THEMES
25 février 2010 - anonymes
A partir de quelques exemples de "balades" parisiennes contre la machine à expulser (entre décembre 2009 et février 2010), une petite description de comment peuvent se passer des manifestations sauvages est donnée :
Le principe est de faire tourner de bouches à oreilles (c’est-à-dire en évitant les moyens de flicage moderne que sont internet et le téléphone portable) un lieu et une heure pour partir se balader. S’en suit pendant une heure ou deux une déambulation de plusieurs dizaines de personnes dans les quartiers populaires : banderole, occupation de la chaussée, mégaphone, slogans, diffusion massive de tracts et discussions avec les voisins et les passants, collage massif d’affiches, nombreux tags venant redécorer les murs...
Reprenons la rue !
23 décembre 2009 - anonymes
Avant de vous assommer avec des listes fastidieuses de vautours trouvées dans le domaine public (presse, rapports d’ONG, Journal Officiel, tracts, rapport de la Cour des Comptes) et compilées par thèmes, nous avons décidé de vous engloutir de quelques dates historiques sur la banalité des camps, puis de brèves données juridiques et techniques sur le dispositif actuel.
Se battre contre la « machine à expulser » peut offrir une perspective commune à beaucoup d’exploités et d’enragés : lutter contre un monde qu’on ne veut pas intégrer et qui nous offre une place toujours plus étroite (à travers des boulots de galériens, des logements pourris, une survie extra-légale misérable et l’enfermement) entre le marteau et l’enclume.
27 novembre 2009 - anonymes
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– Toucher au cœur - À propos des rackets sur les immigrés.
– À l’assaut de Ceuta et Melilla.
– Beau comme des centres de rétention qui flambent.
– À ceux qui ne sont pas restés au chaud pendant la tempête.
Ces 4 textes sont tirés de la revue À Corps Perdu n°1, décembre 2008.
15 novembre 2009 - fermetureretention AT yahoo . fr
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Cette brochure présente les révoltes dont nous avons eu connaissance dans les prisons pour étrangers de divers pays d’Europe et de pays « coopérants » (Turquie, Libye).
Les luttes dans les centres de rétention et les lieux d’enfermement en général restent trop souvent étouffées entre 4 murs. Au-delà des contextes particuliers propres à chaque pays, et donc au-delà des conditions de rétention, ces révoltes qui ont lieu partout témoignent du fait que le véritable enjeu est celui de la liberté pour tous et toutes. A chacun/e d’entre nous d’envisager comment y participer...
27 octobre 2009 - fermetureretention AT yahoo . fr
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Une semaine de grève de la faim au centre de rétention de Vincennes, deux jours dans celui du Mesnil-Amelot mais avec une confrontation plus violente, une partie d’un bâtiment incendiée par les retenus, des mobilisations en solidarité à l’extérieur, des expulsions empêchées… Voilà ce que raconte cette nouvelle publication de récits de retenus enfermés au centre et de personnes solidaires dehors.
En effet, depuis janvier 2008, des personnes téléphonent régulièrement aux retenus de certains centres de rétention et publient leurs témoignages. Ceci, pour faire connaître ce qui se passe à l’intérieur à travers leurs propres récits, mais aussi afin de créer des solidarités à l’extérieur, de partager des pratiques de résistance.
Cette brochure ne pouvait faire l’impasse sur le premier anniversaire de la révolte de Vincennes du 22 juin 2008 qui succéda à la mort de Salem Essouli : un centre de rétention détruit par le feu, c’est autant de capacité de stockage en moins pour l’Etat et donc un rouage de la machine à expulser qui s’enraye entrainant une baisse significative du nombre de rafles et des expulsions sur Paris les mois suivants. Mais c’est aussi 10 personnes inculpées qui ont besoin de toute notre solidarité.
