THEMES

Théories de l’auto-organisation

1er mai 2013 - Aviv Etrebilal

Aux origines du pouvoir

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« Pourquoi donc sommes nous regroupés, parqués à l’intérieur de catégories imaginaires comme la nation, l’Etat, le peuple ou l’ethnie ? Parce qu’il faut, pour gouverner, savoir qui l’on gouverne, il faut délimiter les contours d’un dominion à gouverner, et il faut bien trouver des critères géographiques pour délimiter, et créer une mythologie pour assurer la cohésion de ces critères géographiques forcément irrationnels. Là, le mythe joue son rôle mobilisateur en créant de l’adhésion, car il est plus facile d’adhérer à une forme de domination lorsqu’elle se travestit du voile mythique que lorsque le fer rutilant de son épée apparaît tel qu’il est. La force métaphysique du mythe tient dans le fait qu’elle provoque bien plus que la simple acceptation, elle provoque l’adhésion et même l’enthousiasme jusqu’au sacrifice, les guerres entre nations, ethnies et religions à travers le monde et l’histoire en témoignent. »

28 février 2013 - Guerre au Paradis

Dans la mêlée

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« La guerre sociale est une vieille histoire, elle est le constat que de tout temps, des conflictualités diverses ont opposé à la domination des formes de réponses variées. De l’attaque diffuse, petite, grande, communiquée ou non, reproductible à souhait aux grèves sauvages, occupations, sabotages jusqu’à l’émeute, la prise d’arme, l’insurrection… Jamais le répit de la domination ne fut total, et notre but est de le briser hargneusement, mais avec la joie qui caractérise l’émancipation. La guerre sociale ne se commence pas, l’on ne peut qu’y contribuer. »

Ce texte, que nous avons choisi de republier ici, est l’édito de la revue anarchiste Guerre au Paradis n°1, publiée à Paris en mars 2010.

28 décembre 2012 - Giuseppe Ciancabilla

Contre l’organisation

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Il n’est pas vrai que nous sommes des individualistes, si on essaye de définir ce mot en termes d’isolation et de séparation des éléments, évitant toute association dans la communauté sociale et supposant que l’individu puisse se suffire à lui-même. Nous soutenons le développement des initiatives individuelles. Quel anarchiste ne voudrait pas se rendre coupable de cet individualisme ? Si l’anarchiste est celui qui aspire à l’émancipation de toute forme d’autorité morale et matérielle, comment ne pourrait-il pas reconnaître que l’affirmation de son individualité, libre de toutes obligations et de l’influence autoritaire externe, est tout à fait bienveillante ? Car elle est la plus certaine des indications d’une conscience anarchiste.
Contre l’organisation, La Protesta umana, 1903.

2 décembre 2012 - Anonyme

Considérations sur les assemblées

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Dans les assemblées on ne discute pas tous ensemble, on écoute les interventions de ceux qui sont plus habiles à exposer leur positions en les faisant ainsi passer pour la Raison collective. Celui qui parle mieux, c’est-à-dire qui possède la parole plus persuasive, contrôle l’assemblée et la plupart du temps c’est aussi celui qui l’organise). Tous ceux qui ont fréquenté des assemblées en voient clairement le fonctionnement. Quand la composition en est plus homogène, on voit le ricochet de deux ou trois voix qui se dirigent docilement vers une décision souvent déjà prise ailleurs. Les spectateurs, en silence, prennent des notes mentales de ce qu’ils peuvent dire au cas où quelqu’un les interroge sur leurs idées. Qui a des doutes ou des perplexités, se retiendra de les exposer, par crainte d’être contredit par une réponse brillante. Si les assemblées sont plus élargies, alors c’est une lutte entre différentes factions afin d’obtenir l’hégémonie. Amplifiés par les groupes respectifs de supporters, les discoureurs les plus habiles se livrent bataille. Ici, le nombre peut faire la différence, car il n’est point sûr que la parole la plus habile soit aussi la dernière. Il faut tenir compte aussi des ambitions personnelles et des rapports affectifs, tout l’enchevêtrement de sympathies, antipathies, préjugés, calculs stratégiques, rancunes, vanité et ainsi de triste suite.

14 octobre 2012 - A. G. Schwarz

Les assemblées anarchistes ouvertes

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L’auteur de ce texte, qui a vécu en Grèce et a prit part aux assemblées anarchistes qui s’y tenaient raconte et argumente en faveur de cette pratique de manière critique. Il y compare à l’occasion l’assemblée ouverte dans les mouvements anarchistes aux Etats Unis et en Grèce. Ce texte a d’abord été publié à l’origine en anglais sur anarchistnews.org (le 14 Novembre 2010) puis sur the anarchist library. Il a ensuite été traduit et publié en français en Mai 2012 sur Le Cri Du Dodo.

