THEMES



Mouvements sociaux

12 mai 2008 - Collectif Libertaire Marius Jacob
Mai 68 : quelques repères historiques
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Le texte qui suit ne constitue pas une énième analyse de Mai 68 et de ses conséquences. Il n’est pas non plus le fait d’un historien. Son seul mérite serait de mettre (ou remettre) en mémoire la trame, non exhaustive évidemment, des "événements", assortie des traits qui nous ont paru importants. Nous avons dû faire des choix…
Pour écrire ces lignes, nous avons largement fait appel à un certains nombres d’ouvrages déjà "anciens". Notre parti pris fut de valoriser le courage des révolutionnaires authentiques, de souligner les attitudes autoritaires et de ne pas minimiser les saloperies du gouvernement gaulliste et des complices de tous bords du pouvoir étatique.

Nous n’en finirions pas de citer les groupes et "catégories" dans lesquels une majorité, sinon une forte proportion d’individus, alors en grève illimitée, contestaient - hors théorie mais avec parfois une lucidité et une radicalité d’une ampleur inédite - le monde qu’il subissaient et la vie que le capital leur avait imposée ou qu’ils avaient acceptée par facilité, obéissance ou résignation, des instituteurs aux fossoyeurs, en passant par les cadres, les publicitaires, les musiciens professionnels et les footballeurs… L’heure était à l’urgence de vivre, à la contestation du travail et de toutes les hiérarchies, au « vivre sans temps mort, jouir sans entrave ».


22 novembre 2007 - Collectif
Récits grenoblois des luttes contre le CPE et son monde (février-avril 2006)
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Ce recueil de textes est constitué quasi uniquement de récits écrits à chaud, à Grenoble, pendant ce qu’on a appelé le « mouvement anti-CPE ». De la toute première manif anti-CPE, le 7 février 2006, jusqu’à la fin du mouvement, avec notamment l’évacuation de la galerie des amphis (qui a été occupée pendant plus d’un mois, sur le campus universitaire de Saint-Martin-d’Hères), des récits de beaucoup de choses qui se sont passées sur Grenoble pendant ces deux mois et quelques de luttes sont proposés ici, dans l’ordre chronologique. Manif institutionnelle ou sauvage, action en petit groupe ou émeute massive, occupation de fac ou blocage de lycée, tout est raconté par des personnes qui ont participé activement à ces événements.

20 novembre 2007 - Anonyme
Récit du mouvement dit anti-CPE à Lyon
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Ce récit du mouvement dit "anti-CPE" à Lyon a été publié sur le site d’informations alternatives lyonnais Rebellyon.info. Il s’appuie en grande partie sur les articles publiés à l’époque sur ce site. Il ne prétend en aucun cas être une retranscription "objective" de ce qu’il s’est passé pendant ces quelques semaines .

"Ce récit ne cherche pas à dire la Vérité sur le mouvement anti-CPE, mais à retranscrire l’atmosphère, l’agitation, la dynamique du printemps 2006. Notamment pour qu’on n’attende pas dix ans pour relancer ce genre de trucs..."


19 novembre 2007 - Mouvement pour les occupations
A propos des retraites et de l’utilité à faire grève
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Quelques remarques pour élever le débat dans les AG et les manifs à propos du système des retraites... Peut être utile lorsque le sujet ressort pendant un mouvement social, par exemple.

L’argumentaire part de lieux communs pour poser la question du système salarié qui implique celui des retraites.


17 novembre 2007 - Nadarlana
Récit et impressions sur le mouvement dit « anti-CPE » à Montpellier
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Cette brochure est un extrait d’un mémoire de sociologie rendu à la fin de l’année. Le mémoire dans son ensemble est un projet de thèse sur les imaginaires et pratiques radicaux aujourd’hui. Il devait contenir une espèce de chapitre de la future thèse. L’objectif de départ était de présenter et d’analyser le contenu des brochures que l’on trouve dans les infokiosques. Mais l’auteur étant totalement impliqué dans l’action, il n’a rien foutu. Alors au moment de rendre son mémoire, il a préféré raconter ce qu’il avait vu durant le mouvement. C’est cette partie qui est présentée ici. On remarquera donc que le style employé n’est pas aussi énervé que l’auteur aurait voulu...

