Le Rémouleur


Février 2015 au Rémouleur (Bagnolet)

mis en ligne le 4 février 2015.

LOCAL AUTO-ORGANISÉ DE LUTTE ET DE CRITIQUE SOCIALE

Le Rémouleur
106, rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)

https://infokiosques.net/le_remouleur
Mail : leremouleur@@@riseup.net
S’inscrire à la lettre d’info du local

Horaires des permanences (avec accès à l’infokiosque, à la bibliothèque et aux archives) :
le mercredi de 16h30 à 19h30
et le samedi de 14h à 18h.

Entrée libre et gratuite.

******************************************************************************************************************

Jeudi 5 février à 19h30
Présentation-discussion / La surveillance d’État : plus proche que ce que vous auriez pu imaginer...
Ces quatre dernières années ont donné lieu à une avalanche de révélations sur l’utilisation de policiers infiltrés à l’encontre de mouvements politiques contestataires au Royaume-Uni et ailleurs. Des officiers de police ont passé des années à vivre “avec” des activistes, mettant en place des relations intimes et infiltrant les moindres recoins de nos vies. Peu importe le degré de sécurité que vous mettez en place quand vos plus proches compagnons sont des flics, partageant vos lieux de vie, votre vie quotidienne, votre groupe affinitaire et votre ordinateur. Il n’y a alors nulle part où se cacher...
Cette présentation sera faite par l’une des huit femmes qui poursuivent en justice la police britannique pour l’emploi d’officiers de police infiltrés à long terme, engageant jusqu’à des relations intimes avec leurs cibles. Il s’agira de décrire l’expérience de l’infiltration policière au Royaume-Uni, quelques réponses à y apporter, et comment cela peut être relié à nos combats, notamment face à la surveillance d’État en général.

Vendredi 6 février de 16h30 à 19h30
Café des CAFards
Rendez-vous le 1er vendredi de chaque mois, de 16h30 à 19h30.
Nous sommes des centaines de milliers, rien qu’en Ile-de-France, à dépendre des institutions sociales, pour nos revenus, pour le logement, bref pour vivre. Et nous sommes des centaines de milliers à être considérés par la CAF, Pôle-Emploi, ou la Sécu, comme des fraudeurs en puissance, des mauvais pauvres à rééduquer, et à ce titre, contraints de nous soumettre à des contrôles, des humiliations, à l’arbitraire, pour conserver nos maigres allocations. Au chômage comme dans l’emploi, la culpabilisation, la peur de se faire radier ou virer tend à neutraliser par avance toute forme de défense collective. C’est pour s’opposer à cette politique que les CAFards, collectif de chômeuses et précaires, proposent un rendez-vous ouvert à tous une fois par mois pour échanger nos expériences, débrouiller ensemble des dossiers litigieux, s’organiser pour partager les moyens de se défendre sur les lieux de gestion de la précarité. Pour affirmer d’autres valeurs que celles du travail et du mérite, d’autres désirs que ceux que cette société voudrait nous faire intérioriser. Là où ils voudraient nous enfermer dans la peur et l’isolement, il nous faut inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité !

CYCLE / LA LUTTE DES CLASSES PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE
Les deux présentations sur la lutte des classes pendant la Révolution française ont pour objectif de montrer comment les travailleurs urbains et ruraux ont mené des luttes autonomes pour un monde meilleur, dépassant ainsi le contenu bourgeois de la Révolution et forgeant des expériences pour les combats à venir. Cette approche entend rappeler que la lutte des classes n’est pas un concept forgé de toute pièce. Aujourd’hui, face aux ravages du capitalisme dont les origines remontent à la fin du XVIIIe siècle, les prolétaires d’ici et d’ailleurs ne peuvent rien attendre d’un réformisme qui n’en finit pas de nous resservir les mêmes recettes miracles pour « humaniser » ce système.

Vendredi 6 février à 19h30
Cycle sur la lutte des classes pendant la Révolution française
Projection de "1788" (de Maurice Failevic, 1978, 1h40, VOFR)
Dans un village en 1788, des paysans entrent en conflit avec le seigneur qui vend les terres communales et les dépossède ainsi d’un moyen de subsistance essentiel. Face à la crise économique et politique que traverse le pays, la perspective des États généraux et la rédaction des cahiers de doléances proposés par le roi, redonnent espoir aux paysans. Ce film décrit de façon éclairante la société rurale et les conflit de classes qui la traversent à la fin du XVIIIe siècle.

Samedi 7 février de 14h à 18h
Permanence "Sans-papiers : informations, orientation"
Chaque 1er samedi du mois, on propose des moments de rencontres, d’échanges, d’informations à propos de votre situation. Essayer ensemble de trouver des réponses plus collectives. Vous pourrez également rencontrer des personnes ayant participé à la brochure “Sans-papiers : s’organiser contre les expulsions. Que faire en cas d’arrestation ?”

Jeudi 12 février à 19h30
Projection de "La fête est finie" (Nicolas Burlaud, 2014, 1h12, VOFR) suivie d’une discussion
Sous les assauts répétés des politiques d’aménagement, Marseille se lisse, s’embourgeoise, et pourrait bien devenir une ville comme toutes les autres. Son élection au titre de “capitale européenne de la Culture” a permis une accélération spectaculaire de cette mutation. Discussion en présence du réalisateur.