19 février 2012 - Anonyme

A couteaux tirés avec l’Existant, ses défenseurs et ses faux critiques

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En s’exerçant un peu, on pourrait passer des jours entiers sans la moindre idée. Les rythmes quotidiens pensent à notre place. Du travail au « temps libre », tout se déroule dans la continuité de la survie. On a toujours quelque chose à quoi s’agripper. Au fond, la caractéristique la plus stupéfiante de la société actuelle est de faire cohabiter les « petits conforts quotidiens » avec une catastrophe à portée de main. En même temps que l’administration technologique de l’existant, l’économie avance dans l’incontrôlabilité la plus irresponsable. On passe des divertissements aux massacres de masse, avec l’inconscience disciplinée des gestes programmés. L’achat-vente de mort s’étend à tout le temps et tout l’espace.

Ce texte nous vient d’Italie, publié initialement en 1998.

2 janvier 2012 - Anonyme

Saut dans l’inconnu

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Nous nous demandons ici à quoi pourrait bien ressembler une pratique anarchiste révolutionnaire dans les conditions sociales spécifiques de la Suisse. Il nous semble d’abord nécessaire de mettre de côté l’illusion qui ne sert que trop souvent à justifier notre propre résignation, l’illusion selon laquelle ici tout serait mille fois plus difficile qu’ailleurs, tout serait totalement pacifié, et que de toutes façons, personne ne s’intéresserait à nos idées. Ceci pour considérer ensuite les particularités locales qui nécessitent une démarche pas forcément plus difficile ou plus facile mais qui est simplement autre qu’ailleurs. C’est pour cela que nous ne nous intéressons pas aux idéologies révolutionnaires qui se plaquent comme une moule rigide sur une réalité dont elles restent toujours séparées de par leur nature. C’est aussi pour cela que nous ne pensons pas non plus que les expériences et les méthodes développées et pratiquées par des compagnons en d’autres lieux ou en d’autres temps puissent être simplement calquées. Nous voulons tirer notre inspiration de tout ce qui nous plaît, mais toujours dans le but de développer nos propres méthodes que nous considérons comme les plus adaptées à notre situation. Nous ne connaissons que trop bien la tendance de certaines personnes à répéter des fragments simplifiés des théories révolutionnaires anciennes, dont l’usure leur est cachée par le simple fait qu’ils n’essaient pas de les appliquer à quelque lutte effective. Celui qui souhaite véritablement changer en profondeur la réalité dans laquelle il vit ne se satisfera d’aucune illusion. Celui qui se passionne pour la subversion veut agir immédiatement. Alors, abandonnons tout modèle et étudions nos possibilités.

6 avril 2011 - Des prolétaires

Contre le mythe autogestionnaire

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A travers l’analyse des exemples-phares autogestionnaires que sont l’Espagne en 1936, l’atelier Lip à Besançon en 1973 et l’Argentine depuis décembre 2001, notre volonté est de montrer en quoi la perspective de gestion des processus productifs et d’échange est un arrêt du processus révolutionnaire, un renforcement de l’ordre établi qui renvoie le prolétariat à la seule place que lui laisse le capital, celle de producteur de valeur quitte à lui laisser le rôle de gestionnaire pendant un temps ! Les expériences alter éco sympa en pleine paix sociale n’ont rien de contradictoire, elles sont des entreprises capitalistes sans ambiguïté. Ce qui nous questionne, c’est l’antagonisme qui traverse tout mouvement de classe dans sa dynamique combative, vivante et donc profondément contradictoire (...).
A travers la critique de l’autogestion, l’enjeu de cette analyse du processus révolutionnaire est de nous permettre de mieux saisir où nous en sommes aujourd’hui, à travers toutes nos forces et nos contradictions internes.

3 février 2011 - Andrew X. , J. Kellstadt , Undercurrent

Abandonner l’activisme ?

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1. Pratique et idéologie dans le mouvement de l’action directe
2. Abandonnez l’activisme
3. De la nécessité et de l’impossibilité d’abandonner l’activisme

Ces 3 textes du début des années 2000 abordent les questions de l’activisme, du militantisme et de la politique. Sans réponses tranchées, ils expriment la nécessité de réfléchir sur ses propres pratiques "politiques". Que ce soit pour celles et ceux qui se revendiquent de l’activisme ou bien pour celles et ceux qui s’en dédouanent...

8 janvier 2011 - Organisation des Jeunes Travailleurs Révolutionnaires

Le militantisme, stade suprême de l’aliénation

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« Ce que nous disons des militants est dur et sans appel. Nous ne sommes prêts effectivement à aucun compromis avec eux, ce ne sont pas des révolutionnaires qui se trompent ou des semi révolutionnaires, mais des gens qui restent en deçà de la révolution. Mais cela ne veut nullement dire que 1° nous nous mettons en dehors de cette critique, si nous tenons à être clairs et nets, c’est d’abord à l’égard de nous-mêmes, et que 2° nous condamnons le militant en tant qu’individu et faisons de cette condamnation une affaire morale. Il ne s’agit pas de retomber dans la séparation des bons et des méchants. Nous ne sous estimons pas la tentation du : "plus je gueule contre les militants, plus je prouve que je n’en suis pas et plus je me mets à l’abri de la critique !" »

Ce texte est un classique de la critique du militantisme gauchiste. Quarante ans plus tard, il reste toujours d’actualité.

