ailleurs


Bruxelles : programme d’Acrata en avril 2019

mis en ligne le 12 avril 2019.

Lokaal Acrata
rue de la Grande Ile 32
1000 Bruxelles, Belgique
acrata@@@post.com

Permanences chaque jeudi de 17h à 21h, et chaque samedi de 15h à 18h.

Jeudi 18 avril, 19h30 – Projection
La Patagonia Rebelde
107 min. Espagnol sous-titré anglais.

Nous sommes en Argentine, plus précisément en Patagonie, cette immense région du Sud du pays que se partagent quelques très grands propriétaires terriens. Le capitalisme bat son plein : les latifundistes s’engraissent sur le dos de travailleurs qui vivent dans la misère la plus complète. Parmi ces derniers, les anarchistes sont en nombre, qu’ils soient affiliés à la Sociedad Obrera (section locale de la FORA, syndicat national) ou qu’ils s’organisent plus informellement. Entre 1920 et 1921, les grèves s’enchaînent et sont suivies en ville et dans les estancias. Elles ne se limite pas à un simple arrêt de travail : les fermes sont occupées, les fermiers pris en otage, les convois de « jaunes » envoyés pour remplacer les grévistes sont repoussés, carabine au poing. Mais la réaction est d’une extrême violence. Yrigoyen, président « progressif » du parti radical, envoie le colonel Varela pour régler le conflit. Avec l’aide des milices de la ligue patriotique et de la société rurale, il fait déferler une marée de sang sur le grand sud argentin : 1500 ouvriers sont assassinés, sommairement exécutés.
Un an plus tard, Kurt Wilckens, anarchiste pacifiste d’origine allemande, décide de les venger. Armé d’une bombe et d’un pistolet, il fauche Varela sur le pas de sa porte. Tourné comme une fiction, le film retrace cet épisode de l’histoire sud-américaine.

Jeudi 25 avril - 19h30 – Discussion
Pour un climat de révolte

La dégradation du milieu vital n’est en rien une fatalité ; mais plutôt un élément clé de l’univers du capitalisme. Toutes les perspectives du pouvoir dans la société actuelle : non seulement ses appareils et ses structures, mais la hiérarchie qu’ils introduisent dans les rapports sociaux, et jusqu’aux rêves et aux désirs qu’ils conditionnent, dépendent cruellement du mode de production industriel pour continuer à fonctionner et à exister.
On peut songer que l’exploitation de la nature et de la nature humaine avancent au même rythme cadencé du « progrès industriel ». L’effondrement du monde est aussi étendu que nous sommes dépossédé partout du pouvoir de décision sur nos propres conditions d’existence.
Jusqu’ici, tous les discours baveux sur la « responsabilité individuelle » ont principalement réussi à canaliser les inquiétudes et à neutraliser les possibilités de refuser ce monde mortifère. À titre d’exemple, le triage des déchets est avant tout une morale et une discipline dans laquelle les dirigeants nous enferment. Devant l’impérieuse nécessité de soutenir l’ordre industriel, le déferlement de catastrophes naturelles les pousseront à imposer de nouvelles formes d’asservissement, pour sauver ce qui peut l’être.
Est-ce que la science peut nous servir de guide ? Elle qui transporte notre imaginaire depuis les confins de l’espace jusqu’à l’infiniment petit des atomes, mais sans jamais franchir les limites du capitalisme. Nous pensons que des jours plus vivants et respirables nous attendent dans une relation désaliénée de l’être humain avec la nature (et donc des individus entre eux) ; dans la lutte pour détruire les institutions et le pouvoir qui font obstacle à l’emploi libre de l’environnement selon nos propres besoins et désirs.
Discutons-en !