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Bruxelles : programme d’Acrata en septembre 2018

mis en ligne le 5 septembre 2018.

Acrata
rue de la Grande Ile 32
1000 Bruxelles, Belgique
acrata@@@post.com

En septembre, on reprent les permanences deux fois par semaine, le jeudi de 17h à 21h, et le samemdi de 15h à 18h.

Jeudi 20 septembre - 19h30 – Projection et discussion
"Brûle la mer" (documentaire de Nathalie Nambot et Maki Berchache, 2014, 1h15)
Dans l’élan de la révolution tunisienne, après la chute de Ben Ali, 25 000 jeunes Tunisiens ont pris la mer vers l’Europe. Ils devient des brûleurs des frontières. Ils amènent avec eux, le cri de coeur de liberté et dignité ét leur experience de lutte. Une fois en Europe, de manière inattendue, la lutte doit continuer. Brûle la mer revient sur cette tentative de liberté et la violence d’une hospitalité refusée.
Ce documentaire suscite, à travers l’histoire de Maki Berchache, plein de questions sur la migration et la politique migratoire du fort Europe, mais touche aussi plus particulièrement sur la lutte des migrants à Paris pour une vie digne, la recherche de l’autonomie, les bases de lutte, comment lutter et les methodes de l’État pour le contentir. Tous ces sujets, on aimerait bien les aborder dans une discussion qui suit la projection, un débat qui malheureusement doit continuer.

Jeudi 27 septembre - 19h30 - Discussion
À bas la politique !
Ca y est, les élections ! L’espoir s’affiche aux fenêtres et aux vitrines. Enfin une perspective de changement. Six ans que ça dure, l’oppression et l’exploitation. Il était temps. L’alternance politique apporte avec elle un nouveau monde. Déjà l’existence est moins triste et fade, tant elles sont brillantes leurs promesses de bonheur futur. Il suffira de placer dans l’urne le nom du candidat ou du parti qui nous représente pour voir se réaliser un tas de choses merveilleuses, au plus proche de nos aspirations. Alors rien ne sera plus comme avant. N’est-ce pas ?
Quoi qu’ils changent, pourtant, les politiciens reproduisent un système de délégation dans lequel quelques-uns monopolisent les décisions et organisent la vie sociale de tous les autres.
Ils enferment certaines activités humaines (la discussion, le conflit, la décision en commun) dans une sphère séparée, dont ils se prétendent les spécialistes.
Pour continuer à exister, eux et leurs institutions, ils nous enlèvent la capacité de nous déterminer nous-mêmes. La représentation met en scène notre propre impossibilité d’agir, tout en fournissant l’illusion que nous sommes des participants et non des spectateurs.
Tous partagent l’idée qu’il faut des chefs, aussi bien à l’école qu’au travail et dans la famille. « Afin que les étudiants ne décident pas de détruire les écoles pour choisir comment, quand et quoi apprendre. Afin que les ouvriers ne se rencontrent pas en tant qu’individus et n’arrêtent pas de se faire exploiter. Afin que les enfants ne soient rien d’autre que la copie imparfaite des adultes. [...] En somme, afin que la vie ne se manifeste pas. »
Dans cette discussion, on aimerait envisager les différentes manières de s’organiser sans médiations, en dehors et contre la politique, loin de toute représentation, sans chef ni hiérarchie - pour un changement réel et libératoire, porté par la totalité de nos propres désirs.