20 décembre 2010 - Errico Malatesta

Fra Contadini

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Écrit en 1883 et publié en 1884 à Florence, ce dialogue entre paysans fut un véritable succès de propagande anarchiste en Italie d’abord et dans le reste du monde ensuite. Quelques années plus tard, en 1887, c’est Kropotkine qui ouvrira la voie à une multitude de traductions en lui donnant une version française (c’est celle-ci que nous avons choisi de reprendre ici) à laquelle succédera la version espagnole, puis anglaise, allemande, roumaine, néerlandaise, norvégienne, tchèque, hébraïque, arménienne et ainsi de suite. Dans un langage simple, proche du parler populaire italien de l’époque, Malatesta s’attelle à poser des pistes pour des solutions aux divers problèmes sociaux en parlant au cœur comme au cerveau. Ces deux paysans, Jacques et Pierre (Beppe et Giorgio dans la version originale italienne) sont deux personnages dans lesquels tout le monde peut se reconnaître, en particulier Jacques, censé représenter le discours classique et influencé que Pierre, l’anarchiste, essaye de démonter.
Un succès qui peut s’expliquer par sa capacité, par le biais de la forme dialogue, à parler à tous, bien au-delà de la simple paysannerie, en faisant vibrer le mot exploitation chez tous ceux qui la subissent, et liberté chez tous ceux qui la désirent.

22 février 2010 - Collectif

Contre l’Unité

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Dans ce modeste recueil, on pourra trouver quelques textes, presque toujours liés à des situations et à des contextes particuliers, cependant, si nous les avons réunis ici c’est qu’ils participent tous plus généralement d’une même cohérence antipolitique. "Antipoliquoi ?..." s’exclameront certains. Une nouvelle théorie à la mode chez les anarchistes de salon ? L’antipolitique, peu importe le nom qu’on lui donne (il n’aura de toute manière aucune nécessité), est une tendance réelle au sein du mouvement anarchiste international parmi ceux qui luttent et qui font quotidiennement le choix de ne pas sombrer dans les méandres militarisés de la stratégie et de sa tactique au nom desquelles tant ont retourné leurs vestes, prouvant à ceux qui ne voulaient pas y croire à quel point éthique, idées, désirs, individu et rêves pouvaient être bradés sur l’autel de la reconnaissance, de la représentation et de la médiation.

28 décembre 2009 - Alain C.

« L’Insurrection qui vient », construction identitaire et alternative existentielle

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Ce texte n’est pas une étude critique des thèses exposées dans le livre L’insurrection qui vient, ni une tentative de « démontage théorique » de celui-ci. L’idée m’est d’abord venue de l’aborder ainsi, et je ne suis sans doute pas le seul. Bien des choses avancées dans ce livre pourraient en effet être discutées. Mais rapidement, j’ai eu le sentiment de l’inutilité de cette démarche. Ce sentiment, cette intuition plutôt était celle de l’impossibilité du dialogue avec ce livre, ou d’un dialogue toujours rompu en un point déterminé. J’ai eu le sentiment décourageant que ce texte ne pouvait pas être critiqué : il m’a semblé qu’autre chose était en jeu, qui n’était pas quelque chose dont on puisse discuter, pas une simple divergence de vues, que ce qui était central dans le texte n’était pas ce qui y était affirmé, mais l’affirmation elle-même.
Cette volonté rageuse d’affirmation, c’est ce qui donne sa force au texte, mais aussi sa raideur, c’est ce qui le rend imperméable au dialogue. Je n’y vois pas seulement un effet de style, mais une structure profonde, propre à tous les énoncés doctrinaux.
Il m’est donc apparu ceci : si L’insurrection qui vient défend bien des idées, une vision du monde ou un projet politique, ce qu’expose ce texte est toujours conditionné par l’affirmation d’une identité. C’est sous cet angle que je l’aborderai.

Alain C.

1er novembre 2009 - Anonyme , Venomous Butterfly et Willful Disobedience , Wolfi Landstreicher

De la Politique
à la Vie

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Dans ce texte sous forme de proposition générale pour une rupture avec la gauche adressée à tous les anarchistes qui ne souhaitent plus attendre de miraculeux lendemains qui chantent, l’auteur trace des pistes claires pour une lutte anti-politique avec pour volonté d’avoir une incidence sur la pensée comme sur les actes.

cette rupture avec la gauche est basée sur la nécessité de libérer la pratique de l’anarchie des confins et des limites de la politique, ce n’est certainement pas pour embrasser la droite ou toute une autre partie du spectre de la politique. Il s’agit plutôt d’une reconnaissance qu’une lutte pour la transformation de la totalité de la vie, une lutte pour reprendre le contrôle de chacune de nos vies dans un mouvement collectif pour la réalisation individuelle, ne peut qu’être entravée par des programmes politiques, des organisations « révolutionnaires » et des constructions idéologique auxquelles il faudrait s’asservir, parce que celles-ci aussi, tout comme l’État et le capital, exigent que nous leur donnions nos vies plutôt que d’en reprendre le contrôle.

