon des informations plus récentes, les visas d’au moins 1 800 et jusqu’à 4 000 étudiant·es ont été révoqués. Nombre d’entre eux assurent ne pas avoir été informés de cette annulation et n’avoir jamais participé à des manifestations, même si certains ont pu avoir des interactions avec les forces de l’ordre pendant leur séjour, pour des raisons mineures comme une contravention. [13]

Selon une plainte déposée au nom de deux étudiant·es en Californie, les étudiant.e.s ont été ciblés parce qu’ils étaient d’origine africaine, arabe, asiatique, moyen-orientale ou musulmane ».

“Palantir aujourd’hui c’est le bras algorithmique de la politique migratoire d’expulsions massives de Trump. En d’autres termes, Palantir crée une infrastructure numérique au service des multiples formes de violence et de contrôle étatiques sur lesquelles repose l’autoritarisme contemporain, des logiciels facilitant les expulsions massives à l’IA utilisée dans des guerres contre des peuples colonisés. [14]

La direction de Palantir a clairement indiqué que sa conception de la suprématie occidentale impliquait la défense intransigeante du sionisme à l’étranger et du nationalisme d’extrême droite dans son pays. “ [15]

Le rapport Albanese

Le 30 Juin 2025 est publié par la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, un rapport intitulé
« De l’économie de l’occupation à l’économie du génocide » qui révèle les rouages des entreprises qui soutiennent et tirent profit de l’occupation et de l’apartheid israéliens à Gaza et en Cisjordanie – et désormais du génocide qu’ Israël commet à Gaza.

Cette recherche identifie 48 entreprises distinctes dans des secteurs tels que l’armement, la technologie, la construction, le tourisme, l’énergie, la finance, le monde universitaire et l’agriculture. Selon le rapport, elles ne représentent que la « partie émergée de l’iceberg », car l’ampleur de la complicité des entreprises est bien plus vaste.

Le Rapport Albanese décrit de manière exhaustive la manière dont les entreprises, israéliennes et internationales, sont profondément impliquées dans le projet colonial d’ Israël, son occupation du territoire palestinien et les violations des droits de l’homme qui y sont associées, notamment les crimes d’apartheid et de génocide.

Il confirme que les géants du numérique Microsoft, Alphabet (société mère de Google) et Amazon améliorent via le projet Nimbus la capacité du gouvernement israélien à traiter les données, à prendre des décisions et à mener des activités de surveillance et d’analyse. Tout en bénéficiant de ce que le rapport décrit comme « un accès sans précédent accordé par le gouvernement aux données et à une population captive ».

Selon le Rapport d’Albanese, cela a contribué à déclencher « le premier génocide assisté par l’IA et diffusé en direct, tout en fournissant la souveraineté des données pour garantir l’impunité ».

« L’occupation permanente [d’Israël] est devenue le terrain d’essai idéal pour les fabricants d’armes et les géants du numérique en fournissant une offre et une demande importantes, peu de surveillance et aucune responsabilité, tandis que les investisseurs et les institutions publiques et privées en profitent librement. » [16]

Le rapport soutient que les intérêts commerciaux ont historiquement motivé les entreprises coloniales, et ce modèle est manifeste dans la colonisation israélienne des terres palestiniennes, qu’il qualifie de « capitalisme racial colonial ».

“Ces horreurs ne sont pas une aberration, mais l’aboutissement de décennies d’échecs moraux et politiques au sein d’un ordre mondial colonial » soutenu, selon Albanese , par « un système global de complicité ». Rappelant que de nombreux pays ont facilité l’offensive d’Israël contre Gaza, elle a affirmé : « Par des actions illégales et des omissions délibérées, trop d’États ont armé, financé et protégé l’apartheid militarisé d’Israël dans le territoire palestinien occupé, permettant à son entreprise coloniale de se transformer en génocide — le crime ultime contre le peuple autochtone de Palestine. »

Youtube, une plateforme de propagande sioniste

En juin 2025, Israël a passé un contrat à 45 millions afin de pouvoir réaliser 6 mois de propagande sur les réseaux. Sont ainsi concernés entre autres Youtube (filiale de Google) , Google, X, Teads, soit un large espace médiatique.

Ce contrat leur offre des espaces publicitaires non soumis aux règles de modération ni aux restrictions de contenus, leur offrant ainsi une vitrine idéale pour la propagande et la désinformation.

Israël avait précédemment déjà utilisé ces plate-formes, notamment à partir de 2018, afin d’ancrer son narratif colonial dans l’imaginaire collectif.

Ces manœuvres de propagande se sont intensifiées à partir du 7 octobre 2023, tentant de justifier les attaques sur le Liban, ou diffusant des clips niant la famine à Gaza.

