ailleurs


Bruxelles : Agenda du local Acrata, avril-mai 2010

mis en ligne le 19 avril 2010.

PROJECTIONS

Jeudi 22 avril 2010 à 20h
Ácratas, los anarquístas expropriadores del Río de la Plata
Ácratas raconte la vie de Miguel Arcángel Roscigno, un des expropriateurs anarchistes qui opéraient dans les années 20 et 30 dans la région de Río de la Plata (zone frontière entre l’Argentine et l’Uruguay). Le documentaire reconstitue trois événements décisifs dans l’action des expropriateurs : le braquage sanglant du cambiste Messina accompli par des anarchistes catalans et argentins à Montevideo (1928), l’évasion de la prison Punta Carretas en creusant un tunnel depuis le charbonnier El Buen Trato (1931) et le meurtre de Luis Pardeiro, un commissaire de police connu pour ses pratiques de torture (1932).
À lire : Osvaldo Bayer Les Anarchistes expropriateurs
précédé de : L’histoire d’un braqueur (15’)
Sur l’anarchiste grec et braqueur de banque Giannis Dimitrakis, les “braqueurs en noir” et le spectacle contre les anarchistes.

Samedi 24 avril à 18h
Des bombes, du sang et le capital
proj’ suivie d’une discussion en présence du réalisateur.
(film en italien, sous-titré en anglais, discussion en anglais et français)
Un aperçu et une analyse critique du mouvement en Italie, qui a surgi après les bombes fascistes à Piazza Fontana et le meurtre par la police du compagnon Pinelli, à Milan en décembre 1969. Au cours des années 1970, la résistance du mouvement ouvrier s’exprime avec une vague de grèves sauvages (pas soutenues par les syndicats) qui tournent souvent aux émeutes de rue, incontrôlables et imprévisibles. Les partis d’opposition de gauche, les syndicats et une partie des fractions extra-parlementaires inclus (Lotta Continua, Potere Operaio, etc.) prennent la direction des plateformes démocratiques et de la participation politique. Cependant, d’autres groupes, refusant l’État et la démocratie, choisissent des formes plus radicales de lutte, incluant les critiques du quotidien et la pratique de la lutte armée. Ce film explore une analyse de ces années-là, de la critique radicale à la lutte armée. Son apparition a été significative et a provoqué un débat très controversé à l’époque, un débat qui est toujours présent et important à l’égard des méthodes de lutte aujourd’hui.

Jeudi 29 avril à 20h
Un prophète
Malik El Djebena, 19 ans, a six ans d’enfermement devant lui. Une tentative maladroite de faire entrer de l’argent échoue, il n’a pas d’ami ni de famille à l’extérieur et ne sait pas quoi attendre de sa vie dedans. Quand César Luciani, chef de la mafia corse, et donc grand patron de la taule, lui demande de tuer un donneur, Malik ne peut refuser. (Les mots “tu le tues ou je te tue” sont assez convaincants.) Après ce premier meurtre, il commence à prendre du galon et depuis lors, apprend à un rythme considérable.
Au-delà de l’histoire de Malik, Un prophète est une analyse documentée des prisons et des rapports sociaux qu’elles entretiennent.

DISCUSSION

Samedi 8 mai à 17h
Sabaté et Facerías
La guérilla urbaine après la guerre civile espagnole

Sabaté et Facerías sont deux anarchistes qui continuent leur engagement d’avant et pendant la guerre civile après la victoire de Franco. Celle-ci ne met pas seulement en place la répression, mais elle organise aussi la désillusion et la résignation. À la fin des combats en 1939, beaucoup se replient au-delà de la frontière française. Ils sont d’abord enfermés dans les camps de concentration avant de rejoindre, pour certains, la résistance contre la domination nazie.
À la fin de la seconde guerre mondiale, Sabaté et Facerías retournent clandestinement à Barcelone. Avec l’aide d’un réseau qui leur procure un abri et du matériel, ils poursuivent aussi des activités de propagande, des attaques et des expropriations. Leur détermination à continuer le développement d’une activité révolutionnaire sur le terrain mène finalement à une rupture avec les organisations anarchistes officielles. La CNT et la FAI essayent surtout d’assurer leur survie face à un État français hostile (qui ne veut pas d’actions anarchistes sur son sol et cherche à éviter un conflit avec l’État voisin) et, en même temps, attendent une pression venant des pays alliés sur le régime franquiste, échouant ainsi dans la passivité.
A l’aide des textes biographiques d’Antonio Téllez, compagnon de lutte des deux anarchistes, nous parlons d’une lutte qui ne s’arrête pas avec l’échec de 36-39 mais qui trouve en elle-même la force pour continuer et créer des possibilités nouvelles.

LOCAL ACRATA
32 rue de la Grande Ile
1000 Bruxelles
acrata at post.com