THEMES



Luttes contre les discriminations raciales

21 janvier 2010 - Alfredo M. Bonanno
Dissonances
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Si la dissonance est partie intégrante de l’harmonie et constitue l’autre résultat, celui qui est toujours prévisible et même désirable, sa coagulation libre dans les processus de réalisation aléatoire produit quelque chose d’autre, une rupture qui n’est pas facilement amendable. Que chacun respecte le cycle complet dans le lit rassurant de la rivière des significations, avec laquelle les transporteurs d’eau étouffent nos craintes, mais ailleurs.
Ici on propose une lecture risquée : une chance, un voyage ouvert à d’autres possibilités.

SOMMAIRE :
- Mettre sa vie en jeu
- Maladie et Capital
- Que faire de l’anti-fascisme ?
- La Maladie Communautaire
- La perte du langage
- Inactualités sur les drogues


1er juin 2009 - Anonyme, La Mouette enragée
De Sangatte à Coquelles - Situation et interventions (1999-2004)
(PDF,1.9 Mo) (HTML)
À l’occasion de la préparation d’un camp international « No Border » à Calais fin juin 2009, il a semblé intéressant de refaire circuler le texte de La Mouette enragée sur l’évolution de la gestion étatique des migrant-e-s du camp pour étranger-e-s de Sangatte jusqu’au centre de rétention administrative de Coquelles, initialement paru dans le bouquin collectif Politiques migratoires. Grandes et petites manœuvres (éd. carobella, 2005) – suivi par un article précisant le contexte contemporain dans le Calaisis, publié en février 2009 dans Courant Alternatif, la revue de l’Organisation Communiste Libertaire.

10 mai 2009 - Anonyme
Ratonnades
(PDF,3.2 Mo) (PDF,3.2 Mo) (HTML)
A travers une chronologie et divers textes, cette brochure met en évidence la mécanique de « ratonnade en boucle » qui se situe en trois temps : Il y a le flic qui tue, le plus souvent un maghrébin ou un noir, le plus souvent jeune, et le plus souvent habitant d’un quartier populaire ; ensuite, il y a les médias qui portent la version policière et des représentant-e-s de l’Etat, où la victime devient le /la coupable : « la police a fait son travail... » ; puis il y a la justice qui prononce un non-lieu ou fait traîner l’affaire, pour finalement, le plus souvent innocenter l’assassin. Pendant ce temps, la colère gronde, le quartier est mis sous régime spécial, les dispositifs d’exceptions se répètent invariablement des « couvre- feux » aux « plans banlieues ». L’expédition punitive se poursuit, la gestion néo-coloniale des quartiers s’illustre dans toute sa splendeur... et les révolté-e-s sont réprimé-e-s avec une toute autre sévérité par cette même justice par ailleurs si clémente...

5 novembre 2007 - Collectif Riot Not To Work
We want to riot not to work [Brixton, 1981]
(PDF,1.9 Mo) (HTML)

" Avant 1981 la violence de masse contre la police résultait généralement de mobilisations autour de revendications spécifiques, habituellement négociées par des organisations politiques ; les armes étaient limitées pour quiconque était prêt à en venir aux mains (pavés, bouteilles, bâtons, pierres). En 1977, par exemple, quand la police a tenté de protéger la marche du Front National dans Lewisham au Sud Est de Londres, elle a attaqué les anti-fascistes ce qui a conduit à une émeute durant laquelle la police utilisa pour la toute première fois en Angleterre des boucliers anti-émeutes. En avril 1981 cependant, ces boucliers prirent feu quand les émeutiers de Brixton utilisèrent des Molotov pour la première fois comme arme de rue. Cette émeute, et la vague nationale qui suivit trois mois après, sont issues d’un conflit de longue date avec la présence policière comme telle, et non d’une demande de négociation pour une issue « politique » au conflit. "

Sommaire :
1. "C’était ce qu’il fallait faire"
2. La classe impossible
3. De l’attaque à la défense à...


juin 2007 - Eldridge Cleaver, John Gerassi, Weathermen
Lutte armée aux Etats-Unis
(PDF,742.8 ko) (HTML)

« Pendant cette semaine de protestation contre la guerre, nous avons placé des explosifs dans les bureaux de la Chase Manhattan, de la Standard Oil et de la General Motors. Les gardiens de ces trois immeubles et les agences d’information de toute la ville ont été prévenues par téléphone de trente à soixante minutes à l’avance, de façon à garantir que les immeubles seraient vides de monde.
La guerre du Vietnam n’est que la preuve la plus manifeste de la façon dont le pouvoir qui règne sur ce pays détruit le peuple. Les trusts géants de l’Amérique ont désormais étendu leur emprise sur le monde entier, contraignant les économies tout entières de pays étrangers à une dépendance totale à l’égard de la monnaie et des marchandises américaines.
Chez nous, les mêmes trusts nous ont transformés en consommateurs déments, dévorant un nombre croissant de cartes de crédit et d’appareils ménagers. Nous exerçons des métiers sans intérêt, d’énormes machines polluent notre air, notre eau et notre nourriture.
L’empire s’effondre au fur et à mesure que les peuples du monde entier se dressent pour contester sa puissance. A l’intérieur, le peuple noir mène une révolution depuis des années.
Et enfin, au cœur même de l’empire, les Américains blancs sont eux aussi en train de porter des coups pour la libération de tous.
 »

Sommaire :
I. Lutte armée aux Etats-Unis
II. Manifeste des Weathermen
III. Entretien avec Eldridge Cleaver


18 février 2004 - Internationale situationniste
Le déclin et la chute de l’économie spectaculaire marchande
(PDF,2.7 Mo) (PDF,2.7 Mo) (HTML)

Ce texte a été publié la première fois dans le n°10 de la revue Internationale situationniste (Paris, mars 1966), en pages 3 à 11.

" Entre le 13 et le 16 août 1965, la population noire de Los Angeles s’est soulevée. Un incident opposant policiers de la circulation et passants s’est développé en deux journées d’émeutes spontanées. Les renforts croissants des forces de l’ordre n’ont pas été capables de reprendre le contrôle de la rue. Vers le troisième jour, les Noirs ont pris les armes, pillant les armureries accessibles, de sorte qu’ils ont pu tirer même sur les hélicoptères de la police. Des milliers de soldats et de policiers - le poids militaire d’une division d’infanterie, appuyée par des tanks - ont dû être jetés dans la lutte pour cerner la révolte dans le quartier de Watts ; ensuite pour le reconquérir au prix de nombreux combats de rue, durant plusieurs jours. Les insurgés ont procédé au pillage généralisé des magasins, et ils y ont mis le feu. Selon les chiffres officiels, il y aurait eu 32 morts, dont 27 Noirs, plus de 800 blessés, 3 000 emprisonnés. "

Ici, l’Internationale situationniste prend ouvertement parti pour les émeutier-e-s, alors qu’à l’époque peu nombreuses étaient les prises de position en faveur des insurgé-e-s de Watts, y compris chez les "révolutionnaires".

 

 

 

 

 

 

 

?   Brochures subversives à lire, imprimer, propager