Le Kiosk Toulouse


Programme des mois d’octobre et novembre

mis en ligne le 15 octobre 2008.

PROGRAMME DES PROJECTIONS AU KIOSK : octobre-novembre 2008

FAITES TOURNEZ ! Ca commence lundi prochain...

LE KIOSK, c’est toujours au 3, rue escoussières Arnaud Bernard à Toulouse

Attention changement cette année les projections auront lieu le lundi, 1 fois sur 2 !

RIZ AMER : Italie, 1949, film de Giuseppe de Santis, Noir et blanc, 90 min

Walter , petit truand, et sa compagne Francesca viennent de commettre un vol de bijoux dans un hôtel. En fuite, Walter échappe de peu à la police et rate son train. Confiant le collier volé à Francesca, il envoie celle-ci se cacher parmi les Mondines, ouvrières dans les rizières. Une fiction, documentaire-hommage à toutes ces femmes, ouvrières, paysannes, secrétaires,commerçantes, etc. qui, chaque année, affluaient aux rizières pour quarante jours de très dur labeur. Quelques semaines plus tard, elles iraient faire les moissons. C’est que, en cette période de reconstruction, les Italiens ont faim et le riz, aliment de base, est précieux...

Soirée-débat :

Discussion autour de l’arnaque de l’industrie éolienne

Les industriels, de façon à pérenniser leurs marchés, doivent s’adapter à un discours écologiste (via le développement de concepts tels que le développement durable). Manipuler la sémantique de l’écologie permet donc d’invisibiliser des processus industriels qui n’ont rien à voir avec les notions utilisées.

La mise en avant de l’énergie éolienne fait partie de ces processus. En effet, en s’intéressant de plus près à qui bénéficie et participe à l’implantation de vastes sites d’éoliennes, nous nous retrouvons face aux mêmes acteurs faisant la promotion du nucléaire ou autres immondices industriels. Tout est prévu pour faciliter l’ouverture d’un marché financier juteux qui n’a rien à voir avec une recherche d’autonomie énergétique impliquant un minimum d’impact sur l’environnement. (obligation de rachat par EDF de l’énergie éolienne à un tarif deux fois plus élevé que le prix du marché, facilitation des obtentions de permis de construire de sites industriels d’éoliennes au détriment d’implantation de sites autonomes à usage collectifs locaux)

De plus, il est demandé à des communes peu consommatrices d’énergie(les sites d’implantation d’éoliennes sont habituellement en milieu rural) de subir les excès des zones urbaines saturées. Nous n’allons donc pas dans le sens d’une remise en cause de notre façon de consommer mais bien dans une course sans fin à la conquête de nouvelles ressources jusqu’alors laissées intactes.

Par le témoignage de trois collectifs de la région Midi-Pyrénées ("le collectif qui ne manque pas d’airrrr" à Penne, "toutes nos énergies" à Saint-Pons et "réveil" dans la montagne Noire tarnaise), nous souhaitons discuter autour de ce sujet.

Eviter un questionnement politique de fond laisse le champ libre à tout type d’arnaque de cet acabis (après l’industrie éolienne que va t-on nous inventer ?)

Goubi, bredin (idiot de village) du petit village de Jaligny-sur-Besbre dans l’Allier, rêve de découvrir Paris et la Tour Eiffel. Un jour, après s’être saoûlé, il se réveille à Paris où il a été conduit par deux maraîchers de son village, mais il se perd dans la grande ville. Il y rencontre Monsieur Dessertine, patron d’un commerce de viande en gros, issu comme lui de l’assistance, qui le prend sous son aile, et ’La Fleur’, une prostituée dont il tombe amoureux... Un des dernier film tourné aux Halles du quartier Châtelet à Paris avant leur destruction.

Une parodie de western, de la bataille de Little Big Horn et son célèbre général Custer, tournée dans le chantier du futur Forum des Halles. Le film se déroule peut de temps après les événements de 1968. Et finalement, Touche pas à la femme blanche prend étrangement aujourd’hui une résonance qui visiblement n’a pas été réellement ressentie à l’époque. Il n’est qu’à remarquer cet étrange ethnologue qui participe à toutes les scènes où sont prises les grandes décisions politiques, observateur neutre et narquois d’un pouvoir au travail qui ne manque aucunement de se ridiculiser. Le pouvoir d’une France pompidolienne qui a décidé de se débarrasser de la “racaille” furoncle qui défigure notre si belle et moderne société (tournons notre regard sur l’état actuel de notre beau pays technocratique) !

Les Indésirables, documentaire de Patrick Taliercio, 1h30

À Marseille, la rue de la République est un projet immobilier remontant au XIXe siècle. Conçus pour une clientèle bourgeoise, les appartements n’ont jamais su attirer la clientèle visée. C’est à cette « anomalie urbaine » qu’entendent remédier les promoteurs de la société Marseille-République, soutenus par les pouvoirs publics et sous l’égide du fonds d’investissement américain Lone Star. Le film donne la parole aux habitants expulsés du jour au lendemain par Marseille-République, essaie de décortiquer la logique politique qui sous-tend ces projets : privilégier l’activité économique de Marseille en détruisant les quartiers populaires du centre ville... Ce film est distribué avec le n° 38 de la revue Agone : « Villes & résistances sociales »

Film suivi d’une discussion sur les changements sociaux-urbains de villes comme Marseille bien sûr mais aussi Toulouse : processus de gentryfication, des "capitales européennes de la culture"(actualité !), de la destruction des quartiers populaires intra-muros,

Discussion en présence (sous réserves) d’Alessi Dell’Umbria auteur du livre "histoire universelle de Marseille", 2007, (éditions Agone)

VOIli-voilou !