PRATIQUES


L’anti-copyright et l’anonymat

mis en ligne le 5 décembre 2003.

En furetant dans un infokiosque vous croiserez presque toujours des brochures estampillées « no-copyright » ou « copyleft ». L’absence de copyright vous laisse le soin de vous réapproprier les textes, de les améliorer, de les réécrire, de les photocopi(ll)er à satiété, de les diffuser sans limites. Le savoir doit quitter la sphère marchande, les logiques propriétaires (refuser la propriété intellectuelle, c’est participer à la lutte contre la propriété privée), et circuler sans entraves... Tout ce qui est lisible sur ce site est libre de tout copyright.

L’anonymat s’ajoute parfois à l’anti-copyright : vous croiserez parfois des brochures non signées. Qui les a écrites ? Peu importe. L’important c’est le contenu de ces brochures, pas leur source (même si le contexte de l’écriture d’un texte, son origine sociale, peut avoir une signification non négligeable) : une signature n’apporte pas toujours quelque chose à un texte théorique. L’anonymat peut être un choix politique, un assaut contre la propriété intellectuelle, un acte gratuit pour un savoir réellement libre et collectif, sans stars de l’écriture, sans idoles intouchables. L’anonymat n’est pas une fuite : souvent les auteur-e-s restent joignables par une adresse électronique ; vous pouvez y envoyer des critiques, et vous pourrez en discuter d’égales à égaux.