fermeturetention AT yahoo . fr
28 août 2009 - anonymes
« Les migrations sont la conséquence des inégalités entre les pays occidentaux qui se pavanent de toutes leurs richesses, pendant que le reste de la planète crève la dalle. Même si, on ne le dit jamais assez, la grande majorité des mouvements migratoires s’effectuent d’un pays du « Sud » à un autre. Mais les migrants, avec ou sans papiers, sont aussi « ici », car la raison économique crée les besoins d’une main d’œuvre flexible à souhait, composant une catégorie de travailleurs nécessaire pour maintenir la pression (salaires, droits, conditions de travail) sur l’ensemble des salariés. Les sans-papiers forment ainsi les régiments de prolos qui permettent pour nombre de secteurs d’effectuer une confortable « délocalisation-sur-place » (BTP, restauration, services, agriculture...). Les migrations – et les politiques migratoires – sont une question de travail autant que le travail est une question de migrations : on se souvient des exodes rurals massifs du début de l’industrialisation (au sacrifice d’une agriculture vivrière raisonnée), on a aussi en tête l’organisation méthodique des mouvements pendulaires quotidiens (le « métro-boulot-dodo »), au cœur de l’« organisation scientifique du travail ». Rappelons que le travail est cette « évidence » dont dépend, vitalement, la célèbrissime « reproduction du capital », celle-là même qui voudrait faire tourner en rond ce monde. Au-delà des manœuvres électoralistes, les chiffres et les pratiques des expulsions constituent surtout une menace supposée efficace pour maintenir dans la docilité cette main d’œuvre. »
1er juin 2009 - Anonyme , La Mouette enragée
À l’occasion de la préparation d’un camp international « No Border » à Calais fin juin 2009, il a semblé intéressant de refaire circuler le texte de La Mouette enragée sur l’évolution de la gestion étatique des migrant-e-s du camp pour étranger-e-s de Sangatte jusqu’au centre de rétention administrative de Coquelles, initialement paru dans le bouquin collectif Politiques migratoires. Grandes et petites manœuvres (éd. carobella, 2005) – suivi par un article précisant le contexte contemporain dans le Calaisis, publié en février 2009 dans Courant Alternatif, la revue de l’Organisation Communiste Libertaire.
12 mai 2009 - Anonyme
Dans un monde basé sur la misère, la guerre et les désastres écologiques, certains se rassurent par l’idée qu’il reste des âmes suffisamment charitables pour s’occuper des damnés de la Terre. Au nom de la « solidarité » et de la « fraternité », ces institutions humanitaires auxquelles on peut donner un sou de temps en temps (déductible des impôts, faut pas charrier), essayeraient au moins de soigner les blessures et d’atténuer les souffrances de ce monde, à défaut de le changer. Telle est du moins l’image qu’elles vendent à coups de matraquage publicitaire et d’appels doucereux à la compassion.
C’est sans doute pour cela que plusieurs d’entre elles n’ont pu résister à l’envie de participer à la grande kermesse du ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale lancée le 22 août dernier. Après plusieurs péripéties et un long suspens, comme il sied à toute tombola bien organisée, les résultats ont enfin été annoncés le 10 avril 2009 : Cimade, France Terre d’Asile, Assfam, Forum Réfugiés, Ordre de Malte et Collectif Respect en sont les heureux gagnants.
10 mai 2009 - Anonyme
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A travers une chronologie et divers textes, cette brochure met en évidence la mécanique de « ratonnade en boucle » qui se situe en trois temps : Il y a le flic qui tue, le plus souvent un maghrébin ou un noir, le plus souvent jeune, et le plus souvent habitant d’un quartier populaire ; ensuite, il y a les médias qui portent la version policière et des représentant-e-s de l’Etat, où la victime devient le /la coupable : « la police a fait son travail... » ; puis il y a la justice qui prononce un non-lieu ou fait traîner l’affaire, pour finalement, le plus souvent innocenter l’assassin. Pendant ce temps, la colère gronde, le quartier est mis sous régime spécial, les dispositifs d’exceptions se répètent invariablement des « couvre- feux » aux « plans banlieues ». L’expédition punitive se poursuit, la gestion néo-coloniale des quartiers s’illustre dans toute sa splendeur... et les révolté-e-s sont réprimé-e-s avec une toute autre sévérité par cette même justice par ailleurs si clémente...
20 avril 2009 - Le vaisseau des morts
Parce que l’exploitation, l’enfermement, le contrôle, l’isolement ou la domination ne sont pas que des mots, on peut se briser les os courbé sur une machine à coudre, comme derrière une chaîne de montage ; on peut tourner en rond dans une cage en attendant d’être ligoté dans un charter, comme compter les jours en attendant le prochain parloir derrière l’hygiaphone ; on peut aller chercher des mômes à l’école avec l’angoisse de se faire arrêter à la sortie, comme les y abandonner pour regarder tranquillement sa télé ; on peut s’entasser à dix dans une cave, comme on peut se croire chanceux dans une cage à poule ; on peut échapper à la rafle des flics pour retomber dans les filets de la communauté, comme on peut esquiver le contrôle de la BAC pour finir sous la coupe de ses grands frères ; on peut interpeller les petits voleurs en faisant le vigile, comme on peut dénoncer les incendiaires de poubelle de derrière sa fenêtre.
