Le Rémouleur


Janvier 2013 au Rémouleur (Bagnolet)

mis en ligne le 29 décembre 2012.

LE RÉMOULEUR – Local auto-organisé de lutte et de critique sociale

Les horaires d’ouverture du local :
le lundi de 16h30 à 19h30, le mercredi de 16h30 à 19h30 et le samedi de 14h à 18h.

Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)

leremouleur ((A)) riseup . net
S’inscrire à la lettre d’info du local

Entrée libre et gratuite.

******************************************************************************************************************************

VENDREDI 4 JANVIER, 16H30
Café des CAFards

SAMEDI 5 JANVIER, 14H
Permanence “Sans papiers : s’organiser contre les expulsions

SAMEDI 5 JANVIER, 18H
Projection du documentaire "Anarchroniques, chroniques d’une mouvance libertaire" de Karine Rosso et Fernando Garcia Blanes, 2011, 1h25.
Suivie d’une discussion sur l’actualité des luttes libertaires au Québec.
Le documentaire "Anarchroniques" relate l’expérience de quelques militant-e-s anarchistes québécois-es, représentant différents courants de cette mouvance. Réalisées à partir de plus de 40 heures d’entrevues au fil de dizaines de manifestations et initiatives libertaires, les « Anarchroniques » abordent différentes thématiques, parmi lesquelles l’antifascisme, l’usage de la violence, les médias alternatifs, la gentrification, les squats, les élections, le féminisme radical, etc.
La discussion, en présence de camarades anarchistes québecois-es, pourra porter sur le documentaire projeté, mais aussi sur le récent Printemps d’Erable ou encore sur l’expérience en cours d’un centre social autogéré implanté dans un quartier du sud-ouest de Montréal.

LUNDI 7 JANVIER, DE 16H30 A 19H30
Rendez-vous du collectif “Prenons la ville”

VENDREDI 11 JANVIER, CINE-CLUB, 19H & 20H30
Les Hobos : quand la guerre de classe prenait le train
19H : "Wild Boys of the Road" de William A. Wellman, 1933, 1h38, VOST.
Au plus profond de la Grande Dépression qui ravage les États-Unis, deux adolescents, Tom et Ed, décident de prendre la route pour trouver du travail dans une autre ville. Traqués par la police et par les milices ferroviaires, ils découvrent une véritable contre-société de vagabonds du rail qui s’organise pour faire face à la violence du capital…
20H30 : "L’Empereur du Nord" de Robert Aldrich, 1973, 2h, VOST.
Octobre 1933, Oregon. Des vagabonds arpentent le pays à la recherche d’un emploi ou d’une simple soupe. Certains tentent de voyager illégalement et gratuitement à bord des trains. Le plus convoité est celui de la ligne 19. Mais la splendide locomotive est gardée par le terrible Shack qui n’hésite à utiliser la violence et extermine sauvagement tous les "trimardeurs" qui osent monter sur sa machine. Seul un vagabond légendaire, appelé n°1, ose défier le chef de train. Dès lors, entre les deux hommes, l’affrontement devient inévitable...

DIMANCHE 20 JANVIER, 17H
Présentation du n°4 de "Sans Remède", le journal qui ne défend pas la psychiatrie !

LUNDI 21 JANVIER, DE 16H30 A 19H30
Rendez-vous du collectif “Prenons la ville”

MERCREDI 23 JANVIER, 19H30
Projection du documentaire "Douce France, la saga du mouvement beur", de Mogniss H. Abdallah et Ken Fero, 1993, 1h27.
Le mouvement de l’immigration et des quartiers populaires, cités et banlieues, a une histoire. Des rodéos des Minguettes à la Marche pour l’Egalité et contre le racisme de 1983, de Rock against Police à la lutte contre la double peine, des affrontements raciaux dans l’usine Talbot-Poissy en grève aux retrouvailles communautaires autour des valeurs de justice sociale de l’Islam, en passant par le mouvement étudiant de 1986, la mobilisation contre les lois Pasqua et la réforme du code de la nationalité, les révoltes de Vaulx-en-Velin et de Mantes-la-Jolie contre les violences policières avec mort d’hommes (Malik Oussekine, Abdel Benyahia, Thomas Claudio, Aïssa Ihiche, Youssef Khaïf et tant d’autres). Sans oublier le massacre du 17 octobre 1961 à Paris... Ce film, basé sur les images d’archives de l’agence IM’média, retrace l’histoire de luttes dans les quartiers populaires.