Nos rêves sont bien trop grands pour les limites étroites du réalisme politique. Cela fait déjà depuis trop longtemps que nous aurions du laisser la gauche derrière nous pour continuer sur notre joyeuse voie vers l’inconnu de l’insurrection et la création de vies pleines et auto-déterminées.

27 juillet 2009 - André Dréan

La Forme D’Abord !

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Depuis quelques mois, des publications et des sites labellisés révolutionnaires font, sans trop se poser de questions, quasiment l’apologie des formes d’action qui sont apparues dans les entreprises privées et publiques, telles que les séquestrations de managers. Comme si, par leur seule existence, elles fournissaient la preuve de la radicalité de leur contenu. Il y aurait là quelque vide créé par la désyndicalisation et l’acceptation accrue, par les grandes centrales syndicales, des règles du jeu de l’économie mondiale. De jeunes et moins jeunes fossoyeurs du monde s’emploieraient donc à le combler à leur façon. Sauf qu’il n’y a pas de vide, mais la poursuite de la domination du capital par d’autres moyens, assez différents des modes de régulation des tensions auxquelles nous avaient habitués des décennies d’Etat providence. Et les fossoyeurs présumés ne dépassent pas aujourd’hui, en règle générale, l’horizon du syndicalisme, même lorsqu’ils emploient des moyens peu orthodoxes. Nous allons le voir à travers l’exemple emblématique des luttes dans le secteur de l’énergie. Sans généraliser outre mesure, vu que les différences de situations, de motifs, d’objectifs, de moyens, de dispositifs de contrôle, etc., n’en font pas le modèle universel à plaquer tel quel sur toutes les luttes en cours. De celles qui démarrent dans des sociétés en faillite, comme Continental, en passant par celles qui perdurent dans l’Education, jusqu’aux émeutes en banlieue et dans les centres de rétention.

Texte rédigé en juin 2009 du côté de Paris.

12 juillet 2009 - Guy Fargette

Eléments pour une démarche politique

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Guy Fargette publia entre avril 1986 et septembre 1993 un bulletin, « Les mauvais jours finiront... », dont les textes suivants sont issus.

Ces textes voulaient à la fois mesurer froidement l’ampleur du changement que l’époque opérait dans les comportements ; se donner les moyens minimaux de ne pas céder à la résignation complaisante, aux reniements nihilistes, aux cynismes déferlants ; expliciter « clairement et simplement » toutes les dimensions de la critique de ce monde ; poser les principes - individuels en attendant d’être collectifs - d’une activité obstinée et exigeante visant une auto-transformation de la société ; viser à développer une praxis qui reprenne ces exigences et rassemble les volontés éclatées ; et rompre, enfin, avec les manies d’une « radicalité » narcissique et stérile - qui s’agite encore de nos jours.

12 mars 2009 - Venomous Butterfly et Willful Disobedience

Notes sur l’anarchisme insurrectionaliste

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L’anarchisme insurrectionaliste n’est pas une solution idéologique à tout les problèmes sociaux, un produit sur les étals du marché des idéologies et des opinions, mais une pratique en mouvement qui vise à mettre fin à la domination de l’Etat et à l’écoulement tranquille du capitalisme. Nous ne sommes pas à la recherche d’une société idéale fournie clé en main, ni d’une utopie consommable.

Texte original en anglais de Venomous Butterfly et Willful Disobedience, paru dans le N°2 de la revue Killing king Abacus, en 2001.
Traduction par Non Fides, 2009.
Nous nous sommes permis d’adapter quelque peu ce texte, sans toutefois ne jamais dévier de son essence.

1er mars 2009 - Pierre Clastres

La société contre l’État

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3 textes de Pierre Clastres :
Introduction de l’édition de Marée Noire.
L’anthropologie politique, une interview de 1974.
La question du pouvoir dans les sociétés primitives.
La société contre l’État (chapitre 11).
Repères biographiques
Bibliographie

25 février 2009 - Tom Wetzel

Barcelone 1931 - Grève massive des loyers

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Malgré l’aspect réformiste, de prime abord, d’une lutte pour la réduction des loyers (le rapport social « propriétaire versus locataire » n’y est pas remis en question en tant que tel), la grève des loyers de 1931 à Barcelone se place (ainsi que bien d’autres moments de lutte en Catalogne dans les années 1920-1930) dans le cours d’une guerre sociale qui mena à la révolution de 1936. Ces pratiques préfigurent également les mouvements d’auto-réduction de loyers qui ont pu avoir lieu dans les années 1970 en Italie. Des pratiques du siècle passé qu’il serait aujourd’hui encore plus que pertinent de mettre en oeuvre... A vrai dire, seul un monde débarrassé des différences de classe (sans proprio ni locataire) pourrait rendre caduque la possibilité de la grève des loyers.

A l’origine, ce texte a été écrit en anglais. Il a été traduit en français par le SIA (Syndicat Intercorporatif Anarcho-syndicaliste) de Caen et a été publié une première fois en mars 2006 dans le journal Solidarité n°23.

