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Programme des projections au KIOSK mars-avril 2009

Le Kiosk Toulouse

Mis en ligne le 8 mai 2009

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Programme des projections au KIOSK mars-avril 2009

LUNDI 23 MARS à 20h30 : SOIREE WESTERNS

"EL CHUNCHO" film de Damiani Damiano, 1h37 min, 1967 avec Gian Maria Volonte et Klaus Kinsky

Au Mexique, Chuncho, à mi-chemin entre le bandit et le rebelle révolutionnaire, attaque avec ses troupes un train de l’armée régulière dans lequel voyage un jeune dandy américain. Le yankee se joint aux guérilleros et se lie d’amitié avec El Chuncho. Mais les apparences sont parfois trompeuses... Film italien, rare et déjanté,avec pourtant Klaus KINSKY et Gian Maria VOLONTE, c’est "il était une fois la révolution" en plus speed.

YAURA UN 2ÈME WESTERN SURPRISE A 22H30....

LUNDI 30 MARS à 20h30

SOIREE PROJECTION-DEBAT sur "Le camp du Vernet d’Ariège"

De nombreux français découvrent que la IIIème république finissante avait ouvert des camps pour parquer les réfugiés espagnols de la guerre d’Espagne en 1939. Au camp du Vernet d’Ariège, près de 15000 hommes y furent enfermés, en majorité des soldats de la 26ème division de l’Armée populaire de la république espagnole, l’ex "colonne Durruti" du nom du célèbre dirigeant anarchiste. Ouvert par la République de Daladier et Sarraut, le camp du Vernet sera ensuite utilisé par le régime de Vichy pour enfermer et affamer les futurs déportés...

PROJECTION du film : "Photographie d’un camp,le Vernet d’Ariège" de Linda Ferrer ROCA,56 mn

Au mois de mai 1993, de vieux négatifs trouvés dans un grenier sont confiés à Linda Ferrer-Roca. Il s’agit d’un vrac photographique où se cotoient quelques 2000 visages face-profil - une grande partie du fichier judiciaire du camp d’internement du Vernet d’Ariège (1939-1944)- et des images de la vie quotidienne. Ce film s’organise autour de l’enquête menée par la réalisatrice pour situer, identifier, retrouver, dans la mesure du possible, les sujets de ces images.

suivie d’une DISCUSSION avec Maelle MAUGENDRE, auteur du livre "De l’exode à l’exil,l’internement des républicains espagnols au camp du Vernet d’Ariège" paru aux éditions SUDEL.

Lundi 13 avril 20h30

Projections de 2 films :

"AALTRA", 1h33, 2004, Benoît Delépine

Deux voisins. Mal dans leur travail et dans leur vie. Face à face en rase campagne, quelque part dans le nord de la France. La cohabitation est difficile. Ils se dérangent et se détestent. Une violente dispute se termine à l’hôpital à cause d’une benne agricole qui s’est écrasée sur eux pendant leur bagarre. Ils sont paralysés des deux jambes et sortent de l’hôpital en chaises roulantes. Après réflexion, chacun renonce au suicide et ils se retrouvent par hasard sur le quai de la gare. Voisins malgré eux, encore. Commence alors pour eux un voyage improbable et atypique. Objectif : aller réclamer des indemnités au constructeur du matériel agricole qui se trouve en Finlande. Ces deux paralytiques vont vivre un véritable parcours initiatique : la découverte de son voisin.

"AVIDA", 2006, 1h23, Benoit Delépine, Gustave Kervern

Un sourd-muet et deux drogués à la kétamine ratent l’enlèvement du chien d’une plantureuse milliardaire. Celle-ci en profite pour les forcer à l’emmener en haut d’une montagne où elle souhaite mourir.

Lundi 27 avril 20h30

Rencontre-débat autour du livre « L’ennemi intérieur », Mathieu Rigouste, 2009, Editions La Découverte, en présence de l’auteur.

"Une doctrine militaire est un répertoire de discours et de pratiques permettant à l’armée d’imposer en son sein ainsi que dans la société, une représentation systématique de « ce qui menace l’État et sa population » et de codifier les « bonnes manières » de surveiller, encadrer ou écraser ces menaces. La doctrine de la guerre révolutionnaire a été conçue durant les guerres coloniales d’Indochine, du Maroc et d’Algérie par l’armée française puis enseignée aux armées des États-Unis, des néocolonies africaines ou d’Amérique du Sud en quête d’une technologie susceptible de détruire ou de paralyser les mouvements révolutionnaires qui s’y développaient. Mon livre montre que la doctrine de la guerre révolutionnaire ou « contre-subversion » n’a pas disparu lorsqu’elle a été interdite en 1960 mais qu’au contraire, elle avait profondément influencé les classes dirigeantes qui ont mis en place les premiers dispositifs sécuritaires dans l’après 1968 pour « écraser la subversion gauchiste ». J’y explique comment à travers la lutte antimigratoire, l’antiterrorisme, la lutte contre les incivilités et les violences urbaines ou la criminalisation des mouvements sociaux, une grille de lecture s’est imposée, largement inspirée par celle de la contre-subversion".

Extrait d’un interview de l’auteur paru dans Barricata, mars 2009.

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