Bonne lecture quand même !


19 juillet 2007 - Alain C.
L’impasse citoyenniste
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"Si les citoyennistes peuvent parler de crise, c’est que l’Etat en a parlé d’abord. Depuis trente ans, la France est, paraît-il, en crise. Cette “crise”, bien réelle au début, a bien plutôt été ensuite une façon de justifier l’exploitation. Aujourd’hui, c’est la “reprise” qui joue ce rôle, et les réformistes sont bien embêtés. Les voilà contraints de réajuster leur discours, toujours calqué sur celui de l’Etat, et ceux qui il y a six mois nous parlaient d’une crise mondiale généralisée nous parlent aujourd’hui de “répartir les fruits de la croissance”. Où est la cohérence ?

Où sont-ils donc, ces keynésiens antilibéraux, ces réformistes sans réformes, ces étatistes qui ne peuvent participer à un Etat, ces citoyennistes ?

La réponse est simple : ils sont dans une impasse."


juin 2007 - Eldridge Cleaver, John Gerassi, Weathermen
Lutte armée aux Etats-Unis
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« Pendant cette semaine de protestation contre la guerre, nous avons placé des explosifs dans les bureaux de la Chase Manhattan, de la Standard Oil et de la General Motors. Les gardiens de ces trois immeubles et les agences d’information de toute la ville ont été prévenues par téléphone de trente à soixante minutes à l’avance, de façon à garantir que les immeubles seraient vides de monde.
La guerre du Vietnam n’est que la preuve la plus manifeste de la façon dont le pouvoir qui règne sur ce pays détruit le peuple. Les trusts géants de l’Amérique ont désormais étendu leur emprise sur le monde entier, contraignant les économies tout entières de pays étrangers à une dépendance totale à l’égard de la monnaie et des marchandises américaines.
Chez nous, les mêmes trusts nous ont transformés en consommateurs déments, dévorant un nombre croissant de cartes de crédit et d’appareils ménagers. Nous exerçons des métiers sans intérêt, d’énormes machines polluent notre air, notre eau et notre nourriture.
L’empire s’effondre au fur et à mesure que les peuples du monde entier se dressent pour contester sa puissance. A l’intérieur, le peuple noir mène une révolution depuis des années.
Et enfin, au cœur même de l’empire, les Américains blancs sont eux aussi en train de porter des coups pour la libération de tous.
 »

Sommaire :
I. Lutte armée aux Etats-Unis
II. Manifeste des Weathermen
III. Entretien avec Eldridge Cleaver


2 mai 2006 - Les enragé-e-s ouvrent le bal
Le CPE, une goutte d’eau dans un lac de rage
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Texte issu du mouvement dit anti-CPE à Grenoble, posant quelques réflexions sur :
- La violence comme moyen de se faire entendre
- L’illégalité comme conséquence de la désobéissance
- Des médias et de l’orientation des luttes sociales

« En nuisant à la police et plus largement aux tenants du maintien de l’ordre, nous sortons de la résignation et de l’impuissance habituellement ressenties. Destructions et transformation de la ville pacifiée en lieu d’émeute sont synonymes de création (...). Nous avons tou-te-s plus ou moins conscience que vivre dans un monde que nous choisirions devient impossible sans la destruction complète du monde actuel. Ainsi, lorsque nous détruisons ce qui nous opprime, nous participons à ouvrir les brèches qui nous permettent de créer de nouveaux rapports sociaux. »

Ici, le même texte, traduit en allemand...
Et , le même texte, traduit en anglais.