15 octobre 2008 - Collectif

La Guerre Sociale

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Recueil de textes du journal révolutionnaire du début du XXème siècle.

Ces textes et illustrations ont été publiés dans « La Guerre Sociale, un journal contre », ouvrage paru en 1999 aux éditions des nuits rouges et réalisé par Raoul Villette. Exceptées la préface et certaines notes, toute la brochure est issue du bouquin, et nous ne pouvons que conseiller sa lecture, pour une vue plus complète des articles du journal, et pour la documentation sur le contexte historique.

Les articles, rédigés entre 1906 et 1910, sont présentés ici dans l’ordre chronologique.

4 mai 2008 - Les Amis du Potlatch

A bas le prolétariat. Vive le communisme !

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A bas le prolétariat
Ceux qui ne visent pas à devenir une puissance parmi les puissances de ce monde, mais veulent les briser, pourraient résumer leur programme ainsi : « A bas le prolétariat ». Non pas évidemment dans le sens d’une opposition aux prolétaires en tant qu’hommes ; mais parce que précisément l’on ne peut être un homme qu’en refusant d’être un prolétaire. Les révolutionnaires ne proposent pas l’amélioration de la condition prolétarienne mais sa suppression. La révolution sera prolétarienne par ceux qui la feront et anti-prolétarienne par son contenu.

Vive le communisme !
Les escarmouches de la guerre sociale de ces dix dernières années accentuent la menace qui pèse sur la misère du salariat. La crise ne peut que s’aggraver, une solution pacifique est exclue.
Pour le moment les forces du vieux monde sont contraintes à l’offensive. Mais rien n’est encore joué. Refuser l’enjeu de l’ennemi : réformer pour conserver le monde de l’économie. Reconnaître notre terrain ; mettre en avant la possibilité du communisme. C’est ce à quoi contribue la théorie de la révolution communiste. Donnons-nous les armes décisives pour l’embrasement qui vient.

Les Amis du Potlatch, 1979.

15 avril 2008 - Ken Knabb

La joie de la révolution

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A travers une écriture simple et claire, Ken Knabb donne dans ce recueil de précieux conseils aux révolutionnaires en herbes et permet aux "ancienNEs" de remettre en question certaines de leurs conceptions.

Si cet ouvrage n’aborde pas les raisons de faire la révolution (si vous n’en ressentez pas la nécessité, il existe peu de chance qu’un quelconque texte vous y incite), vous pourrez y trouver de nombreuses pistes pour répondre aux questions d’ordre pratiques et théoriques auquelles se confronte tôt ou tard toute personne désireuse de transformer radicalement la société.

Sommaire :

Chapitre 1 : Quelques réalités de la vie
- Utopie ou rien
- Le “communisme” stalinien et le “socialisme” réformiste ne sont que des variantes du capitalisme
- Démocratie représentative contre démocratie de délégués
- Les irrationalités du capitalisme
- Quelques révoltes modernes exemplaires
- Quelques objections fallacieuses
- Domination croissante du spectacle

Chapitre 2 : Préliminaires
- Brèches individuelles
- Interventions critiques
- La théorie contre l’idéologie
- Éviter les faux choix, élucider les véritables choix
- Le style insurrectionnel
- Le cinéma radical
- Le ludisme
- Le scandale de Strasbourg
- Misère de la politique électorale
- Réformes et institutions alternatives
- Le politiquement correct ou l’aliénation égale pour tous
- Inconvénients du moralisme et de l’extrémisme simpliste
- Avantages de l’audace
- Avantages et limites de la non-violence

Chapitre 3 : Moments de vérité
- Les causes des brèches sociales
- Les bouleversements de l’après-guerre
- L’effervescence des situations radicales
- L’auto-organisation populaire
- Les situationnistes en Mai 1968
- L’ouvriérisme est dépassé, mais la position des ouvriers est toujours centrale
- Grèves sauvages et sur le tas
- Grèves de consommateurs
- Ce qui aurait pu arriver en Mai 1968
- Les méthodes de la confusion et de la récupération
- Le terrorisme renforce l’État
- La lutte finale
- L’internationalisme

Chapitre 4 : Renaissance
- Les utopistes n’envisagent pas la diversité post-révolutionnaire
- Décentralisation et coordination
- Quelques garanties contre les abus
- Consensus, décision majoritaire et hiérarchies inévitables
- L’élimination des racines de la guerre et du crime

24 mars 2008 - Collectif

Cultures de la sécurité

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Voici un texte adapté de l’anglais, trouvé dans un chouette bouquin édité aux USA par CrimethInc. sous le titre Recipes for disaster — an anarchist cookbook.

Un texte adapté parce qu’on l’a lu, des bouts nous ont plu, mais pas tout, alors on l’a pris, malaxé avec nos petites mains pour en faire un truc qui nous convient mieux et que tu lis présentement.

La sécurité, c’est pas une notion qui nous plaît. Toujours une sorte de prétexte pour s’aplatir, se soumettre à l’État, à la norme qui circule pour faire de nos vies des chemins lisses, rectilignes, avec de jolis horizons pastels et policiers tout rassurants.