Pour briser les chaînes de la résignation et de la peur, peu importe l’époque, il est toujours la même heure, et il est plus que temps…
6 avril 2009 - Anonyme
Gli indesiderabili/Les indésirables a été publié la première fois en mars 2000 en italien et en français.
"Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde. Il y a trop d’hommes et de femmes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle : celui de crever. Morts pour le monde ou pour eux-mêmes, la société ne les désire qu’ainsi.
Sans travail, ils servent à pousser ceux qui en ont un à accepter n’importe quelle humiliation afin de le préserver. Isolés, ils servent à faire croire aux citoyens se prétendant tels qu’ils ont une réelle vie commune (entre les paperasseries de l’autorité et les rayons des marchandises). Immigrés, ils servent à alimenter l’illusion d’avoir des racines chez des prolétaires seuls avec leur néant au bureau, dans le métro ou devant la télévision. Clandestins, ils servent à rappeler que la soumission salariale, n’est pas le pire - il existe aussi le travail forcé et la peur qui serre le ventre à chaque contrôle de routine. Expulsés, ils servent à renforcer, sur tous les réfugiés économiques de l’hécatombe capitaliste, le chantage du bannissement vers une misère sans retour. Prisonniers, ils servent à menacer avec le spectre de la punition ceux qui ne veulent plus de cette misérable existence. Extradés en tant qu’ennemis de l’Etat, ils servent à faire comprendre que dans l’Internationale de la domination et de l’exploitation il n’y a aucun espace pour le mauvais exemple de la révolte.
Pauvres, isolés, étrangers partout, incarcérés, hors-la-loi, bannis : les conditions de ces indésirables sont de plus en plus communes. Commune peut alors devenir la lutte, sur la base du refus d’une vie chaque jour plus précarisée et artificielle. Citoyens ou étrangers, innocents ou coupables, clandestins ou réguliers : ces distinctions des codes étatiques ne nous appartiennent plus. Pourquoi la solidarité devrait-elle respecter ces frontières sociales, alors que les pauvres sont continuellement trimbalés de l’une à l’autre ?
Nous ne sommes pas solidaires de la misère, mais de la vigueur avec laquelle les hommes et les femmes ne la supportent pas."
20 mars 2008 - anonymes
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Sommaire
•1• Chronologie des derniers évenements dans les centres de rétention. (20 décembre 2007 - 8 mars 2008)
•2• Ils disent que c’est un centre de rétention, mais c’est une prison. Interview de « X se disant Samir » à la sortie du centre de rétention de Lyon. Mars 2007
9 mars 2008 - anticra
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Un guide pratique et juridique, écrit à partir d’expériences de luttes de ces dernières années, pour s’organiser contre les expulsions :
• De l’arrestation à l’aéroport, connaitre et utiliser les procédures juridiques pour tenter d’obtenir la libération des personnes interpelées.
• S’organiser collectivement pour mettre la pression sur la préfecture,
les tribunaux, les consuls...
3ème version - septembre 2009.
11 septembre 2007 - Audre Lorde
Au moment où elle écrit ce texte, Audre Lorde est une "lesbienne noire de 49 ans, féministe, socialiste[pas au sens du Parti Socialiste...], mère de deux enfants, dont un garçon, vivant en couple avec une femme blanche".
"Dans une société qui détermine le bien en termes de profit, plutôt qu’en termes de besoins humains, il existe toujours un groupe donné de personnes qui, sous le joug d’une oppression systématique, peut se vivre comme surplus, occuper la place de l’inférieur déshumanisé. Dans cette société, ce groupe est composé des personnes Noires, de celles du Tiers-Monde, de la classe ouvrière, des personnes âgées et des femmes".
Ce texte a été présenté au colloque Copeland, Amherst College (Massachusetts, USA) en avril 1980.
31 octobre 2006 - Audre Lorde
Audre Lorde (1934-1992) se définissait noire, lesbienne, féministe, mère, guerrière, poétesse, essayiste... Elle a prononcé ce discours lors de l’ouverture de la conférence de l’association nationale des études femmes à Storrs dans le Connecticut en juin 1981. Il présente une critique précise du racisme des féministes universitaires blanches et une réflexion sur la colère en tant qu’outil de lutte des femmes de Couleur contre le racisme. Il s’agit d’une contribution importante pour l’analyse des mécanismes de domination et des stratégies de luttes contre l’oppression.