7 avril 2006 - Le CUL
Beautés de la Disconvenance
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Ces textes sont extraits du Papier CUL, journal aux allures variées qui servait d’organe de propagande aux délires du CUL (Comité Universitaire de Libération), publié entre 2003 et 2005, et remis en page ici par la CRETE (Cellule de Restitution Editoriale des Travaux Empiriques).

"A l’écart des AG, nous avons pu vivre des débats intenses, des repas collectifs, voir des tags apparaître, des murs se briser : une violence et une joie qui, pour une fois, n’étaient pas entravées par l’atmosphère tristement citoyenne des luttes étudiantes. Nous avons senti qu’à ce niveau se jouait tout autre chose qu’une simple contestation ponctuelle, qu’à cet endroit s’élaborait puissamment un refus de ce monde et de ces règles du jeu. Nous avons vu que, la disconvenance aidant, la lutte étudiante pouvait devenir, dans ses marges, un moment de communisation, un moment où le partage des pratiques et des expériences s’exprime telle une nécessité sensible pour abattre ce qui nous réduit. Peut-être nous appartient-il, à présent, de jouer avec cette disconvenance, d’utiliser ce mal-être que nous avons en partage avec bon nombre de ceux qui nous entourent, dans notre pratique politique quotidienne."


29 mars 2006 - Collectif
CPE - Le Monde se referme-t-il ?
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Textes parisiens issus du mouvement "anti-CPE", mais qui sont en réalité bien plus que de l’anti-CPE... Un bon coup d’air frais pour les "mouvements sociaux" !

- Le monde se referme-t-il ?
- Pousser le monde qui s’écroule
- Appel de Raspail
- Mais où est passé le mouvement réel ?


26 août 2005 - Collectif
Des bouts du mouvement lycéen 2005 - Paris
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Un des buts de cette brochure, au-delà de la volonté de témoigner / participer à l’histoire des luttes sociales, est d’inciter à agir, à ne pas rester passif ou isolé face au pouvoir. Celui-ci cherche à nous diviser : les lycéen-ne-s dans une case, les intermittent-e-s du pestacle dans une autre, les retraité-e-s encore dans une autre, les profs, les fonctionnaires, les chômeur-euse-s, les squatteur-euse-s, les sans-papiers, etc., en gros c’est chacun-e sa merde et plus ou moins chacun-e pour sa gueule, dans sa « corporation ». Ce mouvement lycéen a dépassé, par ses pratiques, son énergie, ses envies, le cadre strict des revendications lycéennes. C’était chouette, joyeux, enthousiasmant. Tout cela le sera encore plus quand il ne s’agira plus d’un mouvement « lycéen » ou « étudiant » ou même contre telle ou telle réforme, contre tel ou tel gouvernement, mais carrément pour un autre monde, d’autres modes de vie, d’autres pratiques collectives. Le mouvement lycéen a aussi démontré qu’il était possible de ne pas céder au chantage de la répression, et que l’action directe restait LE moyen de pression le moins sclérosant, celui qui permet de vivre pleinement nos luttes, sans délégation de pouvoir ni récupération politique. La rue reste un lieu privilégié pour les luttes sociales.

Pour ces raisons très subjectives, les textes mis en avant dans cette brochure sont avant tout des récits de manifs et autres actions. Ceux-ci peuvent être inspirants, motivants, en tout cas ils témoignent d’une possibilité d’agir, sans forcément avoir une expérience folle des manifs sauvages, par exemple... Ensuite, un texte revient sur la fameuse manif parisienne du 8 mars, et un autre sur certaines des raisons pour lesquelles il peut être intéressant de participer aux luttes lycéennes, notamment quand soi-même on n’est pas (ou plus) lycéen-ne.


4 février 2004 - Barthélémy Schwartz
Juin 36, l’envers du décor
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Pour mettre un terme au mythe Front Populaire, qui loin d’être une victoire de la classe ouvrière représente une des grandes trahisons de la gauche.

 

 

 

 

 

 

 

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