Pourtant, on ne va pas le cacher, nous aussi on a peur. On a la rage, mais on a peur. Peur de se faire chopper, des keufs, de la tôle. Et cette peur est paralysante. C’est cette peur qui me retient dans le droit chemin, quand tout le reste en moi m’inspire la sortie de route, la destruction de cet environnement lisse, apprivoisé, prévisible, lisible.

Alors quoi, construire les cultures de sécurité qui donnent son titre à cette brochure, c’est construire en groupe, entre complices, une confiance suffisante pour chasser la peur, faire tout notre possible pour que personne ne se fasse attraper.

18 janvier 2008 - Collectif

Insurrection

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Editée en 1979, cette brochure se veut être une mise au point sur l’organisation et les actions des groupes autonomes français et espagnols. Textes "théoriques" et témoignages viennent compléter les nombreux communiqués et comptes-rendus d’actions...

21 décembre 2007 - Theodore Kaczynski

La nef des fous

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Par cette petite fable écrite en 1998, Theodore Kaczynski (aka Unabomber) invite à la réflexion sur la parcellisation des luttes qu’il opposerait à une vue plus globale de l’état "catastrophique" du monde. Il suggère également le dépassement de la lutte revendicative par la pratique sans concession de l’action directe...

12 décembre 2007 - Collectif

Détroits n°1

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Absence de perspectives politiques, actions au coup par coup, ghettos militants, tourisme politique, idées répétées ad nauseam, accumulation de défaites ! Et en face : notre volonté de persévérer, de vaincre, de jubiler dans les luttes et la vie quotidienne, bref, de faire péter la baraque. De quel côté penche la balance ? Nous avons décidé de nous permettre de souffrir de ce vide stratégique abyssal, de retrouver le vertige et l’odeur de la poudre.

Nous avons décidé de ne plus vivre avec ces habitudes : ne pas comprendre suffisamment ce qui se passe dans la société ; ne pas vraiment savoir ce que nous voulons. Ce qui se passe 1) dans nos cercles réduits, 2) toujours à court-terme, ne suffit plus à nourrir nos âmes.

Ce premier numéro de Détroits vous parvient avec nos premières conquêtes. Non pas des conquêtes territoriales, mais purement théoriques. C’est par le plus important que nous avons décidé de commencer...

19 octobre 2007 - Anonyme

Contre les masses, l’organisation en collectifs

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Le texte qui suit est la traduction de "Anti-Mass Methods of Organization for Collectives", un pamphlet publié entre 1970 et 1971 à San Francisco, USA.

Sommaire :

Méthodes organisationnelles en collectifs

- La différence entre masse et classe
- Primauté du collectif
- La taille du collectif
- Contacts entre collectifs
- Priorité à l’action locale
- Le rêve de l’unité
- La fonction de l’analyse
- Le besoin de nouveaux formats
- Auto-Activité
- Lutter sur plusieurs fronts

30 septembre 2007 - Paul Mattick

Organisation et spontanéité

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Ce texte de Paul Mattick a été publié la première fois en 1949 (dans la revue Left, n°152) mais il aborde des questions qui suscitent bien des interrogations encore aujourd’hui...

"La question de l’organisation et de la spontanéité a toujours été posée au sein du mouvement ouvrier comme un problème de conscience de classe, lié aux rapports de la minorité des révolutionnaires avec la grande masse d’un prolétariat imbu d’idéologie capitaliste. Tout portait à croire, disait-on, que la conscience révolutionnaire fût le propre seulement d’une minorité, laquelle, en s’organisant, l’entretiendrait et la traduirait en actes. Quant aux masses ouvrières, ce n’est que contraintes et forcées qu’elles passeraient à l’action révolutionnaire."

Paul Mattick tente ici de contredire ces croyances...

23 mars 2007 - Simon

Rupture

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"Il n’y a pas de système social qui ne fuie par tous les bouts, même si ses segments ne cessent de se durcir pour colmater les lignes de fuite"
(Deleuze, Guattari, Mille Plateaux).

Alors s’il est parfois nécessaire de fuir, ce sera pour rester en vie, refuser de se voir figer dans un rôle, enfermer dans des rapports et des normes, et préférer déterminer par nous-même notre manière d’être aux autres et à soi-même.

Le défi est à la fois éthique et collectif. Nos émancipations s’élaborent grâce à notre capacité à nouer des liens et des complicités, à faire émerger du commun par des solidarités concrètes et des projets collectifs rupturistes.

Il est plus que temps de bâtir les mondes où d’autres types de relations sont possibles.