VENDREDI 25 JANVIER, 19H
Discussion avec le collectif "Tant qu’il y aura de l’argent".
"Nous animons une revue du même nom et le site internet tantquil.net, nous y publions infos et analyses dans la perspective de rendre accessible le plus largement possible un décryptage révolutionnaire de la crise que traverse le capitalisme, et dans laquelle nous sommes tous embarqués. Embarqués peut être, mais pas sur le même bateau, ce qui nous a par exemple poussé à établir un panorama des mesures d’austérité qui touchent les prolos, pays par pays. Nous publions aussi entre autres, une rubrique "notions" dans laquelle nous tentons de rendre plus facile à comprendre des concepts de base de critique de l’économie. Citons enfin un panorama international des méthodes et tactiques de maintien de l’ordre... Tant qu’il y aura de l’argent, il n’y en aura pas pour tout le monde".

MARDI 29 JANVIER, 19H30
Caisse de défense collective : une caisse d’autodéfense juridique collective à Paris
Cette caisse est un outil pour élaborer ensemble un discours public permettant de continuer à défendre les raisons de la lutte, se réapproprier les stratégies de défense et ne pas les laisser exclusivement aux spécialistes du droit, mutualiser les moyens de défense (contacts avocats, argent pour les premières dépenses), partager nos expériences et débattre sur la justice, le droit et la manière de réagir face à la répression.

MERCREDI 30 JANVIER, 19H30
Discussion autour du livre de Mogniss H. Abdallah "Rengainez, on arrive !", ed. Libertalia, 2012.
Cette soirée autour du livre de Mogniss H. Abdallah "Rengainez, on arrive !" souhaiterait s’inscrire dans un cycle de réflexions sur les moyens de lutter collectivement dans les quartiers populaires contre les formes de répression, d’exploitation et de gestion des populations. Nous essaierons de revenir sur les luttes de collectifs créés après les assassinats par des flics ou par des "beaufs" (les deux n’étant pas incompatibles). Ce sera aussi l’occasion de voir comment ces mobilisations auto-organisées se sont inscrites dans d’autres revendications comme celles liées aux problèmes de logements, au quadrillage des quartiers par les mairies et les flics et au racisme alimenté par une gestion coloniale de l’Etat. Qu’en est-il aujourd’hui de l’héritage de ces luttes et en quoi sont-elles toujours d’actualité ?

JEUDI 31 JANVIER, 19H
Permanence “Résister à la psychiatrie”
Projection de "La Devinière" de Benoit Dervaux, 1999, suivie d’une discussion libre.
La Devinière est un lieu de vie en Belgique, se revendiquant de la psychothérapie institutionnelle. Le 18 février 1976, elle ouvrait ses portes à 19 enfants réputés incurables, refusés par tous. Ni le sens commun, ni la psychiatrie, ni la pédagogie ne pouvaient les admettre, les reconnaître. Ces enfants, La Devinière les a acceptés définitivement avec comme principe fondateur de ne les rejeter sous aucun prétexte. Le mot "asile" reprend son sens, un espace sans grille ni chimie où l’on donne le droit de "vivre avec sa folie". Durant plus de vingt ans, des liens de solidarité se sont forgés entre ceux que rien ne reliait.

******************************************************************************************************************************
Café des CAFards
Rendez-vous le 1er vendredi de chaque mois.
Nous sommes des centaines de milliers, rien qu’en Ile-de-France, à dépendre des institutions sociales, pour nos revenus, pour le logement, bref pour vivre. Et nous sommes des centaines de milliers à être considérés par la CAF, Pôle-Emploi, ou la Sécu, comme des fraudeurs en puissance, des mauvais pauvres à rééduquer, et à ce titre, contraints de nous soumettre à des contrôles, des humiliations, à l’arbitraire, pour conserver nos maigres allocations.
Au chômage comme dans l’emploi, la culpabilisation, la peur de se faire radier ou virer tend à neutraliser par avance toute forme de défense collective. C’est pour s’opposer à cette politique que les CAFards, collectif de chômeuses et précaires, proposent un rendez-vous ouvert à tous une fois par mois pour échanger nos expériences, débrouiller ensemble des dossiers litigieux, s’organiser pour partager les moyens de se défendre sur les lieux de gestion de la précarité. Pour affirmer d’autres valeurs que celles du travail et du mérite, d’autres désirs que ceux que cette société voudrait nous faire intérioriser. Là où ils voudraient nous enfermer dans la peur et l’isolement, il nous faut inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité !

Les rendez-vous du collectif « Prenons la ville »
Des projets de transformation du Bas-Montreuil et du quartier des Coutures à Bagnolet sont en cours. Des centaines de personnes seront obligées de quitter leur logement. Le collectif « Prenons la ville » propose des moments de rencontres, d’échanges et d’organisation les 1er et 3ème lundis de chaque mois au Rémouleur. L’après-midi, de 16h30 à 19h30 : c’est l’occasion de partager des informations sur le devenir de son logement et du quartier. De trouver des réponses collectives.
Le soir, à partir de 19h30 : une réunion permettra de faire ensemble le point sur l’avancée du projet et des problèmes qu’il entraîne ; de lutter contre la hausse du coût de la vie, des loyers, contre le départ forcé des quartiers où nous habitons...
Contact

Permanence « Sans papiers : s’organiser contre l’expulsion »
Chaque 1er samedi du mois, lors des permanences vous pourrez discuter et rencontrer des personnes ayant participé à la brochure « Sans papiers : S’organiser contre l’expulsion. Que faire en cas d’arrestation ? » (brochure en cours de réactualisation du fait de nouvelles lois sur l’immigration). Il s’agit d’un guide pratique et juridique, écrit à partir d’expériences de luttes de ces dernières années, pour s’organiser contre les expulsions.

Permanence « Résister à la psychiatrie »
Tous les derniers jeudi du mois, à 19h, il s’agit, à l’initiative du collectif Sans Remède, de créer un moment, un espace ouvert régulièrement où toute personne intéressée par la question de la psychiatrie pourrait venir, soit pour en écouter d’autres, soit pour poser des questions, soit pour s’exprimer elle-même… Ce serait un lieu de rencontre, le lieu où une parole collective sur la psychiatrie pourrait s’élaborer, où un début de réappropriation sociale, et donc politique, de cette question pourrait exister. Dans la médicalisation du monde qui se propage, le pouvoir psychiatrique est en première ligne. Comment résister – aussi – à la psychiatrie ? A chaque permanence, un minimum de support au débat sera proposé : du son, de l’image ou un exposé relativement court (ou une autre forme d’animation). Même si nous essayerons d’apporter des réponses aux questions concrètes, ou d’adresser à des interlocuteurs capables de le faire, cette permanence ne sera pas un lieu alternatif d’aide sociale. Pas plus qu’elle ne sera un lieu alternatif d’accueil ou de soins.
Contact

“Tant qu’il y aura besoin d’argent, il en faudra pour le local !”
Nous avons besoin d’argent pour les frais de fonctionnement : loyer, charges, photocopies... N’hésitez pas à venir nous rencontrer au local ou à nous envoyer un chèque à l’ordre de “plumes” à l’adresse du Rémouleur.
Par ailleurs, nous cherchons toujours des archives sur les luttes et des livres de critique sociale pour la bibliothèque.

Le Rémouleur est un lieu ouvert pour se rencontrer, échanger et s’organiser. On peut s’y réunir, boire un café et discuter, lire, écrire des tracts, trouver des infos ... S’organiser collectivement, hors des syndicats, des partis et des structures hiérarchiques. Pouvoir se donner des armes pour le futur par la diffusion d’idées et de pratiques, en discutant et en confrontant nos positions politiques. Apporter force et consistance aux luttes présentes et à venir. Parce que nous voulons transformer radicalement cette société, ni plus ni moins ! Tendre vers un monde sans exploitation ni domination, sans État ni frontières, sans argent ni propriété privée...

PDF - 574 ko
Flyer du programme du Rémouleur (janvier 2013)
PDF - 305 ko
Affiche du programme du Rémouleur (janvier 2013)