BROCHURES

Avignon : présentation de « L’Instinct de mort » de Jacques Mesrine, le 15 décembre 2006

Les Chemins non tracés (première parution : 8 décembre 2006)

Mis en ligne le 11 décembre 2006

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Présentation de l’autobiographie de l’« ennemi public n°1 » (Jacques Mesrine), par l’équipe du journal CQFD qui vient de rééditer ce texte (édition Le Chien rouge, novembre 2006).
Le VENDREDI 15 DECEMBRE à 18 h 30 à la Maison IV de Chiffre (26 rue des Teinturiers, AVIGNON).

Jacques Mesrine (1936-1979), « ennemi public n°1 » dans les années 70, pratique cambriolages, braquages, enlèvements... mais est arrêté en 1973.
C’est emprisonné dans les quartiers de haute sécurité (QHS) de la Santé et de Fleury-Mérogis qu’il rédige son autobiographie : L’instinct de mort où, alors qu’il n’a pas encore été jugé, il assume l’ensemble de sa «  carrière  ». La révolte de Mesrine trouve sa source de son incorporation durant la Guerre Algérie, il écrit : « Au nom de quoi m’avait-on donné le droit de tuer des hommes que je ne connaissais même pas et qui auraient pu devenir mes amis ? Cette société s’était servie de moi comme d’un pion, profitant de ma jeunesse et de mon expérience pour faire un bon tueur. La société m’a fait cocu en me faisant risquer ma peau pour une fausse cause. Désormais, j’allais donc m’attaquer à elle en lui faisant payer le prix de ce qu’elle avait détruit en moi. Je me suicidais socialement. ».
« Je n’acceptais pas. Je ne voulais pas que ma vie soit réglée d’avance et décidée par d’autres. [...] Toutes les phrases usuelles de la vie courante me raisonnaient dans la tête... Pas le temps de... ! Arriver à temps... ! Gagner du temps... ! Perdre du temps... ! Moi, je voulais avoir le "temps de vivre" et la seule façon d’y arriver était de ne pas en être l’esclave. ».
Le 8 mai 1978, il s’évade de la prison de la Santé en compagnie de François Besse (Carman Rives qui tente aussi la belle est abattu au pied du mur) et entame une cavale ponctuée de braquages. L’un de ses objectifs est aussi, par ses actions, de lutter pour la suppression des QHS. Il est exécuté le 2 novembre 1979, porte de Clignacourt, par le brigade antigang.

L’instinct de mort fût publié pour la première fois en 1977 chez Jean-Claude Lattès puis, en 1984, chez Champ libre (Gérard Lebovici considérait Mesrine comme le « symbole de la liberté »). Devenu introuvable, le voici réédité par Le Chien rouge (CQFD) !

Rencontre organisée par l’Infokiosk d’Avignon

Les Chemins non tracés