Simon

25 novembre 2006 - Hakim Bey

TAZ : Zone Autonome Temporaire

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"... nous ne cherchons pas à vendre la TAZ comme une fin exclusive en soi, qui remplacerait toutes les autres formes d’organisation, de tactiques et d’objectifs. Nous la recommandons parce qu’elle peut apporter une amélioration propre au soulèvement, sans nécessairement mener à la violence et au martyre. La TAZ est comme une insurrection sans engagement direct contre l’État, une opération de guérilla qui libère une zone (de terrain, de temps, d’imagination) puis se dissout, avant que l’État ne l’écrase, pour se reformer ailleurs dans le temps ou l’espace. Puisque l’État est davantage concerné par la Simulation que par la substance, la TAZ peut "occuper" ces zones clandestinement et poursuivre en paix relative ses objectifs festifs pendant un certain temps. Certaines petites TAZs ont peut-être duré des vies entières, parce qu’elles passaient inaperçues, comme des enclaves rurales Hillbillies - parce qu’elles n’ont jamais croisé le champ du Spectacle, qu’elles ne se sont jamais risquées hors de cette vie réelle qui reste invisible aux agents de la Simulation."

22 septembre 2006 - Collectif

Manifeste du Réseau de Résistance Alternatif

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Ce manifeste réalisé à l’initiative de plusieurs collectifs d’Amérique du sud et d’Europe tente de poser de nouvelles bases à la résistance anti-capitaliste en y intégrant certains éléments de la pensée de Deleuze, Foucault ou Debord. Bien que ce réseau ne semble plus être en activité, ce manifeste garde toute sa pertinence comme élément de réflexion pour nos pratiques collectives.

NB : Les analyses de ce texte paraissent provenir essentiellement des travaux réalisés par Miguel Benasayag qui est également un des animateurs du collectif "Malgré Tout" de Paris.

20 juillet 2006 - Ratgeb

De la grève sauvage à l’autogestion généralisée

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Texte anonyme probablement (co-)rédigé par Raoul Vaneigem qui propose une espèce d’ ABCD de la révolution à travers une critique de la société de survie et une affirmation de l’autogestion généralisée.

« A - Le but du sabotage et du détournement, pratiqués individuellement ou collectivement, est de déclencher la grève sauvage.
B - Toute grève sauvage doit devenir occupation d’usine.
C - Toute usine occupée doit être détournée et mise immédiatement au service des révolutionnaires.
D - En élisant des délégués - révocables à chaque instant, chargés d’enregistrer ses décisions et de les faire appliquer - l’assemblée des grévistes jette les bases d’une organisation sociale radicalement nouvelle : la société d’autogestion généralisée. »

30 janvier 2006 - Anton Pannekoek

L’organisation des conseils

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Ce texte constitue le chapitre 7 du livre I (La Tâche) de l’ouvrage de Pannekoek LES CONSEILS OUVRIERS (1942), publié la première fois en français par I.C.O., puis réédité en 1982 par Spartacus.

Pannekoek y aborde la question des conseils ouvriers comme "forme d’auto-gouvernement qui remplacera, dans les temps à venir, les formes de gouvernement de l’ancien monde".

15 janvier 2006 - Raoul Vaneigem

Avis aux civilisés relativement à l’autogestion généralisée

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Ce texte, extrait du n°12 de la revue Internationale Situationniste (septembre 1969), aborde la notion de conseils ouvriers comme "premier principe de l’autogestion généralisée".

« L’imminence d’un bouleversement total, ressentie par tous, doit maintenant découvrir sa pratique : le passage à l’autogestion généralisée par l’instauration des conseils ouvriers. »

11 janvier 2006 - René Riesel

Préliminaires sur les conseils et l’organisation conseilliste

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Les "Préliminaires sur les conseils et l’organisation conseilliste" ont été publiés en septembre 1969 dansle n°12 de la revue Internationale Situationniste.

A la suite des remous de 1968, Riesel y développe une vision conseilliste issue de mouvements révolutionnaires de la première moitié du XXème siècle, ayant pour but l’autonomie du prolétariat en lutte.

24 août 2005 - Mr Chameau

Vous avez dit "autonomie" ?

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Il commence à y avoir pas mal de textes qui circulent sur Castoriadis, peut-être moins sur Illich. Mettre en parallèle, et de manière critique, leurs deux conceptions de l’autonomie permet de souligner à quel point nous pouvons entendre dans ce terme assez répandu des choses bien différentes. L’enjeu de ce texte est, au départ, d’engendrer un débat dans le cadre de rencontres précises, à Longo Maï. J’aimerais qu’il permette également à d’autres groupes, collectifs, etc. de reprendre et de ré-élaborer cette notion d’autonomie, pour bien la séparer des problématiques de l’autarcie ou de l’autosuffisance... Hop !

18 août 2005 - Cornelius Castoriadis

Autogestion et hiérarchie

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“Nous vivons dans une société dont l’organisation est hiérarchique. [...] et la hiérarchie du commandement et du pouvoir coïncide de plus en plus avec la hiérarchie des salaires et des revenus. De sorte que les gens n’arrivent presque plus à s’imaginer qu’il pourrait en être autrement, et qu’ils pourraient eux-mêmes être quelques chose de défini autrement que par leur place dans la pyramide hiérarchique.” Voici justement un texte pédagogique qui nous donne des idées pour une autre organisation sociale... l’autogestion !