Ces publicités apparaissent en "pré-roll", soit avant le lancement d’une vidéo sur la plateforme Youtube. Dans l’une d’elle, diffusée en octobre 2023, on débarque dans un monde féérique, une sorte de dessin animé. Une berceuse résonne en fond. On peut voir des licornes flotter dans le ciel au milieu d’arcs-en-ciel.

Après quelques secondes, la musique enfantine s’arrête subitement et un message écrit en anglais apparait. On peut lire : "Nous savons que votre enfant ne peut pas lire ceci. Quarante enfant ont été assassinés en Israël par les terroristes du Hamas." Ce texte se termine par ces mots : "Maintenant serrez votre bébé dans vos bras et soutenez-nous."

L’indécence de tels propos alors même que l’état d’Israel a tué plusieurs dizaines de milliers d’enfants palestiniens en deux ans, qu’il affame et contraint au déplacement les survivant,s semble complètement délirant. Le racisme sous jacent permettant l’invisibilisation des morts.es palestinien.nes, semble parfaitement acceptable pour la plate-forme de diffusion.

Le ministère des Affaires étrangères israélien" est désigné comme l’acheteur de ces encarts publicitaires et donc l’auteur de ces vidéos.

Alors que la qualification de génocide est confirmée par l’ONU et que la France à reconnu l’Etat de Palestine, une vidéo encore présente sur la plate-forme le 29 septembre 2025 encourage les sionistes à faire leur alyah, c’est-à-dire de s’installer en Palestine occupée.

Une famille regarde par le hublot d’un avion une plage de Gaza sans aucune trace de destruction. La mère dit à son enfant "Bientôt ce sera encore mieux" Une voix off termine la vidéo : "Israël est fort et en pleine croissance, c’est le moment de faire son alyah". Cette vidéo est sponsorisée par Ofek Israeli, qui promeut "l’immigration en Israël".

En clair : les nouveaux colons sont attendus à bras ouverts par Israël, pour s’installer sur les terres brisées des palestiniens•nes.

La parfaite complaisance de l’état français et des entreprises françaises face à la propagande israelienne décrite ici, révèle une fois de plus l’adhésion du gouvernement Macron au projet colonial sioniste. En plus de participer à la désinformation et soutenir la propagande fasciste, Youtube silencie du contenu journalistique qui documente l’apartheid et le génocide.

LA CENSURE DES VOIX PALESTINIENNES

Près de 700 vidéos, reportages et témoignages sur le génocide perpétré par Israël depuis deux ans à Gaza ont été supprimées en octobre 2025 par YouTube, filiale de Google, à la suite de la fermeture des comptes de 3 ONG palestiniennes (’Al-Haq, du Centre Al Mezan pour les droits de l’homme et du Centre palestinien) qui documentaient les violations du droit international par Israël.

Les trois groupes auraient eu des heures d’images documentant les violations du droit international par Israël à Gaza et en Cisjordanie occupée, y compris le meurtre de civils palestiniens."

Boycott & autodefense numérique

Ceci n’est qu’un exemple de l’avènement d’une société techno-fasciste où l’extrême-droite marche main dans la main avec les entreprises de la big tech.

Ne se contentant pas de voler nos données, nous surveiller ou répandre la post-vérité et la haine partout sur internet les GAFAM construisent un monde ou capitalisme algorythmique et intelligence artificielle sont en roue libre et se mettent au service d’états autoritaires.

La broligarchie [17] de quelques milliardaires s’immisce dans les campagnes électorales partout et usent de leur influence pour soutenir le camp fasciste. En 2024 Google, Spotify, PayPal, Meta, Amazon, Apple, Microsoft, OpenAI, et bien sûr Elon Musk (avec 290 millions de dollar) portent allégeance à Trump et le hissent au pouvoir.

Contre la toute puissance de la big tech il nous appartient de nous emparer au maximum des alternatives qui existent dans la lignée du mouvement BDS.

Nous ne sommes pas spécialisé.es sur le sujet de l’auto défense numérique mais on vous laisse avec quelques pistes non -exhaustives pour commencer à se débarrasser de Google. Ces propositions ne sont pas certifiées 100% éthiques ni parfaites quant à la protection des données, mais elles sont un début pour pouvoir se détacher de l’emprise des GAFAM au quotidien

Quitter Google

CHATONS est le Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires. Ce collectif vise à rassembler des structures proposant des services en ligne libres, éthiques et décentralisés afin de permettre aux utilisateur⋅ices de trouver rapidement des alternatives respectueuses de leurs données et de leur vie privée aux services proposés par les GAFAM. Propose un moteur de recherche pour chaque outil/ service. https://www.chatons.org/search/by-service

Gmail>>>Riseup bien sûr sera mieux en terme de sécurité mais pour un usage plus random il y a proton mail qui propose une application smartphone et la redirection de vos mails gmail, pratique le temps de faire la transition.

