BROCHURES

Octobre 2012 au Rémouleur (Bagnolet)

Le Rémouleur

Mis en ligne le 28 septembre 2012

Thèmes :

Formats : (HTML) (PDF,241.5 ko) (PDF,247.2 ko)

Version papier disponible chez : Le Rémouleur (Bagnolet)

LE RÉMOULEUR – Local auto-organisé de lutte et de critique sociale

Les horaires d’ouverture du local :
le lundi de 16h30 à 19h30, le mercredi de 16h30 à 19h30 et le samedi de 14h à 18h.

Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)

leremouleur ((A)) riseup . net
S’inscrire à la lettre d’info du local

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Lundi 1er octobre à partir de 16h30
Rendez-vous du collectif « Prenons la ville »

Mardi 2 octobre à 19h
Discussion sur la lutte au Kurdistan turc
Autour de la revendication de “l’autonomie démocratique”, de l’articulation entre le Parti légal et la guérilla, et de la place de cette lutte au sein des autres luttes sociales en Turquie.

Vendredi 5 Octobre à 16h30
Café des CAFards

Samedi 6 Octobre à 14h
Permanence sans-papiers

Mercredi 10 Octobre à 19h30
Discussion sur les luttes à la prison de Roanne
Depuis novembre 2011, les galères, protestations, résistances et révoltes des prisonniers du centre de détention de Roanne (42) filtrent à travers les murs... Leurs actes et paroles ont été relayés à l’extérieur, et ont trouvé un peu d’écho et de solidarité dehors... Cette année a aussi été émaillée de diverses pétitions, actes de protestation et de révoltes dans diverses prisons. L’équipe de l’émission de radio "Papillon" (contre les prisons), de St-Etienne, a suivi et relayé ces évènements, et propose des infos et réflex­ions à ce sujet. C’est aussi le cas pour le collectif "L’Envolée" qui viendra à cette occasion présenter le 33ème numéro de son journal anti-carcéral. Il s’agira enfin de discuter, en général et en particu­lier, des luttes contre la prison.

Dimanche 14 octobre à 18h
Do you remember revolution ? de Loredana Bianconi (documentaire, 1H56, version originale sous titrée)
Pour poursuivre la discussion de cet été autour de l’hypothèse de la lutte armée, la notion d’avant-gardisme dans les luttes et le choix d’un affrontement total avec l’état, nous projetons ce documentaire qui donne la parole à quatre femmes qui, au milieu des années 70, décident d’entrer dans la lutte armée en s’engageant dans les Brigades Rouges ou Prima Linea. Après avoir passé de longues années de prison, elles essayent de raconter chacune leur expérience.

Lundi 15 octobre à partir de 16h30
Rendez-vous du collectif « Prenons la ville ».

Dimanche 21 octobre à 17h
Soirée film et discussion : Immigration, une histoire avec deux pays
17h : Douga, film de 51 min. de F. Lathuillière et D. Sissoko
Douga a 33 ans. Depuis 1996, il vit à Paris dans un foyer en bordure de périphérique. Pour gagner sa vie, il est manoeuvre dans le bâtiment. Une bonne part de son salaire est destinée à sa femme et ses enfants restés au Mali. Trois soirs par semaine, il suit des cours de français. Là, il retrouve d’autres migrants, bien souvent sans papiers. Douga, lui, a obtenu son premier titre de séjour en 2009. Qu’est-ce que ça a changé pour lui ?
18h30 : Discussion, avec les réalisateurs, autour des questions qu’abordent le film. Immigrer dans un pays, c’est aussi partir d’un autre ; débat sur les rapports avec son pays d’origine et le pays d’arrivée.

Jeudi 25 octobre à 19h
Permanence « Résister à la psychiatrie »
Projection du documentaire Un monde sans fous ? de Philippe Borrel, 2009, suivie d’une discussion.
Parmi les nombreux points abordés : le développement de la neuropsychiatrie, la fondation FondaMental, la fabrication de nouveaux troubles psychiques, la défense de la psychiatrie humaniste par le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire…
« La réponse aux problèmes sociaux sera de moins en moins politique et de plus en plus médicalisée. »

Samedi 27 octobre à 18h
Discussion sur la situation sociale en Afrique du Sud autour du livre « Brûler les prisons de l’Apartheid. Révoltes de prisonniers en Afrique du Sud », avec l’auteure Natacha Filippi.
« En 1994, l’année des premières élections multi-raciales de l’Afrique du Sud, des mutineries, des mises à feu de cellules, de sit-in et des grèves de la faim collectives secouent les prisons du pays. Qu’ils soient le dernier sursaut des prisons de l’apartheid ou la première insurrection contre les institutions pénitentiaires démocratiques, ces révoltes sont rarement anachroniques. Elles sont le reflet des ambiguïtés et des contradictions présentes dans le reste du pays. Elles rappellent avec acuité que les sociétés qui tentent d’établir de nouvelles bases du vivre-ensemble recréent par là même les marges où elles rejèteront tous ceux qu’elles considèrent comme déviant du droit chemin et de la norme. »
Des révoltes de prisonniers dans les années 90 jusqu’aux récentes grèves de travailleurs à Marikana, l’Afrique du sud est toujours le terrain d’une lutte contre l’oppression coloniale, des luttes de classes et de races.