Mercredi 18 février à 19h30
Assemblée du collectif "Cadecol
Chaque 3e mercredi du mois.
Quand on participe à des luttes ou à des mouvements sociaux (sans-papiers, mal logés, chômeurs, travailleurs…) on est souvent confronté à la répression. Face à elle, on ne se retrouve pas tous dans la même situation. La justice fonctionne comme le reste de la société : dans un rapport de classe. La caisse d’autodéfense juridique collective est un outil pour élaborer ensemble un discours public permettant de continuer à défendre les raisons de la lutte, se réapproprier les stratégies de défense et ne pas les laisser exclusivement aux spécialistes du droit, mutualiser les moyens de défense (contacts avocats, argent pour les premières dépenses), partager nos expériences et débattre sur la justice, le droit et la manière de réagir face à la répression.
Contact : cadecol@@@riseup.net

Jeudi 19 février à 19h30
Cycle sur "La vie sous la contre-révolution"
Episode 2 - Projection du film "Le facteur sonne toujours deux fois" (de Tay Garnett, 1946, 1h53, VOSTFR)

Film américain de Tay Garnett avec Lana Turner et John Garfield, tiré du roman de James M. Caine (1934). Suite de nos soirées consacrées au roman noir américain et son adaptation par Hollywood. La projection sera suivie d’une discussion consacrée au roman noir américain et à sa signification sociale et politique à la lumière des Chroniques de Jean-Patrick Manchette. Et il ne sera toujours pas question d’Agatha Christie.

Samedi 21 février à 18h
Cycle sur la lutte des classes pendant la Révolution française
Présentation et discussion - 1ère partie : De la crise de la monarchie à sa chute (1787-10 août 1792)

En 1789, la monarchie absolue et les structures économiques et sociales féodales sont en contradiction avec la montée en puissance de la bourgeoisie. La société est aussi traversée par la crise économique : hausse des prix, chômage, manque de terres pour les classes populaires et dette financière pour l’État. Alors que les conflits sociaux s’amplifient, la bourgeoisie espère des réformes : égalité des droits, libertés politiques et libéralisation de l’économie pour favoriser le commerce et l’industrie naissante. Les États généraux sont convoqués le 5 mai 1789 afin de régler le problème financier. Or, les événements qui en découlent vont permettre à la bourgeoisie d’accéder au pouvoir, alors que la mobilisation des travailleurs va mener à une radicalisation du processus révolutionnaire.

Dimanche 22 février à 18h30
Cycle sur la lutte des classes pendant la Révolution française
Présentation et discussion - 2ème partie : De la République au coup d’État de Bonaparte (1792-1799)

La République proclamée, les divisions entre bourgeois s’accentuent. Les Montagnards, proches des petits propriétaires, réalisent que l’appui des travailleurs est nécessaire au triomphe de la Révolution. Mais la bourgeoisie girondine, proche des milieux d’affaires, ne n’entend pas ainsi. Elle est éliminée grâce aux travailleurs parisiens qui réclament, dans un contexte de guerre et de crise économique, la Terreur contre les accapareurs, les spéculateurs et les contre-révolutionnaires. Les dirigeants montagnards au pouvoir institutionnalisent et retournent la Terreur contre les travailleurs. La chute des premiers, le 9 Thermidor (27 juillet 1794), ne fera qu’amplifier le processus contre-révolutionnaire.

Mercredi 25 février de 16h30 à 19h
Rendez-vous du collectif "Prenons la ville"
Chaque 4e mercredi du mois.
Des projets de transformation du Bas-Montreuil et du quartier des Coutures à Bagnolet sont en cours. Des centaines de personnes seront obligées de quitter leur logement. Le collectif "Prenons la ville" propose un moment de rencontres, d’échanges et d’organisation le 4e mercredi de chaque mois. Cette réunion permettra de faire ensemble le point sur l’avancée du projet et des problèmes qu’il entraîne ; de lutter contre la hausse du coût de la vie, des loyers, contre le départ forcé des quartiers où nous habitons...
Contact : degage-onamenage@@@riseup.net

Jeudi 26 février à 19h30
Soirée d’écoute de deux documentaires sonores autour du nucléaire
Nucléaire, la fabrique de l’oubli est une série de documents sonores assemblant les lectures d’analyses, de témoignages, de textes littéraires, d’archives sonores autour du nucléaire. En une quinzaine d’épisodes de quarante minutes, ces montages essayent de dérouler un fil, d’apercevoir cette société nucléaire qui par son omniprésence se fait oublier.
Ép. 6 - Négationnisme nucléocrate / Ép. 7 - Vivre normalement dans des conditions qui tuent. Ces deux épisodes mettent en avant les tactiques mensongères mises en œuvre suite aux catastrophes de Tchernobyl et Fukushima. Plus largement, ils traitent des stratégies d’habituation qui sont imposées aux populations sinistrées mais également aux populations vivant à proximité de centrales nucléaires. Ces documents pourront servir de base à une discussion et à des réflexions que nous pourrons mettre en commun...

Samedi 28 février à 18h
Présentation-discussion "Comprendre CasaPound pour mieux combattre l’extrême-droite"
Présentation de Millenial Fascism, une recherche d’anthropologie sur le mouvement fasciste italien CasaPound. Né à partir de l’occupation d’un immeuble à Rome en 2003, ce « mouvement » s’est transformé en 2013 en parti politique et se présente désormais aux élections. Cette étude cherche à comprendre les modes d’action, mais aussi la signification de ce « fascisme du troisième millénaire », souvent présenté par ses militants comme une manière de vivre, avant d’être un programme politique.

PDF - 358.1 ko
Flyer du programme de février 2015