Google Drive >>> Proton Drive

Google chrome>>>Vivaldi , Brave, Aloha, DuckDuckGo ( sur lequel on peut désactiver l’IA,)

Google Agenda >>> Framagenda syncronisable sur android, proton

Docs >>> Cryptpad

Maps >>> Open Street Maps, OsmAnd, CoMaps

Playstore >>> Fdroid, APK pure...

Youtube >>> Pas d’appli alternative mais possibilité de bloquer pubs et traquages : https://freetubeapp.io/ sur ordinateur ou https://newpipe.net/ sur telephone

Youtube Music >>> Il n’y a pas d’application de streaming musical parfaitement éthique à part Qobuz qui n’a pas d’affiliations douteuses et rémunère décemment les artistes. Néanmoins il est légèrement plus cher et le catalogue est pour l’instant moins fourni.
Bandcamp est également une option pour soutenir la musique indépendante.

 Spotify est en revanche blacklisté depuis ses investissements faramineux dans l’industrie militaire, l’intelligence artificielle et son soutien financier de la campagne de Donald Trump. La rémunération artiste est la pire de toutes les plateformes et ils promeuvent des contenus créés par IA au détriment des contenus créés par des personnes. Font de la publicités de recrutement pour ICE.

Mais Possibilité de l’utiliser sans payer sur Android.

 Deezer rémunère mieux les artistes et lutte contre les contenus générés par IA mais possède plusieurs entreprises israéliennes.

 Tidal est sponsorisé par Tesla et a fait des dons à une association sioniste.

La brochure « How to ditch spotify for something slightly less evil » donne plus de détails et preconise d’utiliser Tidal si on a vraiment besoin de playlists en lignes.

Ressources :

Agence Media Palestine.fr
Comment la « Big Tech » américaine soutient le génocide et l’apartheid israéliens propulsés par l’IA

No Tech For Apartheid .com

BDS MOVEMENT.NET
No tech oppression apartheid or genocide

Middle East Eye _ The big Picture Podcast (EN)
The Palestine Laboratory et How Palantir, Google & Amazon armed Israel’s genocide in Gaza (with Anthony Loewenstein
How the military industrial complex works|William Hartung

SUDFA MEDIA
Guerre et extractivisme : regards croisés depuis le Congo et le Soudan

Synthmedia.fr
L’extractivisme technologique, nouvelle force néocoloniale ?

BLAST
Comment les techno-fascistes ont pris le pouvoir

Apocalypse Nerds de Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet

La quadrature du net

[1La quadrature du Net : Mobilisation pour un moratoire sur les gros data centers !”

[2L’internationale progressiste : “ L’ONU accuse Google et Amazon d’avoir encouragé le génocide à Gaza “

[3Wikipedia “ Project Nimbus”

[4Revolution permanente “28 salariés de Google licenciés pour avoir dénoncé le génocide en Palestine”

[5Revolution permanente “28 salariés de Google licenciés pour avoir dénoncé le génocide en Palestine”

[6Communiqué de No Tech For Apartheid 18/04/2024

[7Les-crise.fr “ Les liens cachés entre l’armée israélienne et le projet Nimbus de Google et Amazon

[8Wikipedia Lavender

[9L’humanité : “Lavender », l’intelligence artificielle qui dirige les bombardements israéliens à Gaza

[10L’humanité : “Lavender », l’intelligence artificielle qui dirige les bombardements israéliens à Gaza

[11+972 et Local Call.

[12Amnesty International “Surveillance de masse : l’IA utilisée pour cibler les migrants et les étudiants étrangers aux États-Unis”

[13Amnesty International “Surveillance de masse : l’IA utilisée pour cibler les migrants et les étudiants étrangers aux États-Unis”

[14Contretemps : Palantir Technologies, bras armé numérique de la répression mondiale

[15L’humanité : “Lavender », l’intelligence artificielle qui dirige les bombardements israéliens à Gaza

[16L’internationale progressiste : “ L’ONU accuse Google et Amazon d’avoir encouragé le génocide à Gaza “

[17Oligarchie dirigée par un groupe d’hommes masculinistes, multimillionnaires ou milliardaires de la tech et de la finance. (wikipedia)


Brochure écrite par le collectif féministes contre l’armement -69 feministespalestine

feministesarmement69[at]riseup.net



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