Dimanche 28 octobre à 16h et 18h30
Ciné-club “On trace la route” II
16h - Alice n’est plus ici (Alice doesn’t live here anymore), de Martin Scorsese - USA, 1974, VO sous titrée, 1h52.
Aux États-Unis, dans les années 1970. Alice est une femme au foyer de 35 ans dont la vie conjugale est banalement médiocre. Lorsque du jour au lendemain son mari décède, elle fait face à des problèmes de thunes et à une remise en question de sa propre vie : plutôt que de se morfondre, elle décide de (se) bouger et de réaliser son rêve de petite fille, devenir chanteuse. Mais, sur fond d’oppressions de genre et d’oppressions de classe, quelques désillusions l’attendent...
18h30 - L’épouvantail (Scarecrow), de Jerry Schatzberg - USA, 1973, VO sous-titrée, 1h52.
Francis et Max se rencontrent par un bel après-midi ensoleillé sur le bord de la route. Tous deux, un peu paumés un peu vagabonds, tentent désespérément d’arrêter les rares voitures qui passent pour se faire prendre en auto-stop. L’un est un ancien prisonnier, qui s’accroche au rêve inatteignable d’avoir une vie rangée, tout en s’oubliant dans les bras de toutes les femmes qu’il croise ; l’autre est un marin qui veut voir son enfant de cinq ans pour la première fois et qui s’accroche à sa lampe, seul cadeau qui puisse convenir à la fois à une fille et à un garçon... Un long périple dans les États-Unis des années 70 avec ces deux déjantés solitaires à la recherche d’un avenir qui n’existe sans doute pas.

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Café des CAFards
Nous sommes des centaines de milliers, rien qu’en Ile-de-France, à dépendre des institutions sociales, pour nos revenus, pour le logement, bref pour vivre. Et nous sommes des centaines de milliers à être considérés par la CAF, Pôle-Emploi, ou la Sécu, comme des fraudeurs en puissance, des mauvais pauvres à rééduquer, et à ce titre, contraints de nous soumettre à des contrôles, des humiliations, à l’arbitraire, pour conserver nos maigres allocations.
Au chômage comme dans l’emploi, la culpabilisation, la peur de se faire radier ou virer tend à neutraliser par avance toute forme de défense collective. C’est pour s’opposer à cette politique que les CAFards, collectif de chômeuses et précaires, proposent un rendez-vous ouvert à tous une fois par mois pour échanger nos expériences, débrouiller ensemble des dossiers litigieux, s’organiser pour partager les moyens de se défendre sur les lieux de gestion de la précarité. Pour affirmer d’autres valeurs que celles du travail et du mérite, d’autres désirs que ceux que cette société voudrait nous faire intérioriser. Là où ils voudraient nous enfermer dans la peur et l’isolement, il nous faut inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité !
Rendez-vous le 1er vendredi de chaque mois.

Les rendez-vous du collectif « Prenons la ville »
Des projets de transformation du Bas-Montreuil et du quartier des Coutures à Bagnolet sont en cours. Des centaines de personnes seront obligées de quitter leur logement. Le collectif « Prenons la ville » propose des moments de rencontres, d’échanges et d’organisation les 1er et 3ème lundis de chaque mois au Rémouleur. L’après-midi, de 16h30 à 19h30 : c’est l’occasion de partager des informations sur le devenir de son logement et du quartier. De trouver des réponses collectives.
Le soir, à partir de 19h30 : une réunion permettra de faire ensemble le point sur l’avancée du projet et des problèmes qu’il entraîne ; de lutter contre la hausse du coût de la vie, des loyers, contre le départ forcé des quartiers où nous habitons...
Contact : degage-onamenage(((A)))riseup(.)net

Permanence « Sans papiers : s’organiser contre l’expulsion »
Chaque 1er samedi du mois, lors des permanences vous pourrez discuter et rencontrer des personnes ayant participé à la brochure « Sans papiers : S’organiser contre l’expulsion. Que faire en cas d’arrestation ? » (brochure en cours de réactualisation du fait de nouvelles lois sur l’immigration). Il s’agit d’un guide pratique et juridique, écrit à partir d’expériences de luttes de ces dernières années, pour s’organiser contre les expulsions.

Permanence « Résister à la psychiatrie »
Tous les derniers jeudi du mois, à 19h, il s’agit, à l’initiative du collectif Sans Remède, de créer un moment, un espace ouvert régulièrement où toute personne intéressée par la question de la psychiatrie pourrait venir, soit pour en écouter d’autres, soit pour poser des questions, soit pour s’exprimer elle-même… Ce serait un lieu de rencontre, le lieu où une parole collective sur la psychiatrie pourrait s’élaborer, où un début de réappropriation sociale, et donc politique, de cette question pourrait exister. Dans la médicalisation du monde qui se propage, le pouvoir psychiatrique est en première ligne. Comment résister – aussi – à la psychiatrie ? A chaque permanence, un minimum de support au débat sera proposé : du son, de l’image ou un exposé relativement court (ou une autre forme d’animation). Même si nous essayerons d’apporter des réponses aux questions concrètes, ou d’adresser à des interlocuteurs capables de le faire, cette permanence ne sera pas un lieu alternatif d’aide sociale. Pas plus qu’elle ne sera un lieu alternatif d’accueil ou de soins.
Contact : sans.remede(((A)))laposte(.)net

“Tant qu’il y aura besoin d’argent, il en faudra pour le local !”
Nous avons besoin d’argent pour les frais de fonctionnement : loyer, charges, photocopies... N’hésitez pas à venir nous rencontrer au local ou à nous envoyer un chèque à l’ordre de “plumes” à l’adresse du Rémouleur.
Par ailleurs, nous cherchons toujours des archives sur les luttes et des livres de critique sociale pour la bibliothèque.

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