Collectif Avignon


Soirées-discussions au sujet du livre "Réflexion autour d’un tabou : l’infanticide"

mis en ligne le 30 septembre 2010.

Vendredi 8 octobre 2010 à 19h au Transfo (rue de l’albarède, en face du théâtre) à Ganges. On y mangera un repas tiré du sac.

Samedi 9 octobre à 19h à la Maison IV de Chiffres (26 rue des teinturiers) à Avignon. On y mangera aussi une tarte tirée du sac.

Et dimanche 10 octobre à 17h au Seul problème (46 rue Consolat, 13001) à Marseille. On y mangera d’abord un goûter, et après la tchatche, une soupe tirée du sac.


L’infanticide d’une femme sur son nouveau-né suscite horreur et incompréhension. L’infanticide peut être lié à un déni, mécanisme de défense contre l’angoisse devant le réel.
Plutôt que de crier au monstre, posons nous quelques questions : les tabous sur la sexualité, sur la maternité, l’état des rapports hommes-femmes, le besoin pour le capitalisme de contrôler les naissances n’ont ils pas une responsabilité ? Quels rôles jouent les hommes, la famille ? Quelques questions parmi bien d’autres.

« Aujourd’hui et ici, dans nos sociétés occidentales modernes, des femmes de tous les âges et tous les milieux sont emprisonnées sous l’accusation d’infanticide - nous parlons ici de néonaticide. Leurs vies et leurs personnalités sont décortiquées par des spécialistes de toute sorte, elles sont malmenées dans les médias et maltraitées par l’opinion publique.

Comment peut-on croire qu’il y ait parmi nous, les femmes, des « anomalies sociales » à soigner ou à enfermer ; les autres femmes n’auraient rien à voir avec cette histoire de souffrance et de solitude, elles ne seraient pas traversées par les mêmes contraintes liées à la maternité et à la domination des hommes sur les femmes ? »

« nous voulons questionner la société qui amène des femmes à pratiquer des infanticides, avoir une lecture sociale ou politique et non pas psy ou judiciaire… notre parti pris est d’être contre la culpabilisation des femmes, contre la prison, contre notre déresponsabilisation. Nous ne sommes ni coupables, ni malades, ni victimes. Notre propos part de notre subjectivité, il est partiel mais, nous l’espérons, partageable avec les femmes, et entendable par les hommes. »

[Extraits du bouquin « Réflexions autour d’un tabou, l’infanticide »]