6 juillet 2006 - Xavier Rothéa
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Cet ouvrage de Xavier Rothéa (qui mène depuis plusieurs années des recherches universitaires sur l’histoire contemporaine des populations romanies) a été publié par les éditions Carobella ex-natura en 2003 , au moment où la loi sur la sécurité intérieure (dite « loi Sarkozy ») a été adoptée par l’Etat français (cette loi prévoit entre autres dispositifs répressifs un durcissement de la criminalisation des « gens du voyage »).
Sommaire :
Introduction
Identité et affirmation
Entre mythes, stéréotypes et négationnisme : l’antiromisme
La criminalisation des “errants” et des itinérants au 19e siècle
Loi de 1912 : le carnet anthropométrique obligatoire pour les nomades
L’internement des Roms pendant la seconde guerre mondiale
Loi de 1969 : la volonté administrative de sédentarisation
Lois Besson : le grand malentendu
2002 : vers une nouvelle législation d’exception
Conclusion
Bibliographie, sites internet, etc.
4 décembre 2005 - Richard Monvoisin
Nicolas Sarkozy est en 2005 le personnage politique préféré des français : « courageux », « efficace », il s’est taillé une réputation de spécialiste des dossiers brûlants. En 2003, il réussit, là où ses prédécesseurs se sont cassés les dents, à créer le Conseil Français du Culte Musulman, et se forge d’un coup une quadruple réputation de négociateur, d’homme à poigne, d’ami de l’Islam et d’homme-providence sur le prétendu problème des banlieues.
Il faudra attendre quelques mois encore pour feuilleter le livre-confidence « la République, les religions l’espérance », co-signé avec MM. Collin & Verdin : une œuvre qui se veut « contribution majeure à la réflexion sur les valeurs fondatrices de la République et l’avenir de la laïcité française » (sic !). En fait, un carnet faussement intime qui expose, outre sa démarche, sa foi et ses grands thèmes de « combat ».
Mais si le ton se veut sincère et le propos de bon sens, les opinions distillées sont inquiétantes : remise en cause de la laïcité, instrumentalisation des cultes et thèmes les plus réactionnaires défilent à grands coups d’amalgames, de clientélisme et de leviers populistes.
L’objectif de cette brochure est d’analyser dans les propos de M. Sarkozy sur quoi reposent ses opinions, et en quels actes elles peuvent être amenées à se traduire. Analyse nécessaire car lorsque l’on apprend qu’en voulant miser sur la religion pour combattre la délinquance, le ministre de l’Intérieur a intronisé la frange fondamentaliste de l’Islam en France, et qu’on découvre cela dans un ouvrage co-écrit par la fine fleur fondamentaliste, - catholique cette fois -, on n’a plus aucun doute sur le fait que Nicolas Sarkozy, potentiel futur chef de l’État, n’est vraiment pas un modéré.
Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.
23 mai 2004 - Collectif
4 petits textes au menu de cette brochure :
A propos de l’insécurité pose quelques premiers doutes
par rapport à la guerre sécuritaire ambiante
Le mythe de l’insécurité (ou comment on construit des classes dangereuses)
décortique le discours et les
pratiques sécuritaires
Le coût d’Etat sécuritaire évoque le juteux marché qui vit de la paranoïa sécuritaire
Répression des Roms et des Romnis amène un éclairage sur le thème des Rom-ni-s,
victimes parmi d’autres des
lois sécuritaires.
7 mai 2004 - Titam.tiza
Historique et actualité de l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), qui "gère" les flux migratoires notamment au sein des pays riches (mais pas seulement).
26 avril 2004 - Charles Reeve
Lors de la sortie du film Malcolm X de Spike Lee, en 1992, Hollywood a présenté Malcolm X comme "une des figures les plus marquantes de l’histoire et de la politique américaines". Etrange renversement d’attitude de la part de ceux qui, longtemps, n’ont vu dans cet homme qu’un "terroriste extrémiste" et un "symbole de la violence raciale". Pourquoi donc les producteurs ont-ils choisi de s’occuper de ce militant, laissant de côté le beaucoup plus "soft" Martin Luther King Jr.
18 avril 2004 - Titam.tiza
L’histoire de près de 700 Rroms fuyant le Kosovo, ou comment l’Union européenne confirme son racisme anti-roms et sa volonté d’empêcher au maximum l’immigration des populations défavorisées.