9 juin 2004 - Anonyme

La pensée politique de Cornelius Castoriadis

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Cornelius Castoriadis (1922-1997), économiste, philosophe, psychanalyste, penseur touche-à-tout, mène une critique acérée du capitalisme et du marxisme, et propose une "radicalisation du projet démocratique" : le "projet d’autonomie".

"Si [les citoyen-ne-s] ne sont pas capables de gouverner - ce qui reste à prouver -, c’est que "toute la vie politique vise précisément à le leur désapprendre, à les convaincre qu’il y a des experts à qui il faut confier les affaires. Il y a donc une contre-éducation politique. Alors que les gens devraient s’habituer à exercer toutes sortes de responsabilités et à prendre des initiatives, ils s’habituent à suivre ou à voter pour des options que d’autres leur présentent. Et comme les gens sont loin d’être idiots, le résultat, c’est qu’ils y croient de moins en moins et qu’ils deviennent cyniques (...) Les institutions actuelles repoussent, éloignent, dissuadent les gens de participer aux affaires publiques"."

"Dans ces sociétés, tout philosophe aurait reconnu des régimes d’oligarchie libérale : oligarchie, car une couche définie domine la société ; libérale, car cette couche laisse aux citoyens un certain nombre de libertés négatives ou défensives"

12 janvier 2004 - Anonyme

Tous les chefs ont tort !

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Pourquoi les chefs sont toujours nuisibles...

8 janvier 2004 - Anonyme

Débat sur les débats

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Il nous semble fondamental de réfléchir à nos modes de discussion et de prise de décision collective, afin de tendre réellement vers un changement radical de société...

La brochure "débat sur les débats" aborde différents thèmes :
- Les enjeux politiques des débats et discussions : cohérence entre théorie et pratique, rapports de consommation, rapports de genre, rapports de pouvoir, opinions privatisées et opinion publique...
- La prise de décision au consensus
- L’art de discuter : comment élaborer collectivement des théories et une praxis
- Les outils dans un débat : tour de parole, bâton de parole, écoute empathique, petits groupes, banque de questions, gestes, synthèses...
- Les rôles dans un débat : médiatieur/ice, scribe, montre, porte-parole
- Le compte-rendu d’une expérimentation collective (débat sur les débats, mars 2003, festival fraka, Grenoble)
- La communication des ressentis

9 août 2003 - Collectif

Des Squatteureuses d’un peu partout et d’ailleurs s’invitent...

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Des squatteureuses viennent semer le trouble au sein du consensus artistico-étatique qui régnait en ces quelques jours de rencontres consacrées aux "nouveaux territoires de l’art"...

15 juin 2003 - Anonyme

Tentative communautaire

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1971 : un groupe de jeunes libertaires tombe sur S., une ferme abandonnée en Aveyron, et rédige une petite annonce dans Charlie Hebdo, pour inviter d’éventuel-le-s co-habitant-e-s à venir y bâtir avec lui une communauté. Plusieurs personnes affluent de toute la France, et forment un groupe qui oscillera autour de la quinzaine de membres. L’aventure durera plus d’un an au total. Trois de ses protagonistes, Michel, Bernard et Françoise, décident d’écrire ensemble un récit de l’expérience : il s’appelle "Tentative Communautaire". Mais il ne convient pas aux éditions Stock, qui demandent aux auteur-e-s d’en rédiger une version plus légère, plus accessible au grand public : ce sera le "Journal d’une communauté". Les auteur-e-s éditeront et diffuseront quand même "Tentative Communautaire", par leurs propres moyens : il n’en reste que peu d’exemplaires. Ce résumé a été écrit à la suite de la lecture des deux ouvrages.

15 juin 2003 - Collectif

Débats sur l’auto-organisation

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"Le 20 février 1999, à Madrid, se réunirent à la première assemblée de refondation de Lucha Autonoma plus de cent personnes, appartenant à 28 collectifs ou réseaux. (...) Le but du processus était d’étudier les pratiques des différents collectifs, de chercher les éléments communs qui favoriseraient les idées, les actions et les formes d’organisation les plus adéquates. On revendiqua sans cesse le principe des assemblées et de l’horizontalité, la nécessité de casser la division entre dirigeant-e-s et dirigé-e-s, la garantie de la participation, dans le respect des différences et de la pluralité. On chercha une coordination sans prétention centralisatrice, qui respecte les différents rythmes et caractéristiques des collectifs, qui réponde aux nécessités et aux attentes de tou-te-s et qui aide à dépasser les erreurs et les défauts que produit l’usure. Dans cet espace de discussion devaient participer non seulement les sept collectifs coordonnés de Lucha Autonoma, mais tous ceux et toutes celles qui se réclamaient (plus ou moins) du mouvement autonome."

Echanges de textes, traduits du castillan au français.

13 février 2003 - Jo Freeman

La tyrannie de l’absence de structure

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Le texte suivant a été écrit en 1970 par une activiste du Mouvement de Libération des Femmes américain. Ayant "déjà inspiré de vastes débats" dans la mouvance autonome espagnole, il a été re-publié "pour l’actualité de son contenu" dans la revue ContraPoder numéro 3, en 1999, dans le cadre d’un dossier sur les questions d’organisation.